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ComitĂ© dĂ©partemental de l’Education nationale du 19 dĂ©cembre 2019
Article publié le mardi 7 janvier 2020.
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Si nous avons choisi de siéger le 19 décembre, c’est pour faire prévaloir la défense des intérêts des personnels à travers les réunions institutionnelles, mais nous respectons les stratégies différentes adoptées par nos collègues d’autres organisations syndicales.

Ce dernier CDEN de l’annĂ©e 2019 s'est tenu dans un contexte social inĂ©dit oĂą tous les voyants Ă©taient au rouge : succession de journĂ©es de grève, blocage dans les transports, crise sociale… Après la mobilisation record du 5 dĂ©cembre, la journĂ©e de mobilisation du mardi 17 qui a encore rassemblĂ© plus d’un tiers de la profession selon nos estimations est l’illustration du malaise grandissant. Sur la rĂ©forme des retraites, les avancĂ©es prĂ©sentĂ©es par le Premier ministre le mercredi 11 dĂ©cembre restent insuffisantes et ne sont pas en mesure de rĂ©pondre Ă  l’inquiĂ©tude de l’ensemble des personnels.

Il a même ajouté une nouvelle donnée qui concerne les générations non concernées par le reste du projet de réforme. Ainsi, le Premier ministre a décidé de mettre en place, pour l’ensemble des salariés, un âge pivot de 64 ans en 2027 avec une montée en charge dès 2022. Cette mesure financière est particulièrement punitive : dès 2022, les agents âgés de 62 ans seront obligés de travailler plus longtemps sauf à se voir imposer un malus supplémentaire. C’est inacceptable.

Pour l’UNSA retraite universelle et mesures financières ne doivent pas être mêlées. Le gouvernement a fait le choix contraire et fait porter cet effort supplémentaire aux seuls salariés. Ce n’est pas acceptable pour l’UNSA.

La première vraie réunion sur le dossier revalorisation/retraite pour les enseignants s’est enfin tenue vendredi 13 décembre avec le ministre. Elle marque pour l’UNSA-Éducation le tout début de l’entrée dans le concret pour la négociation nécessaire. Elle aurait dû avoir lieu depuis plusieurs mois. Nous relevons l’effort budgétaire important qui doit être traduit dans une loi de programmation et le resserrement du calendrier de négociation.

L’UNSA Éducation reste plus que jamais déterminée à obtenir du gouvernement que le projet du système universel des retraites qu’il porte, ne fasse aucun.e perdant.e quel que soit le métier, la filière, l’âge.

Concernant les moyens, le CTMEN qui s’est tenu hier ne nous porte guère à l’optimisme.

La répartition des moyens pour la rentrée 2020 nous a été livrée. Ceux qui ont été voté par le parlement. L’UNSA Éducation dénonce à la fois que le second degré soit sacrifié et que les moyens consacrés au premier degré ne soient pas à la hauteur de l’ambition affichée.

La priorité au premier degré est affirmée. Pour autant, elle n’empêche pas des tensions croissantes dans les classes ne bénéficiant pas du dédoublement et dans les secteurs urbains ne relevant pas de l’éducation prioritaire.

Les tensions dans le domaine du remplacement, qu’il s’agisse de la formation continue comme des remplacements de courte durée voire même parfois des remplacements longs, et les difficultés à assurer les journées de décharges des directeurs d’une à trois classes, révèlent autant de besoins que la dotation ne couvrira pas.

Les dotations budgétaires ne permettront pas de tenir les engagements d’étendre les dédoublements aux classes de GS de REP et REP+, de garantir la limitation des effectifs de ces classes et de celles de CP et CE1 sans dégrader les conditions de scolarisation par ailleurs.

Dans notre Académie, pour le second degré, les dotations légèrement positives ne suffiront pas à absorber à la fois la démographie, les dédoublements nécessaires, la mise en œuvre de la réforme du Lycée, et le maintien de l’accompagnement personnalisé. Cela ne pourra se faire qu’au prix d’une augmentation des effectifs par classe.

Dans le premier degrĂ©, l’augmentation de 18 postes pour l’ensemble de l’AcadĂ©mie ne laisse aucune place au doute compte tenu des enjeux : le chiffre est pathĂ©tique.

Au sujet de la sectorisation L’UNSA Éducation tient à remercier le Conseil Départemental de la qualité des échanges que nous avoir pu avoir entre les différents partenaires grâce à l’organisation de réunions nombreuses, en amont de ce CDEN. Les débats ont été francs et riches. Ils ont abouti à une réflexion montrant, s’il en était besoin en ces temps troublés, que l’intelligence naît de la concertation sincère.

Pour autant, nous ne sommes pas complètement en accord avec la conclusion des débats, avec la crainte que l’ambition affichée de la mixité de l’ensemble des partenaires reste lettre morte.

Gageons que les décisions engagées puissent être sinon changées, au moins amendées dans cette longue période qui va précéder la livraison de nouveaux établissements. Il nous semble pertinent de continuer à réfléchir, à tenter de convaincre les sceptiques en laissant la porte ouverte.

 
 
 
 
ALC