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AVENIR DES IUFM et de la FORMATION des ENSEIGNANTS : les discussions en cours
Article publié le jeudi 2 avril 2009.
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Le 30 mars, l’UNSA-Education a été reçue par les ministres de l’Education et de l’Enseignement supérieur. La délégation était conduite par Patrick GONTHIER et comprenait Luc Bentz (UNSA-Education), Luc Bérille et Christian Chevalier (SE-UNSA), Philippe Guittet (SNPDEN), Patrick Roumagnac (SIEN) et Christine Roland-Lévy (SUP-Recherche).

Les différents points abordés :
Lors de cette audience, nous avons rappelé notre position : nous ne sommes pas hostiles à la mastérisation mais nous dénonçons le schéma retenu (recrutement en M2 et déstabilisation des IUFM) et la précipitation dans laquelle le dispositif se met en place. Nous avons fortement insisté sur le cœur de cette réforme : la place de la formation professionnelle par alternance dans le dispositif.

Nous avons pointé un certain nombre de questions :
- l’organisation concrète des stages en responsabilité de 108h des étudiants en M1et M2. Ces stages seront-ils massés ou filés ? L’administration de l’éducation nationale sera t-elle en capacité de trouver les 100.000 lieux de stages annoncés ? Quelles conventions entre les recteurs et les universités ?

- l’année de fonctionnaire stagiaire. Si nous jugeons comme un signe positif l’annonce d’un tiers temps dégagé pour un retour en formation, nous avons dit que cela était pour nous insuffisant et qu’il fallait aller vers une réelle alternance avec l’alternance d’un mi-temps de pratique professionnelle et un autre mi-temps de retour en formation. Qui va remplacer les fonctionnaires stagiaires durant cette période ? Les étudiants en M2 ? D’autres personnels ? Quel va être le contenu de cette formation ?

- cadrage national. Nous avons revendiqué un cadrage national des maquettes de masters s’appuyant sans ambigüité sur le cahier des charges actuels des IUFM et notamment sur le référentiel de compétences au métier d’enseignant.

- l’avenir de la formation ASH (difficulté scolaire et handicap). Le nouveau dispositif intègre t-il ces formations ? Dans quel cadre ? Avec quels opérateurs ? Quid dans ce nouveau contexte de la formation et du recrutement des psychologues scolaires.

- les formateurs de terrain. Qui seront-ils et quel sera leur rôle précis ? Quel lien avec l’université ? Si la reconnaissance de la place des EMF semble acquise, qui seront les autres « tuteurs » ? Quelle modalité de recrutement ? Quelle formation ? Quelle reconnaissance (financière et en temps) ?

- la nouvelle formation dans les DOM. Pour la énième fois, le SE-UNSA a posé la question de l’application de la mastérisation dans les DOM. Cette question spécifique doit être traitée, notamment en termes d’aides sociales particulières aux étudiants concernés.

- La revalorisation des enseignants. Nous avons rappelé que la justification par le Président de la République de la mastérisation allait être une revalorisation financière des enseignants. Nous avons rappelé au ministre que dès lors que ce recrutement s’inscrivait dans le cadre du M2, il fallait en tirer toutes les conséquences. Il faudra donc, pour le SE-UNSA, s’inscrire dans une grille allant au-delà de celle des agrégés (recrutés à M1) ! De même, nous avons insisté sur le fait qu’il serait inacceptable que les 800.000 titulaires ne soient pas concernés par cette revalorisation.

Sur l’ensemble de ces sujets, nous n’avons obtenu aucune réponse précise. Les ministres se voulant rassurants et assurant que leur dispositif fonctionnerait évidemment sans difficulté…. Ils renvoient les réponses à des groupes de travail qui vont se mettre en place.

La suite des discussions
Deux structures vont se mettre en place :
- Une commission de concertation et de suivi co-présidée par un recteur (William MAROIS – Bordeaux) et par un président d’université (Daniel FILATRE – Toulouse II). Cette commission ne comprendra pas d’organisations syndicales. Elles seront par contre associées à cette réflexion qui doit aboutir à la rédaction de propositions.
- Des groupes de travail interne au MEN. Un calendrier précis et les thèmes de discussion retenus devraient nous parvenir d’ici la fin de semaine. Ces travaux se feront à la fois en bilatérale mais aussi en multilatérales avec les organisations représentatives.
- Revalorisation. Un groupe de travail spécifique devrait entamer des discussions d’ici un mois.

 
 
 
 
ALC