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PrĂ©vention du suicide des enfants : ce que l’école peut faire
Article publié le mardi 13 décembre 2011.
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“Penser l'impensable” pourrait être le titre du rapport* que Boris Cyrulnik a remis en septembre à J.Bougrab, sur le suicide des enfants de 5 à 12 ans et qui est édité chez Odile Jacob.

Au-delà des informations chiffrées et de l’identification des facteurs de risques, Boris Cyrulnik veut proposer une stratégie de lutte contre le suicide des enfants parce que, selon lui, “une tendance n’est pas un destin et aucune histoire n’est une fatalité.”

Outre des actions de prévention en direction des familles et des structures de la petite enfance, l’école a tout son rôle à jouer car certains enfants, malheureux chez eux, se disent apaisés par la rencontre avec l’enseignant.

On estime à 30% la proportion d’enfants insécures qui arrivent à l’école. Or même si cette insécurité s’est construite dans la petite enfance, l’école a un rôle important à jouer. En effet, selon la façon dont elle prend en compte le bien-être des enfants dans son organisation et son fonctionnement, elle peut être un facteur d’aggravation ou de réduction du sentiment d’insécurité chez les enfants fragilisés.

Boris Cyrulnik cite en exemple la Finlande qui a diminué les suicides de 40% en 10 ans en allégeant les programmes, en diminuant la pression scolaire, en retardant la notation, en favorisant les petits effectifs et la présence d’enseignants spécialisés. Il recommande aussi de favoriser l’action qui est un excellent tranquillisant, et précise que les garçons souffrent davantage de l’immobilité à l’école que les filles. Il insiste enfin sur l’importance de tisser des liens de familiarité pour sécuriser, faciliter les performances intellectuelles, permettre à l’enfant de s’exprimer, d’élaborer et de partager des émotions.

Des préconisations qui dessinent une école attentive et accueillante, mais qui vont de toute évidence à l’encontre de la politique actuelle : augmentation de la pression scolaire, surcharge des effectifs et disparition progressive des enseignants spécialisés des RASED.

*B. Cyrulnik, (2011), Quand un enfant se donne “la mort”, Odile Jacob

 

 
 
 
 
ALC