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Carte scolaire 2012 : enquĂŞte effectifs
Article publié le vendredi 2 décembre 2011.
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Cinquième année de rigueur à l’Éducation nationale !

L'annonce de la suppression de 14 000 postes supplémentaires au ministère de l'Éducation nationale sonne comme une claque envers les milliers de parents et d'enseignants. Malgré la succession de rapports unanimes pointant l'étranglement et l'affaiblissement de notre École, le gouvernement persiste dans son acharnement.

(voir les débats au Sénat)

L'orientation du Projet de Loi de Finances (PLF) n'a pas changé. Le dogme du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux est maintenu et l'Éducation nationale n'est qu'un gisement d'économies potentielles au regard de Bercy. Nous sommes moins égaux que d'autres ! Sur les 14 000 emplois supprimés, l'enseignement privé n'en supporte que 1350 : soit moins de 10%... Autrement dit, dans une enveloppe fermée, cela revient à faire supporter plus de 90% des efforts par l'enseignement public au détriment de ses élèves et de ses enseignants. Le ministère reste sourd à tous les arguments qui plaident pour un abondement de moyens en faveur de l'école primaire. OCDE, Comité d'analyse stratégique... tout le monde le dit : l'école primaire française est sous-encadrée. Il n'empêche, le gouvernement prévoit la suppression de 5700 emplois. La promesse présidentielle de maintenir le nombre de classes (juin 2011) tient donc de la gageure.


La chasse aux emplois est ouverte.

Quatre leviers sont donnés : «les modalités d'enseignement des langues vivantes, les moyens d'enseignement affectés en dehors des classes, le dispositif de remplacement, la taille des classes...». Tout est dit ! La fin des intervenants en langues était actée en 2011 ; les Rased sont, eux, à nouveau sur la sellette. Le rapport envisage deux scénarios : la suppression de la distinction entre maître E et G ou la sédentarisation des maîtres E et l'extension du périmètre d'intervention des G... Luc Chatel indique vouloir «optimiser le maillage de l'aide spécialisée sur l'ensemble du territoire». La diminution de la scolarisation des 2 ans est toujours une cible. L'enseignement privé en profite pour développer une offre alternative, hors contrat et payante, dans l'espoir de fidéliser ceux qu'il faut bien appeler de «nouveaux clients». Pour la première fois en 2011, des contractuels font leur réapparition dans les écoles. Il est à craindre, au vu de l'objectif affiché, que cela ne se développe l'an prochain. La formation continue n'était plus que de deux jours et demi par enseignant en moyenne en 2010 (dans notre département, des stages ont été supprimés). Préemptée par la formation des professeurs des écoles stagiaires, elle fera encore les frais des restrictions budgétaires.

Compte-tenu des élections présidentielles, le calendrier de la carte scolaire 2012 va être très certainement reserré.

D'ores et déjà, remplissez l'enquête en ligne pour nous communiquer vos constats et prévisions d'effectifs. Les délégués SE-UNSA et UNSA-Education aux opérations de carte scolaire défendront votre situation.

 

 
 
 
 
ALC