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Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat : un leurre
Article publié le mardi 18 novembre 2008.
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Le 21 février 2008 un relevé de conclusions en 6 points a été proposé par le Ministre de la Fonction Publique aux organisations syndicales.
 
L’UNSA Fonctionnaires a signé ceux concernant le nouveau calendrier d’organisation des discussions salariales, les carrières et les politiques indemnitaires, le compte épargne temps et les politiques sociales. Elle a refusé de signer celui instaurant la GIPA (seules la CFDT, la CFTC et la CGC ont accepté).
 
Le mécanisme de la GIPA consiste à étudier tous les quatre ans la situation des agents au 31 décembre, si leur situation a évolué moins vite que l’indice des prix, un différentiel est versé.
 
La situation de tous les agents a été examinée sur la période de référence du 31 décembre 2003 au 31 décembre 2007 et comparée à l’évolution des prix (6,8 % sur la période).
 
Un rapide calcul montre qu’une évolution d’indice de 10 à 15 points (selon qu’on est au début ou en fin de carrière) sur la période annule la GIPA.
 
Il suffit d’avoir en un avancement d’échelon (a fortiori un avancement de grade) pour en annuler tous les effets ! La prise en compte des avancements dans le maintien du pouvoir d’achat est la négation de la carrière à laquelle nous sommes attachés.
 
Cette indemnité concerne donc les personnes arrivées au dernier échelon de leur grade (ou corps) depuis 4 ans et ceux qui passent le 10ème échelon ou le 11ème échelon de la classe normale à l’ancienneté (durée d’au moins 4 ans 6 mois).
 
Eric Woerth a fait une abondante publicité pour convaincre l’opinion publique que notre pouvoir d’achat est maintenu dans tous les cas. C’est faux ! Entre 2000 et 2008 la valeur du point d’indice a perdu 10 %. C’est le pouvoir d’achat de tous les traitements et de toutes les indemnités qui a baissé.
 
Le dispositif corrige les distorsions les plus visibles (6 % des fonctionnaires selon le ministère) mais oublie 94 % d’entre eux !

 
 
 
 
ALC