SECTION SE-Unsa du PUY DE DOME - MAISON DU PEUPLE - 29 RUE GABRIEL PERI - 63000 CLERMONT FERRAND
Tél. 04 73 19 83 83 - Fax. 04 73 19 83 87 - 63@se-unsa.org

 
Audience du SE-UNSA suite à l’alerte sociale déposée à la rentrée.
Article publié le jeudi 14 mars 2019.
  • Lnk_facebook
  • Lnk_google
  • Lnk_twitter

Lors de cette audience, le SE-UNSA s’est fait le relais des collègues pour faire remonter leurs nombreuses inquiétudes sur l’avenir de la fonction publique et la gestion des personnels. A une heure où le gouvernement souhaite vider les instances paritaires de leur contenu et enlever le mouvement départemental et les promotions des champs de compétences des CAPD, laissant place à l’opacité la plus parfaite, l’indignation est de mise chez nos collègues.

Clairement, nous sommes face Ă  un gouvernement sourd, dĂ©terminĂ© Ă  s’en prendre aux fonctionnaires, et dont les attaques sont sans prĂ©cĂ©dent. Les annonces se succèdent, toutes plus effrayantes les unes que les autres, sans que s’installe la moindre concertation. La loi pour l’école de la confiance, rebaptisĂ©e « la mal nommĂ©e Â», donne le ton.

Nous avons Ă  ce sujet Ă©voquĂ© la question de la crĂ©ation des « Ă©tablissements publics des savoirs fondamentaux Â» et rappelĂ© notre opposition Ă  ce principe. Pour nous, il convient au contraire de sĂ©curiser l’école primaire pour lui donner une entitĂ© juridique propre, et non de la rattacher administrativement Ă  un collège de secteur. Cette proposition va complètement Ă  l’encontre des mandats du SE-UNSA sur le statut de l’école.

Nous avons interrogé le DASEN pour connaitre l’impact que cette loi pourrait avoir pour notre département. Il semblerait qu’aucune généralisation ne soit prévue, mais que le recteur souhaite mener quelques expérimentations sur le territoire. Le SE-UNSA a rappelé que les collègues étaient clairement opposés à ce projet. Nous le rappellerons à l’occasion du prochain CTA, et serons très vigilants sur les volontés du recteur d’appliquer les directives ministérielles.

De la même manière, nous sommes intervenus pour dénoncer le courrier demandant aux DASEN de prononcer des sanctions contre les collègues qui n’auraient pas fait remonter les résultats des évaluations CP et CE1.

Le SE-UNSA n’est pas contre le principe de l’évaluation si celle-ci est un outil au service des Ă©lèves et des enseignants au quotidien. Notre organisation n’avait pas condamnĂ© ces Ă©valuations a priori. NĂ©anmoins, que penser de la mĂ©thode employĂ©e lorsqu’on communique des rĂ©sultats dans les mĂ©dias avant mĂŞme que les remontĂ©es des rĂ©sultats par les enseignants soient terminĂ©es ? Quel respect du travail quotidien des collègues ? Ce mĂ©pris affichĂ© et cette instrumentalisation ont conduit de nombreux collègues Ă  boycotter la deuxième salve d’évaluations. Le SE-UNSA a soutenu les collègues dans leurs dĂ©cisions, et s’opposera Ă  toute sanction liĂ©e Ă  la non remontĂ©e de ces Ă©valuations. N’hĂ©sitez pas Ă  nous contacter si vous rencontrez des soucis.

Le discours est clair : pour le ministre Blanquer, nous sommes juste des petits soldats qui doivent s’exĂ©cuter.

Au-delà de cela, les attaques portées sur les règles des mouvements départementaux témoignent de la volonté de déshumaniser la profession pour transformer les collègues en vulgaires pions.

Le prétexte de départ était de vouloir remettre en conformité la plupart des circulaires départementales sur les règles du mouvement, pour y intégrer des priorités légales n’y figurant pas (rapprochement de conjoints,…) ou d’augmenter leur bonification. Au final, cela prend le chemin d’une harmonisation des règles, sans prise en compte des spécificités de chaque département, et surtout avec une volonté affichée d’affecter un maximum de collègues à titre définitif en intégrant des vœux géographiques et fonctionnels obligatoires. Les groupes de travail qui se tiennent dans tous les départements de France depuis quelques semaines en témoignent. Partout, on assiste à de nets reculs.

Dans le dĂ©partement, notre mouvement, mĂŞme s’il est imparfait, a toujours tentĂ© de faire au plus proche des demandes des collègues, permettant une deuxième phase avec des vĹ“ux prĂ©cis et une première phase sans vĹ“ux de secteurs imposĂ©s. Nous le disions toujours aux collègues, « au premier mouvement, on demande ce qu’on veut vraiment Â». Ce temps semble rĂ©volu.

