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Direction d’Ă©cole : compte rendu de la RIS du SE UNSA
Article publié le vendredi 10 janvier 2020.
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Direction d'Ă©cole : arrĂŞtons l'hypocrisie!

 Lors de la RIS sur la direction d’école organisĂ©e par le SE UNSA, l’ensemble des directeurs syndiquĂ©s et non syndiquĂ©s ont dĂ©battu de leur quotidien. Etaient prĂ©sents des directeurs de petites Ă©coles et de grandes Ă©coles. La diversitĂ© rural/urbain Ă©taient Ă©galement respectĂ©e.

Sans enfoncer des portes ouvertes, tous réclament évidemment du temps de décharge supplémentaire et une aide administrative, ainsi qu'une meilleure reconnaissance financière de leur travail. Beaucoup confient également que les tâches de direction les amènent régulièrement à "sacrifier" leurs élèves, car ils sont sollicités régulièrement pour régler des problèmes en dehors de leurs jours de décharge et doivent ainsi les laisser seuls. Cela les met parfois dans une position très inconfortable

Quels que soient les temps de décharges accordés, les autres problèmes rencontrés au quotidien sont similaires :
- Locaux et outils informatiques archaĂŻques.
- Aucune formation dans un métier qui pourtant se complexifie en terme juridique, de gestion des conflit ou d’animation d’équipe.
- Des textes (décret de 89 Jospin) qui ne correspondent plus à la réalité du métier.
- Des relations avec la hiĂ©rarchie, les mairies ou les parents oĂą le directeur est en situation de faiblesse permanente sans aucun pouvoir de dĂ©cision et soumis Ă  toutes les pressions. Le directeur est bien souvent responsable de tout, sans pour autant avoir de leviers, devant sans cesse attendre un arbitrage de l'IEN ou de la municipalitĂ©. Aujourd'hui, on leur donne l'impression qu'ils pilotent, mais l'Ă©cole n'est libre d'aucune dĂ©cision ou presque (fermeture en cas de canicule ou de danger, utilisation du budget, autorisations d'absence soumise Ă  l'avis de l'IEN mĂŞme en cas d'accord de l'Ă©quipe pour rĂ©partir les enfants...). 

 
Les directeurs vivent mal les polĂ©miques sur le statut des directeurs, eux qui ne cherchent juste qu’à sortir la tĂŞte de l’eau et pouvoir aider au mieux l’école, les adjoints et les Ă©lèves. Ils ne rĂ©clament pas de statut de supĂ©rieur hiĂ©rarchique ni d’évaluateur mais seulement  la reconnaissance d'un mĂ©tier avec des moyens Ă  la hauteur.

Le SE-UNSA milite pour donner une entité juridique à l'école qui évite de la voir se faire rattacher au collège et de perdre ainsi son identité. Donner un statut fonctionnel à l'école, c'est sécuriser le directeur et l'équipe et leur donner des leviers pour faire vivre leur école au quotidien. Donner un statut fonctionnel à l'école, c'est donner au conseil des maitres, et non au seul directeur, une autonomie dans la prise de certaines décisions les concernant directement.
L'année dernière, le SE UNSA avait appelé à la grève CONTRE le projet des EPSF de JM Blanquer, qui visait à rattacher les écoles aux collèges, et à donner le pouvoir décisionnaire au chef d'établissement. L'école ne peut pas être rattachée au collège. De même, elle ne peut pas être un copier/coller de celui-ci. Ne soyons pas naïfs, ce projet des EPSF est toujours dans les cartons du ministère.
 

Le SE UNSA 63 se reconnait pleinement dans les témoignages des collègues directeurs.

Sauf à penser que la direction est un havre de paix ou que le directeur est un fonctionnaire assoiffé de pouvoir, on ne peut qu’aller dans le sens d’une vraie reconnaissance de leur métier. L’hypocrisie doit cesser.

Ainsi, le SE UNSA a proposé d’accompagner une délégation de directeurs syndiqués au SE UNSA sans responsabilité syndicale mais aussi de collègues non syndiqués, auprès de l’inspecteur d’académie.
Le discours d’un métier dur, prenant et non reconnu doit être entendu. Les propositions et revendications pour sortir de l’ornière doivent être relayées au ministre par le biais du DASEN. Des solutions et des améliorations doivent être localement engagées par l’inspection académique.

MOTION ISSUE DE LA REUNION

Directeurs syndiqués et non syndiqués du Puy de Dôme, nous demandons une vraie reconnaissance de notre métier.
Cela passe par :
- Une revalorisation financière à la hauteur de nos responsabilités.
- Une hausse des dĂ©charges pour tous et le respect des obligations rĂ©glementaires de service par l’administration. Toutes les dĂ©charges des moins de 4 classes doivent ĂŞtre respectĂ©s. Les directeurs en dĂ©charge ne doivent pas supplĂ©er les collègues malades sous prĂ©texte que nous serions libres.
- Un personnel « aide administrative » pĂ©renne et formĂ©  attribuĂ© Ă  chaque Ă©cole.
- Dans les grandes écoles, la mise en place d'une vie scolaire pour permettre un véritable encadrement avec plus d’adultes que de classes.
- La fin des injonctions contradictoires et des demandes institutionnelles permanentes mais facultatives.
- La mise en place par l'institution d'une formation continue des directeurs
- La libre utilisation des 108 heures par le directeur.

Nous réclamons également la sécurisation juridique de l’école, son maintien et nous dénonçons toutes les tentatives de rattachement à des collèges.
Nous demandons à être reçus par monsieur l’inspecteur d’académie pour faire remonter notre quotidien, nos difficultés et exigeons des engagements.

 
 
 
 
ALC