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Livret de compĂ©tences (suite) : pas de sanctions
Article publié le mardi 7 avril 2009.
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Nous avons été sollicités par des collègues sur des directives arrivées en mars dans certaines écoles et concernant de nouvelles évaluations en CM2.

Le SE-UNSA a donc interpellé le directeur de l’Enseignement Scolaire et localement l’IA 76 pour avoir des informations sur ce dispositif qui n’a fait l’objet d’aucune concertation.

Il s’agit de l’évaluation de la maîtrise du socle en fin d’école primaire actuellement en cours dans les écoles retenues par la DEPP pour faire partie d’un échantillon représentatif.
Ces évaluations qui portent sur les compétences et connaissances en langues vivantes, science et technologie et culture humaniste, complètent les évaluations nationales CM2 de janvier qui portaient, elles, sur les compétences et connaissances en français et mathématiques.
L’ensemble de ces évaluations doit permettre de renseigner les indicateurs retenus dans le cadre de la LOLF pour mesurer l’efficacité du système éducatif.

Il ne s’agit pas, comme nous l’avions pensé au départ et en référence à l’expérimentation menée en collège, d’une expérimentation du livret de compétences. Nous attirons votre attention, à ce propos, sur le fait qu’un livret de compétences national est imposé à toutes les écoles depuis sa publication au BO n° 45 du 27 novembre 2008 http://www.education.gouv.fr/cid23049/mene0800916c.html

Rappelons que le SE-UNSA est en principe favorable à une démarche d’évaluation qui fournit des renseignements objectifs permettant de mieux piloter le système éducatif. Les évaluations bilans de la DEPP sur échantillon font partie de ces évaluations utiles.
Il en est tout autrement des évaluations CM2 de janvier dont le caractère scientifique reste à prouver et qui poursuivent d’autres objectifs, beaucoup plus politiques ceux-là : validation de la politique ministérielle et pression sur les écoles pour qu’elles rentrent dans la ligne imposée.

Même si le SE-UNSA est favorable aux évaluations DEPP et reconnaît la qualité des exercices proposés, il a dénoncé plusieurs aspects de cette évaluation :
un calendrier particulièrement rétréci : courrier reçu le 10 mars, 50 pages d’évaluations à faire passer en 4 jours, remontée des résultats dans l’application informatique dès le 31 mars pour la zone A et le 6 avril pour les zones B et C.
une charge de travail importante : corrections, codage et remontée des résultats sont de la responsabilité des enseignants, ce qui n’est pas habituellement le cas pour des évaluations DEPP.
Une absence totale de concertation avec les organisations syndicales représentatives concernées.

La DGESCO nous a précisé que la base du volontariat était retenue, donc qu’il n’est pas question de sanctionner les écoles qui auraient refusé de participer à l’évaluation.
D’autre part, ils reconnaissent la nécessité d’un délai minimal de trois semaines pour conduire et corriger ces évaluations ; En conséquence, pour les écoles qui le leur demandent, le calendrier mentionné dans la lettre d‘accompagnement peut être adapté, notamment quand les écoles ont reçu tardivement les informations.

 
 
 
 
ALC