Nous avons clairement exprimé notre refus de voir le mouvement départemental se transformer en mouvement subi. Pour nous, il est impensable de ne pas maintenir un second mouvement, ou d’imposer des postes à titre définitif à des collègues qui ne le souhaitent pas.

Cette notion de vĹ“ux fonctionnels obligatoires pourrait amener des collègues Ă  ĂŞtre nommĂ©s sur des supports de l’ASH alors qu’ils ne sont ni spĂ©cialisĂ©s, ni volontaires. A ce propos, nous avons profitĂ© de la prĂ©sence de l’IEN ASH pour pointer les dysfonctionnements constatĂ©s dans le dĂ©partement :

  • ProblĂ©matique des collègues faisant fonction de directeur de segpa et incidence sur le mouvement : ces collègues assument depuis plusieurs annĂ©es les missions de directeur de segpa sans possibilitĂ© de passer le diplĂ´me et d’occuper ce poste Ă  titre dĂ©finitif (avec les indemnitĂ©s qui vont avec). En consĂ©quence, leur poste de SEGPA, qu’ils n’occupent pas, est systĂ©matiquement reversĂ© Ă  la troisième phase du mouvement et se retrouve imposĂ© Ă  des jeunes collègues, des entrants ou des brigades, qui se retrouvent en difficultĂ© sur ces supports. Nous avons demandĂ© qu’une situation soit trouvĂ©e pour ces collègues assurant l’interim et pour les collègues, afin de solutionner les problĂ©matiques mouvement qui en dĂ©coulent. Le DASEN va Ă©voquer cette problĂ©matique avec le rectorat car les mouvements sur ces types de postes sont gĂ©rĂ©s au niveau acadĂ©mique.
  • ProblĂ©matique des dĂ©parts CAPPEI : depuis l’instauration du CAPPEI, il est dĂ©sormais possible pour les titulaires de la certification de demander au mouvement l’intĂ©gralitĂ© des postes de l’ASH, et de les obtenir Ă  titre dĂ©finitif. En consĂ©quence, les dĂ©parts prĂ©vus l’annĂ©e dernière par option n’ont, pour certains, pas pu se rĂ©aliser, car plusieurs collègues dĂ©jĂ  titulaires de l’ancien CAPA-SH ont fait le choix de s’orienter vers des supports RASED. Cette annĂ©e encore, il a Ă©tĂ© demandĂ© aux collègues volontaire pour un dĂ©part en formation de se positionner sur une dominante, alors que nous n’avons aucune certitude sur les postes qui seront effectivement vacants. Nous avons demandĂ© Ă  ce qu’une rĂ©flexion soit menĂ©e sur la politique Ă  adopter en matière de dĂ©parts en formation. Nous avons Ă©galement rĂ©clamĂ© une bienveillance pour les collègues nommĂ©s Ă  titre provisoire sur des supports ASH cette annĂ©e et n’ayant pas pu bĂ©nĂ©ficier d’un dĂ©part en formation, afin que leur investissement sur leur poste soit reconnu au moment du mouvement.

Selon l’IEN ASH, bien souvent, certains collègues brigades nommés sur des remplacements en SEGPA, ou sur d’autres supports de l’ASH, sont par la suite demandeurs pour y retourner. Nous avons donc demandé que la création de brigades ASH pour ces collègues volontaires soit étudiée, car cela pourrait leur permettre d’être pris en compte dans leur barème mouvement, ainsi que pour un départ en formation CAPPEI.

 

Carte scolaire.

Le SE UNSA demande que la carte scolaire de juin permette d’ouvrir ou de rouvrir les écoles dont les effectifs seront attestés par les inscriptions.

L’inspecteur d’académie n’est plus aussi convaincu de la nécessité d’une phase en juin. Il pourrait revenir sur cette position et n’ouvrir de classe qu’en septembre.

Le SE UNSA demande que la phase de juin se tienne.

 

Contractuels :

Nous avons rappelĂ© notre opposition au recrutement de contractuels, principe qui semble vouloir se gĂ©nĂ©raliser avec la nouvelle loi fonction publique. Ce problème est d’autant plus douloureux dans notre acadĂ©mie que le recours Ă  ces personnels se fait dans un dĂ©partement que plus de 140 collègues titulaires, essentiellement de l’allier, cherchent Ă  rejoindre. Nous allons demander une audience auprès de M.le recteur pour que des INEAT du 03 vers le 63 soient prononcĂ©s dès le mois de mai. Le SE-UNSA 63 est pragmatique : le recours Ă  des personnels contractuels n’est pas souhaitable, mais dès lors qu’il semble s’installer de façon durable, il convient de permettre que ce recrutement se fasse dans le dĂ©partement de l’allier, et non dans le puy de dĂ´me, pour permettre Ă  des collègues titulaires qui attendent depuis de nombreuses annĂ©es intĂ©grer notre dĂ©partement.

 
 
 
 
ALC