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Maternelle : un dossier complet
Article publié le vendredi 6 mars 2009.
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Quand on s’est fixé comme dogme politique la réduction du nombre de fonctionnaires, on fait feu de tout bois. Mais en s’attaquant à l’école maternelle et à la prise en charge des élèves en difficulté (suppression des RASED), Xavier Darcos a commis une erreur grave : il a négligé l’attachement des Français à une école publique au service de tous, sans distinction, et à une école qui réponde aux besoins de chaque enfant.

Sur l’école maternelle :
L’école maternelle publique est une école de plein titre et de plein droit et la réputation qu’elle a acquise est sans doute liée à des particularités conjuguées, relativement uniques sur le plan mondial :
→ Elle appartient au service public, ce qui garantit une implantation sur l’ensemble du territoire, un même type de fonctionnement dans un réseau unifié d’écoles.
→ Elle est intégrée au système éducatif dont elle est le maillon de base.
→ Elle est laïque et gratuite
Le développement important de la fréquentation correspond à une demande croissante des familles de tous les milieux économiques et culturels ; l’action éducative de l’école maternelle est considérée par elles comme un atout pour la réussite scolaire. Sans être obligatoire, l’école maternelle est devenue la base du système scolaire.
Alors que la France offre un choix d’accueil aux enfants de 2 ans dans une école maternelle laïque et gratuite, le gouvernement balaie d’un revers de main cette ambition sociale. Pour un gouvernement qui veut réduire le coût de l’Education Nationale, la tentation est forte d’opérer une ponction sur un enseignement qui n’est pas obligatoire et qui n’est pas considéré comme un dû par les familles.
Le « gardiennage » coûterait-il trop cher aux contribuables ? Ces derniers sont en droit de connaître la vérité. Le rapport de la Cour des Comptes du 10/09/2008 nous affirme qu’il n’en est rien. Ainsi le coût par enfant en 2006 est moindre s’il est accueilli en maternelle (4 570 euros) plutôt qu’en établissement d’accueil du jeune enfant (13 368 euros). De plus, la forte diminution des possibilités d’accueil en maternelle (-105 000 de 2003 à 2006) n’a pas été compensée par un accroissement suffisant de l’accueil par les autres modes de garde (+88 000). Ainsi, au total, le nombre d’enfants gardés par des parents ou des proches a augmenté de plus de 7%. Une fois de plus, ce sont les familles les plus modestes, et singulièrement les femmes, qui font les frais du « débrouillez-vous ». Car les bonnes âmes qui s’acharnent aujourd’hui contre l’école maternelle ne vont pas jusqu’à poser le vrai débat : celui de la politique de la petite enfance pour notre pays. Pour le SE-UNSA, celle-ci devrait rendre des choix possibles, l’école maternelle étant l’un d’eux, en complément, et non en opposition, aux modes d’accueil collectifs ou individuels.

Lisez donc en pièce jointe le dossier complet édité par le SE-UNSA national !


   Dossier maternelle   
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ALC