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Rapport du ComitĂ© d’observation des retraites
Article publié le samedi 23 novembre 2019.
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Rapport du COR : sans surprise pour l’UNSA

 

Le 21 novembre - Pour l’UNSA, le diagnostic du COR, demandĂ© par le Premier ministre est sans Ă©quivoque. La part des dĂ©penses de retraite dans le PIB resterait stable. Quel que soit le scĂ©nario Ă©conomique retenu, elle correspond Ă  13,8 % en 2018 ( soit 325 milliards d’euros en 2018) et ce jusqu’en 2030.

Grâce aux efforts déjà consentis par les assurés sociaux, aucun dérapage des dépenses de retraite n’est à constater tant sur un horizon à 10 ans qu’à 50 ans.

Ainsi, rien de neuf depuis juin. Pour être à l’équilibre en 2025, le système de retraites a besoin d’un financement compris entre 0.3 et 0.7% du PIB, soit en moyenne 10 milliards d’euros.

En juin, le COR indiquait que ce montant Ă©tait une goutte d’eau sans commune mesure avec les dĂ©ficits antĂ©rieurs Ă  l’origine des prĂ©cĂ©dentes rĂ©formes. Cette analyse a d’ailleurs Ă©tĂ© rĂ©affirmĂ©e en septembre au COR par Didier Blanchet. Ainsi, le PrĂ©sident du ComitĂ© de Suivi des Retraites, lors de la prĂ©sentation de son avis, avait qualifiĂ© le dĂ©ficit courant « d’ampleur très relative Â». Par ailleurs, Ă  moyen terme, après les gĂ©nĂ©rations du Baby boom, le besoin dĂ©penses de retraite sera bien moins important.

De plus, comme le rapport l’indique, les rĂ©serves Ă©valuĂ©es Ă  5,6 % du PIB (soit plus de 127 milliards) ne sont pas prises en compte dans les projections. Or, pour l’UNSA, dans le dĂ©bat actuel, cette donnĂ©e a toute son importance.

Pour l’UNSA, l’équilibre d’un système par rĂ©partition, oĂą les actifs payent pour les retraitĂ©s, est fondamental pour Ă©viter tout risque de « krach Â» qui ouvrirait la voie Ă  la capitalisation ou Ă  l’étatisation. Toutefois, pour l’UNSA, il est prĂ©fĂ©rable de raisonner en termes de trajectoire d’équilibre Ă  10-15 ans.

Si des mesures s’avĂ©raient nĂ©cessaires pour assurer l’équilibre, elles devraient, quoi qu’il en soit, ĂŞtre prises par les partenaires sociaux. En effet, pour l’UNSA, le système des retraites Ă©tant financĂ© Ă  80 % par des cotisations, de telles dĂ©cisions doivent relever d’un accord entre organisations syndicales et patronales, dans le cadre d’une gouvernance du système.

Les partenaires sociaux ont en effet toujours pris leur responsabilité dans ce domaine (comme l’atteste la gestion du régime par points AGIRC-ARRCO).

L’UNSA réaffirme que la recherche de l’équilibre ne peut pas reposer sur l’effort des seuls salariés qui ont déjà largement été mis à contribution.

Le Secrétaire général

Laurent ESCURE

 
 
 
 
ALC