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PrĂ©caritĂ© sociale : stop Ă  la discrimination !
Article publié le mercredi 6 novembre 2013.
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JE NE VEUX PLUS

Pétition pour la reconnaissance de la discrimination pour raison de précarité sociale

 

Enfants interdits de cantine, famille expulsĂ©e d’un musĂ©e, mĂ©decins qui n’accordent pas de rendez-vous aux malades ayant la CMU, CV ignorĂ©s parce que le postulant vit dans un centre d’hĂ©bergement...
Tous les jours au sein de nos organisations, nous alertons les pouvoirs publics sur ces situations qui montrent que les personnes en situation de pauvretĂ© et de grande prĂ©caritĂ© subissent une double peine. C’est d’abord celle, Ă©vidente, de leur condition Ă©conomique. Et c’est celle, plus insidieuse, mais qui doit ĂȘtre dĂ©noncĂ©e, de la stigmatisation permanente qu’ils subissent. Elle conduit parfois Ă  des traitements discriminants, privant ces personnes de leurs droits.
Ces discriminations sont souvent inconscientes. C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui cette pĂ©tition afin que la discrimination pour cause de prĂ©caritĂ© sociale soit reconnue dans la loi, pour ĂȘtre mieux combattue.

Signez et diffusez cette pétition.
Vous aussi, dites: « Je ne veux plus qu’on discrimine des personnes en raison de leur pauvretĂ©! »

Je ne veux plus voir d’enfants interdits de cantine parce que leurs parents sont chîmeurs.

Je ne veux plus entendre un maire considérer que, de par la pauvreté de leurs habitants, les logements sociaux seraient dangereux.

Je ne veux plus qu’on dĂ©cide d’expulser une famille d’un musĂ©e parce que son odeur incommoderait les autres visiteurs.

Je ne veux plus entendre un enfant traitĂ© de « cas soc‘ » dans la cour de rĂ©crĂ© parce que ses parents touchent les minima sociaux.

Je ne veux plus qu’on refuse la location d’un logement à une famille, qui a pourtant les moyens de payer le loyer, parce que leur condition sociale est trop visible.

Je ne veux plus qu’un homme vivant à la rue se voie refuser l’accùs à un salon de coiffure.

Je ne veux plus que des jeunes n’obtiennent pas d’entretien d’embauche parce qu’ils viennent des banlieues.

Je ne veux plus que des mĂ©decins refusent de soigner des malades sous prĂ©texte qu’ils ont la CMU.

Je ne veux plus qu’on traite diffĂ©remment des personnes parce qu’elles portent les stigmates de la pauvretĂ©, je ne veux plus qu’on leur refuse l’accĂšs Ă  leurs droits.

Je demande Ă  notre gouvernement, Ă  nos parle- mentaires de remĂ©dier rapidement Ă  ces injustices. Je leur demande de donner un signal fort d’une RĂ©publique oĂč l’on ne peut plus ĂȘtre discriminĂ© en raison de sa pauvretĂ©.

Je demande que les dispositions législatives appropriées soient prises pour que soit reconnue la discrimination pour condition sociale, signifiant ainsi à tous que les actes cités ci-dessus sont moralement inacceptables et illégaux.

Je signe ici

Pétition initiée par ATD Quart Monde, ADMR, Advocacy France, AFEV, AGSAS, Amnesty International France, Apprentis d'Auteuil, ASSFAM, CCSC, CFDT, CGT, La Cimade, CNAPE, Collectif Pouvoir d'Agir, Droit des Enfants International, EMMAUS, Fédération des Centres sociaux, FCPE, Fédération Vacances et Famille, FNARS, France Terre d'Asile, FSU, GFEN, ICEM Freinet, JOC, LICRA, Ligue des droits de l'homme, Médecins du Monde, MRAP, Nouveaux Droits de l'Homme, Scouts et guides de France, Secours Catholique, Secours Populaire, SGEN-CFDT, SNES-FSU, SNUIPP-FSU, SOS Racisme, UNAF, UNAFAM, UNAPP, l'UNIOPSS et UNSA Education.

 

 
 
 
 
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