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Plus que 3 jours de garde d’enfants malades, c’est non !
Article publié le mardi 30 juin 2020.
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La DGAFP a prĂ©sentĂ© ce jour un projet de dĂ©cret relatif aux autorisations d’absence (ASA) liĂ©es Ă  la parentalitĂ© et aux Ă©vĂšnements familiaux, en application de la loi de transformation de la Fonction publique. Sous couvert de modernitĂ© et au mĂ©pris de ses engagements sur l’égalitĂ© professionnelle, le gouvernement veut rĂ©duire le nombre de jours annuels de garde d’enfants malades de 6 Ă  3 jours.

Pour l’UNSA Fonction Publique, ce recul des droits est inacceptable. Il l’est d’autant plus que le contexte de crise sanitaire est toujours d’actualitĂ©.

Pour la garde d’enfants mala­des, les agents de la Fonction Publique peu­vent actuel­le­ment bĂ©né­fi­cier de six jours annuels d’auto­ri­sa­tion spé­ciale d’absence. Ce nombre peut ĂȘtre doublĂ© lors­que l’agent est seul pour Ă©lever son(ses) enfant(s) ou lors­que l’autre parent ne peut bĂ©né­fi­cier de jours de gardes. La limite d’ñge des enfants concer­nĂ©s est fixĂ©e Ă  16 ans, sauf si l’enfant est han­di­capĂ©.

Dans le projet pré­sentĂ©, la DGAFP rĂ©duit Ă  3 jours la pos­si­bi­litĂ© de bĂ©né­fi­cier d’une auto­ri­sa­tion d’absence pour assu­rer momen­ta­né­ment la garde d’un enfant de moins de seize ans ou pour le soi­gner.

Les enfants ne peu­vent se garder seuls. L’admi­nis­tra­tion l’a reconnu lors de cette pĂ©riode de crise sani­taire en don­nant aux agents la pos­si­bi­litĂ© de garder leur enfant bien por­tant qui ne pou­vait ĂȘtre sco­la­risĂ© ou accueilli en crĂšche. 
Les enfants mala­des, eux, pour­raient-ils se garder seuls ?

Ce projet, s’il Ă©tait main­tenu, serait un recul pour tous les agents et agen­tes. Il est inco­hé­rent avec l’affi­chage de pro­mo­tion de l’égalitĂ© pro­fes­sion­nelle et contre pro­duc­tif en termes de santĂ© publi­que, d’autant plus en pĂ©riode de crise sani­taire.

L’UNSA Fonction Publique demande que ce projet de dĂ©cret soit revu sur ce point prĂ©cis, Ă  minima en conser­vant les dis­po­si­tions actuel­les. De plus, elle reven­di­que que cette auto­ri­sa­tion d’absence soit de droit.

Autres mesu­res pré­sen­tĂ©es :

Les autres dis­po­si­tions pré­sen­tĂ©es main­tien­nent le droit exis­tant (ASA sur­veillance de gros­sesse, ASA liĂ©e Ă  la PMA, ASA allé­ge­ment d’une heure heb­do­ma­daire pour les femmes encein­tes), l’amé­lio­rent (ASA mariage ou PACS de l’agent devient de droit et serait portĂ© Ă  cinq jours) ou en crĂ©ent (ASA de deux jours pour l’annonce du han­di­cap d’un enfant, ASA conjoint ou conjointe pour ses rendre Ă  des exa­mens mĂ©di­caux liĂ©s Ă  la gros­sesse, amé­na­ge­ment horaire pour allai­te­ment). Elles pré­ci­sent les ASA en cas de dĂ©cĂšs dans la proche famille.

L’UNSA Fonction Publique porte un regard posi­tif sur les mesu­res qui rĂ©sul­tent de l’accord Ă©galitĂ© pro­fes­sion­nelle du 30 novem­bre 2018 et celles qui sont le reflet de l’évolution de la sociĂ©tĂ©. Mais cette Ă©volution est glo­bale et s’illus­tre par de nou­vel­les exi­gen­ces en termes d’arti­cu­la­tion de la vie pro­fes­sion­nelle avec la vie per­son­nelle. Battre en brĂšche des avan­cĂ©es en rĂ©dui­sant des droits fami­liaux relĂšve de la schi­zo­phré­nie.

C’est pour­quoi l’UNSA Fonction Publique rejette com­plé­te­ment la rĂ©duc­tion du nombre de jours pour garde d’enfants mala­des alors que la majo­ritĂ© des dis­po­si­tions pré­sen­tĂ©es sont des prises en compte de la vie de l’agent et par voie de consé­quence de sa qua­litĂ© de vie au tra­vail.

 

 
 
 
 
ALC