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"La continuitĂ© de la maternelle au lycĂ©e, j’y suis personnellement attachĂ©" dit le nouveau DASEN de SaĂ´ne-et-Loire.
Article publié le vendredi 12 octobre 2012.
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 Première instance avec le nouveau DASEN, le ComitĂ© Technique SpĂ©cial DĂ©partemental CTSD s'est tenu vendredi 12 octobre.

Monsieur François Marie PERRIN, successeur de François Bourguignon le présidait.

Le SEUNSA y siège pour la fédération UNSA EDUCATION, avec trois sièges .

Dans son introduction, Mr PERRIN nous a dit son Ă©tonnement devant l'Ă©tendue du territoire dĂ©partemental et le nombre important de structures scolaires: Ă©coles, collèges et lycĂ©es.

L'ordre du jour a permis de faire un point de situation de la rentrée 2012, rentrée préparéé par le précedent gouvernement avec les retraits d'emplois que l'on sait.

Le SEUNSA a fait une dĂ©claration avec ses constats et ses revendications immĂ©diates.

             

DECLARATION

CTSD du 12 Octobre  2012

Après une dĂ©cennie de rentrĂ©es scolaires s’effectuant dans un climat de haute tension,  d’affaiblissement et de dĂ©nigrement, la rentrĂ©e 2012 s’est dĂ©roulĂ©e dans un climat un peu plus serein… Enfin !

L’année scolaire qui a commencé ne sera pas pour autant facile … et pour cause puisque la rentrée que nous vivons actuellement est le résultat des choix budgétaires faits par le précédent gouvernement.

Les enseignants, et plus généralement la communauté éducative, sont porteurs de fortes attentes, dans notre département bien sûr, comme ailleurs.

Dans certaines circonscriptions, la situation du remplacement est dĂ©jĂ  très tendue, les personnels Brigade congĂ©s  Ă©tant mobilisĂ©s sur des congĂ©s longs et la BDFC  en grande partie affectĂ©e aux remplacements de PE stagiaires.

L'absence de formation continue doit ĂŞtre corrigĂ©e et nous rĂ©itĂ©rons la demande d'un Conseil DĂ©partemental de Formation Continue, puisque celui-ci n'a pas Ă©tĂ© rĂ©uni depuis plusieurs annĂ©es. Devant la pĂ©nurie qui sĂ©vit dans notre dĂ©partement en terme de remplaçants qui conduit trop souvent Ă  l’annulation de stages et rĂ©duit  l’offre de formation Ă  peu de chose, le SE-Unsa exprime ici son attachement Ă  la formation continue des personnels. L'offre est très insuffisante, nous demandons qu’elle reprenne de la consistance et corresponde aux revendications et aux droits des enseignants. Une rĂ©flexion sur les rĂ©ponses nĂ©cessaires aux besoins des enseignants et des Ă©coles doit ĂŞtre rapidement engagĂ©e.

La charge générale de travail demandée aux enseignants, quel que soit le poste qu'ils occupent, s’alourdit, et ils se plaignent de ne pouvoir se concentrer sur les tâches directement liées à la réussite de leurs élèves. Les directeurs d’école sont une nouvelle fois les grands oubliés.

La disparition des EVS en aide à la direction d’école est l’un des points noirs de ces dernières rentrées scolaires.

Nous demandons que toutes les directions d'écoles puissent bénéficier du temps nécessaire pour accomplir leurs missions et nous réitérons notre exigence de recrutement pour l'aide administrative, qui a complètement disparu dans notre département.

Si les enseignants, en Saône-et-Loire comme ailleurs, ont conscience que tout n'est pas possible immédiatement, ils attendent que des engagements soient pris.

Pour l’accompagnement des Ă©lèves handicapĂ©s, les moyens seront-ils suffisants ? Des familles, des enfants dont les besoins ont Ă©tĂ© notifiĂ©s par la MDPH, des enseignants qui reçoivent de semaine en semaine des informations contradictoires, sont encore aujourd’hui, Ă  plus d’un mois de la rentrĂ©e scolaire, en attente du personnel d’accompagnement dont la prĂ©sence est indispensable pour le bon fonctionnement de l’école.

Nous souhaitons attirer votre attention ici sur les personnes qui ont vu leur contrat non renouvelé, les précipitant dans la précarité. Pour certaines d’entre elles, qui remplissent les conditions dérogatoires contenues dans la loi, nous vous demandons de faire la demande officielle de renouvellement de contrat auprès de Mr le Préfet qui nous a assuré mercredi dernier, en audience, que la porte n’est pas fermée sur cette question et qu’il observera chaque situation au cas par cas.

Nous avons dĂ©jĂ  exprimĂ© Ă  plusieurs reprises et particulièrement en septembre, notre attachement au dialogue social et notre approbation devant la  nouvelle tonalitĂ© du discours ministĂ©riel et gouvernemental envers la population enseignante.

Dans le cadre du nouveau dialogue social, nous vous demandons, Monsieur le Directeur AcadĂ©mique, de faire vivre pleinement les instances reprĂ©sentatives du personnel notamment en continuant Ă  rĂ©unir les groupes de travail prĂ©alables Ă  ces instances et en rĂ©unissant Ă©galement le plus rapidement possible un CHSCT DĂ©partemental.

