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Avenir des IUFM et de la formation : vers une sortie de crise ?
Article publié le samedi 28 février 2009.
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Avenir des IUFM et de la formation : vers une sortie de crise ?
 
Le premier ministre vient de demander « au ministre de l’Éducation nationale Xavier Darcos de renforcer l’accompagnement des enseignants au début de leur parcours professionnel, en prévoyant un temps de formation complémentaire pendant l’année de stage"
 Les choses commencent à bouger du côté de la formation des enseignants. Suite à « l’ultimatum » de la CPU (cf http://sections.se-unsa.org/71/spip.php?article241), le premier ministre vient de demander à Xavier Darcos de renforcer l’accompagnement des enseignants au début de leur parcours professionnel, en prévoyant un temps de formation complémentaire pendant l’année de stage".
Vers une alternance durant l’année de stage ?
Cela pourrait signifier, que l’année de stage après le concours ne serait pas une année à temps complet dans une école ou un établissement, mais une année à temps partiel qui permettrait enfin de dégager du temps pour une véritable alternance.
 
Si une telle mesure devait être adoptée, pour le SE-UNSA, de nombreuses questions doivent être précisées :
- durée de cette alternance (mi-temps ? quart-temps ? Quelles différences selon les corps dans le second degré ? etc)
- quelle organisation sur le terrain (complément de service…) ?
- quelles modalités d’affectation des stagiaires dans ce nouveau contexte ?
- quel suivi des stagiaires (qui les prend en charges ?)
- Quelle place pour les formateurs IUFM ? les EMF ?
- Quelle place pour l’université alors que les stagiaires n’en relèvent plus ?
- Quelles modalités d’évaluation ?
 
Mise en place d’une commission de suivi
Le premier ministre annonce aussi la mise en place «  d’une commission de suivi permanent de la réforme de la formation des enseignants, comprenant, notamment, des représentants des universités". Pour le SE-unsa, si une telle commission est indispensable, elle ne peut être essentiellement composée d’universitaires. Elle doit aussi comprendre des formateurs de terrain, des représentants de l’employeur Education Nationale, des représentants des personnels et des étudiants.

Mise à disposition d’agrégés dans les universités
Dans le même temps le MESR étudie la possibilité de «  mettre à disposition des universités des professeurs agrégés du second degré, notamment afin de soutenir la mise en œuvre du plan licence ».
L’objectif de cette mesure est de compenser les suppressions de postes dans le supérieur. Elle serait financée par le MEN. Pour nous, elle est largement incomplète. Nous souhaitons que dans ce cadre soit aussi étudiée la mise à disposition dans l’université de formateurs de terrain quelque soit leur corps d’origine. C’est le gage d’une réelle formation professionnelle par alternance.
 
L’action du SE-UNSA
Ces premières annonces sont encore trop imprécises et insuffisantes. Nous continuons à exiger que la formation des enseignants soit une vraie formation professionnelle par alternance.
Nous avons des contacts avec les cabinets des deux ministres en charge du dossier de la mastérisation. Nous devrions y voir plus clair début mars.
 
 
 
 
 
 
 
ALC