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Education et pauvreté
Article publié le dimanche 16 octobre 2016.
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Lors du dernier conseil national de notre syndicat fin septembre, une conférence a été donnée par Jean-Paul Delahaye, ancien directeur de l'enseignement scolaire, inspecteur général et auteur en mai 2015 d’un rapport sur «Grande pauvreté et réussite scolaire».

Ce rapport, et la présentation qui en est faite par son auteur sont édifiantes sur l’état et l’évolution du système scolaire actuel en France. L’enquête Pisa datant de 2013, démontre que la France est le pays européen le plus affecté par le déterminisme social. C’est en effet dans notre pays que le poids de l’origine sociale affecte le plus les résultats scolaires. Nous sommes en matière d’éducation le plus inégalitaire des pays développés.

Quelques chiffres qui prouvent que les élèves les plus en difficulté sont les sacrifiés des choix budgétaires de ces 10 dernières années : le budget consacré aux fonds sociaux est passé de 73 Millions d’€ en 1998 à 32 Millions en 2012 (43 Millions aujourd’hui). Le taux de scolarisation des enfants de moins de trois ans a été divisé par trois de 1999 à 2012 en passant de 34,6 % à 11 % avant de remonter légèrement depuis. Or c’est en maternelle que les inégalités peuvent se corriger le plus vite.

On pourrait ajouter que bien peu de gens se sont alarmés de la disparition d’une année entière de scolarité pour les lycéens en voie professionnelles lors de la réforme des Bac Pro.

Dans le même temps, les crédits consacrés aux heures de colle en classe préparatoire, c’est-à-dire bénéficiant à une infime minorité, ont augmenté deux fois plus vite que le nombre d’étudiants entre 2002 et 2012. En 2013, la somme consacrée à cette dépense sur a été de 10,4 millions d’euros pour 83 520 étudiants de CPGE soit 843 euros par élèves, à comparer aux 270 millions d’euros pour l’accompagnement éducatif de 863 000 élèves soit 302 euros par élèves. De même, les cours particuliers payés par les familles et considérés comme un service à la personne sont défiscalisés et coûtent à ce titre près de 300 millions d’euros à la collectivité ….

Ainsi et contrairement aux idées reçues, assénées en permanence par les réactionnaires de tout poil nous n’avons jamais assisté à un soi-disant « nivellement vers le bas » mais bien au contraire au renforcement du caractère inégalitaire du système, notamment entre 2002 et 2012.

Notre fédération l'Unsa Education consacre un numéro spécial de sa revue Question d'éducation " Grande pauvreté et réussite scolaire".

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ALC