Pour le second degré nous notons pour la troisième année consécutive une augmentation du nombre d’élèves dans les collèges, constat encourageant et positif. Hélas, la dotation aux collèges ne suit pas la même courbe car nous enregistrons 253 élèves de plus qu’à la rentrée 2011 et ce sont 231 heures qui sont supprimées dont 207 Heures Postes.

On ne peut continuer à fonctionner ainsi et nous attendons des mesures rapides et fortes pour rattraper le retard des années précédentes et donner tous les moyens horaires nécessaires au bon fonctionnement des établissements et à la réussite de tous les élèves.

Pour le second degré, le SE-Unsa a été reçu avec les représentants de toutes les organisations syndicales représentatives au rectorat de Dijon mercredi 3 octobre sur la requalification des enseignants de Science Technique de l’Industrie (STI).

Sommés de passer de 40 disciplines à 4 dans le cadre de la réforme de la filière STI, les enseignants vivent difficilement l’instabilité de leur situation.
Une volontĂ© de prendre en compte la gestion humaine du dossier doit ĂŞtre appliquĂ©e. Les IPR proposent une option mais seuls les collègues choisissent et personne d’autre.    Ils doivent bĂ©nĂ©ficier d’un droit Ă  une formation. Le rectorat s’engage Ă  ouvrir la possibilitĂ© de changer d’option dans le courant de l’annĂ©e prochaine. C’était une demande forte du SE-Unsa, pour Ă©viter que la prĂ©cipitation exigĂ©e cette annĂ©e ne pĂ©nalise gravement les collègues.
Dans l’immédiat, un délai supplémentaire a été accordé pour que les collègues fassent leur choix considérant comme inconcevable de devoir choisir en trois jours…
353 professeurs dans l’acadĂ©mie de Dijon doivent faire ce choix. Au 3 octobre uniquement 34% de professeurs avaient rĂ©pondu Ă  cette nouvelle proposition. Avons-nous un Ă©tat de la situation en SaĂ´ne-et-Loire ?

De façon générale, le rapport rendu de la concertation nationale engagée autour de l’école depuis juillet donne à voir les contours d’une école fondée sur la confiance, soucieuse de la réussite de tous et ouverte sur les territoires.

Pour le SE-Unsa, l’affirmation de l’unitĂ© du bloc de la scolaritĂ© obligatoire « Ă©cole-collège Â», appuyĂ©e sur un socle commun rĂ©novĂ©, constitue un Ă©lĂ©ment majeur de cette refondation. La prioritĂ© donnĂ©e Ă  cette « Ă©cole fondamentale Â», assortie de moyens flĂ©chĂ©s pour l’École primaire, de la revitalisation de la maternelle et d’une rĂ©organisation du collège est l’affirmation d’un choix politique ambitieux et nĂ©cessaire.

Mais si le renouveau pédagogique est indispensable pour mieux prendre en compte les difficultés d’apprentissage dans la classe, il n’est pas suffisant. Le Se-Unsa regrette vivement l’absence de propositions quant à l’avenir des aides spécialisées et de la psychologie scolaire, ainsi que des SEGPA.

Dans notre département un bilan ASH devient nécessaire et le SEUNSA demande qu’il soit fait.

Pour construire le lycĂ©e de la rĂ©ussite, le rapport ne trace malheureusement pas de perspectives pour un vĂ©ritable « lycĂ©e du futur Â». La proposition d’une plus grande responsabilitĂ© des rĂ©gions dans la carte des formations professionnelles et dans le service public d’orientation demande Ă  ĂŞtre prĂ©cisĂ©e.

Quant Ă  la formation initiale des enseignants, si le rapport rĂ©affirme le recrutement au niveau master, la formation dans une Ă©cole liĂ©e Ă  l’universitĂ©, la nĂ©cessitĂ© des prĂ©-recrutements et le principe  d’une formation simultanĂ©e dès la licence, il reste sur des formulations prudentes.

Après ce temps indispensable de la réflexion, doit venir celui de l’action.

La tâche est immense. L’attente des personnels aussi. La réussite de cette refondation dépend très largement d’eux. Ils devront y être associés, leur expertise reconnue et valorisée.

Après le temps de la concertation, s’ouvre aujourd’hui, le temps des personnels.

L’UNSA Éducation demande qu’une négociation, dans le cadre d’un agenda social précis, se mette en place.

Les mesures prévues pour la rentrée prochaine doivent, quant à elles, être discutées sans attendre la loi. Il s’agira, notamment, de lever les inquiétudes légitimes de nos collègues. Ainsi, la remise en place des 9 demi-journées de classe ne pourra, par exemple, pas se faire sans contreparties.

L’École ne changera, ni par un claquement de doigts, ni par le simple vote d’une loi. Un temps d’appropriation doit ĂŞtre prĂ©vu et les Ă©volutions doivent ĂŞtre anticipĂ©es par nos collègues. Il faudra, pour cela, les rassurer, les Ă©couter, les entendre, les mobiliser et les revaloriser.         

SYLVIE DESCOMBES


 
 
 
 
ALC