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UNSA : Pour sortir de la crise, il faut des mesures d’urgence
Article publié le mardi 4 décembre 2018.
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Pour l’UNSA, la crise sociale, et dĂ©sormais politique, vient de franchir un degrĂ© supplĂ©mentaire inquiĂ©tant et grave avec les manifestations des gilets jaunes du samedi 1er dĂ©cembre.
L’UNSA condamne les actes de trĂšs grande violence commis contre les biens et les personnes qui ont jalonnĂ© certaines manifestations, Ă  Paris comme en province. Elle salue la responsabilitĂ© et le professionnalisme rĂ©publicain des forces de l’ordre et des pompiers qui ont contribuĂ© Ă  Ă©viter le pire.
Au-delĂ  de ces Ă©pisodes inquiĂ©tants, l’UNSA estime que le gouvernement paie aujourd’hui les consĂ©quences de sa politique d’affaiblissement systĂ©matique du dialogue social collectif. Face aux questions d’injustice sociale et fiscale, de pouvoir d’achat, de fragilisation des services publics, le gouvernement est  dĂ©sormais devant ses responsabilitĂ©s.
Pour l’UNSA, il ne peut y avoir de sortie de crise sans mesures sociales nouvelles, massives et d’application immĂ©diate. Elles doivent viser des dĂ©penses de premiĂšre nĂ©cessitĂ©  pesant dans la chertĂ© de la vie, sujet central du vaste mouvement de rĂ©volte qui traverse le pays en profondeur.
L’UNSA l’a dit au Premier ministre le 30 novembre. C’est encore plus vrai aprĂšs les Ă©vĂšnements du 1er dĂ©cembre.
Lorsqu’il s’agit de rĂ©pondre Ă  des millions de nos concitoyens qui en sont venus Ă  descendre dans la rue parce qu’ils ne peuvent plus boucler leur fin de mois, il y a un coĂ»t Ă  payer. Quand les bases rĂ©publicaines de notre dĂ©mocratie sont atteintes, l’heure n’est pas plus Ă  des calculs politiciens, d’oĂč qu’ils viennent, qu’au dĂ©gagement en touche.
Concernant les prix du carburant, l’UNSA est favorable au principe d’une fiscalitĂ© carbone entiĂšrement dĂ©diĂ©e au financement d’une transition Ă©cologique socialement juste. Mais il n’est pas possible de demander Ă  ceux qui sont dĂ©jĂ  financiĂšrement asphyxiĂ©s de commencer par payer, en promettant d’hypothĂ©tiques mesures de compensation qui viendraient peut-ĂȘtre ultĂ©rieurement. C’est pourquoi l’UNSA demande au gouvernement de surseoir Ă  la hausse de la taxe sur les carburants prĂ©vue pour le 1er janvier prochain et de la conditionner Ă  l’issue de la concertation qui aura jetĂ© les bases concrĂštes des mesures sociales d’accompagnement et de compensation.
L’UNSA demande Ă©galement au gouvernement d’annoncer un blocage de toute hausse de l’électricitĂ© et du gaz, ainsi que des loyers dans les zones en tension,  et de renoncer Ă  de possibles augmentations des tarifs des pĂ©ages autoroutiers. Dans ce mĂȘme souci de mesures rapides et pratiques pour juguler cette crise gravissime, l’UNSA demande enfin au patronat d’assumer lui-mĂȘme ses responsabilitĂ©s en revalorisant les salaires, notamment les minima conventionnels de branches.
L’UNSA est consciente que ces mesures d’urgence ne suffiront pas Ă  rĂ©gler l’ensemble des problĂ©matiques posĂ©es dans cette crise. La mise en Ɠuvre d’une concertation la plus large possible, pour Ă©tablir notamment les conditions sociales d’une transition Ă©cologique absolument vitale, est indispensable et l’UNSA est prĂȘte Ă  y participer. Mais, dans l’état de tension extrĂȘme existant dĂ©sormais dans le pays, pour espĂ©rer pouvoir ouvrir ce dialogue, des preuves, et non des postures d’écoute, en sont devenues les conditions incontournables.

 
 
 
 
ALC