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Surveillance sociale ou dialogue social ?
Article publié le mercredi 12 novembre 2008.
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A ceux qui en douteraient, le ministre de l’Education nationale vient de prouver qu’il peut avoir de la ressource, y compris financière, lorsqu’il le décide. Il l’a démontré en publiant, avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, un appel d’offre pour la mise en place d’une veille informatique sur les blogs et sites syndicaux à hauteur de 220 000 euros.
 
Le SE-UNSA constate que la chasse systématique aux dépenses qui, lorsqu’il s’agit des personnels et des élèves, se traduit par des milliers de suppressions d’emplois et des restrictions massives des crédits budgétaires, peut souffrir des exceptions lorsqu’il s’agit d’un service du ministère.
 
Que le ministère soit attentif à l’évolution de l’opinion est une chose, mais que l’objectif annoncé de cette veille informatique soit de prévenir toute remise en cause ou critique de sa politique en est une autre. Les fonds publics ont-ils pour objectif de financer la propagande ?
 
Le SE-UNSA rappelle que le dialogue social avec les organisations représentatives a ces fonctions d’analyse, de prévention et de règlement des problèmes. Plutôt que de réduire le droit syndical sur le terrain, le ministère serait bien inspiré de le renforcer, pour permettre à ses personnels de s’exprimer et à leurs syndicats de jouer pleinement leur rôle de représentation. Puisqu’il y a de l’argent à dépenser, le SE-UNSA propose au ministère d’ouvrir immédiatement les négociations qu’il avait promises, veille internet à l’appui, sur la revalorisation de la fonction enseignante.
 
Paris, le 12 novembre 2008
Luc BERILLE, Secrétaire général

 
 
 
 
ALC