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Evaluations CM2 janvier 2009 : la position du SE-UNSA
Article publié le mercredi 7 janvier 2009.
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Le dispositif :

Les directeurs vont être très prochainement destinataires d’un « Manuel d’utilisation à destination des directeurs d’école et des enseignants » de 40 pages qui détaille le processus de la campagne d’évaluation.

Celle-ci se déroulera en 4 temps :

- les élèves remplissent les cahiers d’évaluation ;
- le PE corrige les cahiers à l’aide du protocole d’évaluation et code les réponses ;
- les enseignants saisissent les codes de chaque élève par item, au moyen de l’outil de saisie locale ;
- le directeur enregistre sur l’ordinateur le fichier anonyme produit par l’outil de saisie locale. Il transfère le fichier anonyme dans l’application web de l’académie.

Parallèlement, les IEN et les IGEN sont mis à contribution pour participer au dispositif de contrôle de qualité piloté par la DEPP, dispositif visant à « s’assurer de la validité des résultats de l’évaluation nationale ». Un échantillon de 2600 écoles (1 par circonscription et par niveau) a donc été constitué. Les IEN se rendront dans les écoles concernées pendant la période ciblée pour la passation et la correction des tests. Ils renseigneront une grille d’observation de 6 pages.

Le calendrier imposé est très serré :

- Evaluation des élèves du 19 au 23 janvier 2009 ;
- Correction, codage, saisie et transmission des résultats codés du 23 janvier au 4 février 2009 ;
- Communication des résultats aux parents du 23 janvier au 27 février 2009.


L’avis du SE-UNSA :

 

Pour Darcos, il s’agit, « après la mise en œuvre de la nouvelle organisation de la semaine scolaire et de la mise en œuvre des nouveaux programmes d’enseignement, du 3ème volet de sa réforme de l’enseignement primaire ». Autant dire qu’il met tout en œuvre pour que l’opération soit techniquement réussie.

Le volet pédagogique de cette évaluation ne semble pas être la priorité du ministre. Les cahiers d’évaluation sont maintenant connus, mais pas de source officielle. Un certain nombre d’items portent sur des compétences qui ne sont pas exigibles en 6ème. Il paraît donc déplacé de mesurer leur acquisition en CM2 et a fortiori en janvier !

Le protocole de saisie et de remontées des résultats est lourd et pourra être source de nombreuses erreurs. Le calendrier serré entraînera fatalement des difficultés à chacune des étapes.

La confidentialité des résultats ne semble pas garantie. En effet, si les résultats individuels des élèves sont bien anonymés avant le transfert dans l’application académique, ce n’est pas le cas des écoles. Ainsi, il sera possible d’effectuer « un classement » au niveau de la circonscription ou du département. Une mise en concurrence des écoles dans un contexte de suppression de la sectorisation n’est donc pas à exclure. Certes, le ministre a affirmé, sous la pression du SE-UNSA en particulier, que les données par école resteraient internes à l’Education Nationale, contrairement au projet initial qui était de communiquer aux familles les résultats des écoles. Cependant, le précédent du logiciel SIGNA dans le second degré ne peut que nous inciter à la plus grande prudence. Le ministère avait été contraint par la justice de fournir les résultats aux journalistes qui s’étaient empressés de publier un classement des établissements soit-disant les plus violents. Pour éviter toute dérive, une fusion des résultats des écoles au niveau de la circonscription serait éminemment souhaitable.

L’action du SE-UNSA :

Le SE-UNSA a adressé au ministre un courrier (voir article précédent) lui demandant de surseoir à cette évaluation et d’ouvrir des discussions.
Il étudie, en cas de refus du ministre, la possibilité de lancer une consigne de non-transmission des résultats dans l’application académique. En syndicat responsable, il ne lancera une telle consigne qu’après en avoir mesuré l’impact sur les personnels et s’être assuré de sa capacité à les défendre.

 
 
 
 
ALC