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AVENIR DES IUFM et de la FORMATION des ENSEIGNANTS : LES ENJEUX
Article publié le mardi 24 juin 2008.
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Le président de la République a décidé que les enseignants seraient désormais recrutés au niveau du master. Comme à l’accoutumée, cette décision a pris de cours l’ensemble des acteurs concernés. Les ministres n’ont plus qu’à mettre en musique la partition présidentielle.

Cette décision est liée au contexte budgétaire, puisqu’elle permet au gouvernement de faire l’économie du salaire de 24.000 stagiaires. Quant à la revalorisation annoncée avec le niveau master, elle coûtera d’autant moins qu’elle laisse de coté les 800.000 enseignants qui font vivre aujourd’hui l’Ecole au quotidien.

Ce projet constitue une modification en profondeur du recrutement et de la formation des enseignants. Confier la formation des enseignants et des personnels d’éducation à l’université pose au SE-UNSA deux questions essentielles : celle de la professionnalisation et celle de l’avenir des IUFM.

Professionnalisation de la formation des enseignants : notre inquiétude est très forte. En effet, si les capacités des universités à former sur des champs disciplinaires précis sont indiscutables, aujourd’hui leur expertise en formation professionnelle des enseignants est loin d’être installée. Enseigner est un métier, un métier qui nécessite des compétences particulières et une maitrise des gestes professionnels. Comment y parvenir si les étudiants doivent se contenter de simples stages d’observation au cours de leur cursus ? Enfin, nous nous interrogeons sur la capacité de l’université à former des PE à la polyvalence, des CPE ou des PLP notamment des disciplines professionnelles.

Avenir des IUFM.. Ils n’ont plus désormais l’exclusivité de la formation initiale des enseignants . Ils vont donc se trouver en concurrence directe avec les universités qui auront choisi de former les futurs enseignants. Avec un réel handicap : les IUFM ne peuvent pas délivrer de masters. Dans le cadre d’une autonomie accrue des universités, cette concurrence sur « le marché de la formation des enseignants » risque d’être rude, avec pour conséquence vraisemblable la disparition d’un grand nombre des IUFM actuels.

Christian CHEVALIER

Secrétaire national chargé de la formation


 
 
 
 
ALC