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ULIS : du nouveau !
Article publié le lundi 31 août 2015.
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La nouvelle circulaire est parue. Elle concerne les écoles et les collèges.

Les CLIS disparaissent

La dénomination officielle est maintenant « ULIS école » : unité localisée pour l'inclusion scolaire - école. Cette modification n’est pas mineure car elle indique une cohérence dans la scolarisation des élèves en situation de handicap et ancre un peu plus le principe d’école inclusive. Elle impose des droits mais aussi des devoirs. Droit à la scolarisation mais devoir qu’elle se fasse en « inclusion ». L’école, c’est le lieu de l’inclusion pour l’élève handicapé. Le SE-Unsa avait insisté sur ce point auprès du Ministère, ce qui permet de préciser dans quel but un enfant vient en ULIS : « une Ulis qui offre aux élèves la possibilité de poursuivre en inclusion des apprentissages adaptés à leurs potentialités et à leurs besoins et d'acquérir des compétences sociales et scolaires, même lorsque leurs acquis sont très réduits » avec « la possibilité de recevoir un enseignement adapté dans le cadre de regroupements » « autant que de besoin ». Mais aussi quels enfants sont orientables en ULIS : « l'orientation en Ulis ne répond pas aux besoins des élèves qui nécessitent, sur tous les temps de scolarisation, y compris sur les temps de regroupement, l'accompagnement par une personne chargée d'une aide humaine individuelle ou mutualisée.» Le public et les objectifs sont donc ciblés, la différence entre l’école et l’établissement précisée.

Le rôle du coordonnateur est renforcé

L’enseignement reste sa mission première, mais il est aussi l’organisateur des inclusions pour lesquelles il a également une tâche de conseil auprès de ses collègues. Il doit également assurer « la coordination de l'Ulis et les relations avec les partenaires extérieurs ». Il participe bien sûr aux ESS. Il est enfin reconnu comme celui qui a la responsabilité pédagogique du travail de l’AVSco (AESHco). Ce dernier est aussi enfin reconnu, il fait « partie de l'équipe éducative et participe […] à l'encadrement et à l'animation des actions éducatives conçues dans le cadre de l'Ulis ». Il sera également invité aux ESS. Encore des acquis dont le SE-Unsa se félicite.

Alors, tout est beau dans cette circulaire ?

Non, il y a encore bien des revendications que le SE-Unsa continue Ă  porter.

• Les effectifs
« L'effectif des Ulis Ă©cole, comptabilisĂ© sĂ©parĂ©ment des autres Ă©lèves de l'Ă©cole pour les opĂ©rations de la carte scolaire, est limitĂ© Ă  12 Ă©lèves. » MĂŞme si le texte prĂ©cise « Une attention particulière est portĂ©e par l'IA-Dasen aux Ă©coles ayant une Ulis dans les opĂ©rations de carte scolaire » ,nous jugeons nĂ©cessaire une effective prise en compte des ULIS dans la carte scolaire 1° et 2° afin de rĂ©duire les effectifs des classes pour permettre d’effectuer les inclusions dans de bonnes conditions. Dans les collèges la mention : « Le nombre d'Ă©lèves qui bĂ©nĂ©ficient du dispositif au titre d'une Ulis collège ou lycĂ©e ne dĂ©passe pas dix »  pourrait faire croire Ă  une victoire syndicale… Depuis longtemps le SE-Unsa se battait pour la disparition de la mention « Il est souhaitable que… » qui permettait Ă  l’administration d’affecter 11, 12 Ă©lèves voire plus dans les ULIS et c’est encore le cas Ă  cette rentrĂ©e dans de nombreux dĂ©partements. HĂ©las, le texte se poursuit par « Cependant, dans certains cas, l'inspecteur d'acadĂ©mie […] peut Ă©galement augmenter l'effectif d'une Ulis donnĂ©e si la mise en Ĺ“uvre des PPS des Ă©lèves le permet. Les critères de modulation du nombre d'Ă©lèves bĂ©nĂ©ficiant de l'Ulis s'appuient sur les temps de prĂ©sence effectifs dans le dispositif et les temps d'inclusion scolaire en classe ordinaire ainsi que sur les projets personnalisĂ©s de scolarisation ». Nous avons dĂ©fendu que cette mesure et ces critères Ă©taient contre-productifs, plus tu inclus plus tu as d’élèves ; Ă©loignĂ©s de la rĂ©alitĂ© du travail effectuĂ©, une inclusion demande plus de travail que faire la classe Ă  10 Ă©lèves ; et incontrĂ´lable car les inclusions sont variables tant en temps d’inclusion qu’en durĂ©e sur l’annĂ©e. Le combat pour faire entendre la justesse de nos arguments continue.

• La rémunération
Le passage de la Clis à l'ULIS école fait que les enseignants qui y sont affectés seront désormais coordonnateurs à l’instar de leurs collègues du 2nd degré. Or, la différence entre NBI du 1er degré et les indemnités 2nd degré est en faveur de ces dernières. Nous revendiquons que tous les coordonnateurs bénéficient des mêmes indemnités, des mêmes conditions de travail et de rémunération que leurs collègues de collège pour ceux qui y exercent (18 h, ISOE, reconnaissance de leur fonction de professeur principal).

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ALC