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RYTHMES SCOLAIRES en Saône-et-Loire : 245 communes demandent un retour à 4 jours
Article publié le mardi 4 juillet 2017.
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Ce mardi 4 JUILLET 2017, le DASEN et le préfet de Saoône-et-Loire ont à nouveau convoqué un CDEN. Seul point à l'ordre du jour:  la nouvelle organisation de la semaine scolaire demandée par les communes et les nouveaux horaires des écoles.

Après la parution du décret BLANQUER, les communes ont eu la possibilité de demander une mesure dérogatoire afin de ré instaurer la semaine à 4 jours pour les écoles.

Voir le décret

Le SEUNSA a dénoncé la précipitation de la publication d'un décret validant le retour en arrière des organisations scolaires, sans avoir pris le temps d'évaluer objectivement les résultats de la semaine à 4jours et demi. Les efforts

Voir notre déclaration.

La FSU déplore les mêmes conditions: calendrier et manières. Par contre, sur le fonds elle valide le retour en arrière sur 4 jours. ("faute de mieux" sic)

FO s'oppose au retour à la semaine de 4 jours, surtout parce que cela cause davantage de problèmes qu'il n'en résoud, et conteste la mise en place d'un calendrier local choisi. elle dénonce la territorialisation de l'école.

Le SGEN CFDT reproche également la précipitation et demande un vrai bilan. Trop peu de débat et de concertation et beaucoup de démagogie.

La FCPE demande un travail constructif et souligne que le travail en groupes d'appui des rythmes, lors du passage à 4 jours et demi était un bon début. Cela permettait de réfléchir à la qualité des activités périscolaires dans les PEDT. Où est l'intérêt de l'enfant dans la démarche d'aujourd'hui avec des conseils d'école à la va-vite, une consultation baclée et bien peu de temps de réflexion? Elle défend les qualités de complémentarité du périscolaire avec le scolaire.


Le DASEN: Le ministre de l'Education nationale a souligné qu'il veut restaurer "l'école de la confiance".

Il réfute le terme de "détricotage" et argumente sur le partage des compétences qui permet aux communes de s'approprier leur rôle éducatif (!)

En ce qui concerne le rapport entre la performance et la répartition des temps d'apprentissage, le DASEN rappelle que les études ne démontrent pas d'effets nets sur la réussite. La scolarisation à 4 jours et demi est davantage souhaitée par les familles qui ont un CSP plus défavorisé.

CE SONT DEUX TIERS DES COMMUNES DE NOTRE DEPARTEMENT QUI ONT DEMANDE UNE MODIFICATION ET UN RETOUR EN ARRIERE.

Sur le territoire français, environ 20% seulement des collectivités ont fait une demande dérogatoire.

Le DASEN explique que c'est le caractère rural du département qui explique cette implosion des demandes. Dans le document qui nous est fourni en séance, 224 situations sont validées par le DASEN. Elles ont reçu l'approbation des Conseils d'école et des collectivités locales.

La FCPE dénonce le manque de consultation des familles qui, selon elle, n'ont pas été suffisamment consultées dans bien des cas.

Le Préfet explique quele ministère s'est assuré de donner une méthode de travail permettant que la décision soit possible au plan  local .

L'UNSA souligne que l'effet "boule de neige" est flagrant: même si certaines communes auraient préféré attendre, il a été difficile de prendre une décision indépendamment des autres communes d'une communauté de communes. Les effets sur les emplois dédiés au périscolaire (et peut-être récupérés dans les centres de loisir)  ont été davantage pris en compte que la réussite des élèves.

Le représentant du département et celui des maires  soulignent eux aussi que le souci économique a été souvent la première raison d'un retour en arrière à 4 jours. ( moins de transport avec une journée de moins)

Nous soulignons que les grandes communes du département: Autun, Chalon, Mâcon, Le Creusot et Montceau sont absentes de notre document car elles vont continuer à travailler à 4 jours et demi. (Les emplois à la clé, devant être supprimés, sont-ils en partie la cause de ce report des décisions?).

La PEEP se déclare pour le retour à quatre jours "pour le bien-être de l'enfant".

liste des communes pour lesquelles la demande est validée

Les communes pour lesquelles la situation ne reçoit pas l'accord du DASEN, en l'absence de consensu ( les deux dernières pages du document)

- Bantanges/Rancy,

- Baudrières,

- Chânes ( pas de consensus avec le SIVOM dont Chasselas, Laines, Pruzilly, St Véran qui constituent 2 RPI ), (expertise demandée par le préfet)

- Cuisery

- Bourbon-Lancy revient à 4 jours

- Frontenard

- Fuissé

- Huilly sur Seille

- Loisy

- Lugny

- Marcigny

- Montret

- Neuvy-Grandchamp ( refus  car surcoût des transports)

- Rancy

- Sagy

- Saint Agnan ( refus lié au temps méridien)

- Saint Berain sous Sanvignes

-Saint Vincent en Bresse ( pas de consensus dans le RPI)

- Simard

- Solutré

- Tramayes ( avis conseil d'école non tranché)

La moitié des écoles et des élèves du département auront donc des horaires avec un retour à 4 jours.

Le préfet demande un vote:

15 voix CONTRE ( dont UNSA, FCPE, PEEP, Associations partenaires) / 11 voix POUR( dont Conseil Départemental) / 5 abstentions (dont FO) et 4 refus de vote ( FSU)


   DECLARATION UNSA EDUCATIO   
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   DOCUMENT CDEN 4 JUILLET 2   
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ALC