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RĂ©novation de l’éducation prioritaire : point d’étape
Article publié le lundi 6 mai 2013.
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Les Assises de l’éducation prioritaire sont annoncées pour l’automne 2013. Le Ministère de l’Education nationale a ouvert le chantier depuis plusieurs mois. Le SE-Unsa y participe activement.

 

 Un chantier en cours

            Après en avoir fait un thème important de la concertation pour la refondation de l'Ă©cole Ă  l'Ă©tĂ© 2012, le Ministère de l'Ă©ducation nationale a ouvert le chantier de la rĂ©novation de l'Ă©ducation prioritaire. Pour Vincent Peillon, c'est «  l'occasion d'une rĂ©flexion globale sur le zonage, sur l'allocation des moyens humains et pĂ©dagogiques susceptibles de rendre notre système Ă©ducatif plus juste Â». Un groupe de travail constituĂ© de trois experts a Ă©tĂ© mis en place par le ministère pour faire le bilan du dispositif « Eclair Â». Deux autres groupes de travail, dont un avec les syndicats, ont aussi pour mission de proposer de nouveaux scĂ©narios. Le SE-Unsa a ainsi dĂ©jĂ  participĂ© Ă  deux rĂ©unions, sur les quatre prĂ©vues, traitant du  zonage et des critères de rĂ©partition des moyens, des pratiques pĂ©dagogiques et des conditions de travail et de l'organisation fonctionnelle.

Cette politique d'Education prioritaire doit aussi se coordonner avec une politique interministĂ©rielle plus vaste sur la ville afin  d'Ă©viter les effets d'empilement des dispositifs. Selon l'AEF, les ministères de l'Éducation nationale et de la Ville devraient prochainement signer une convention d'objectifs sur l'Ă©ducation prioritaire.

            Au mois de juin, un diagnostic des moyens de l'Ă©ducation prioritaire sera publiĂ©, avant la remise d'un rapport au mois d'octobre, selon l'OZP, qui servira de base pour la tenue des assises nationales de l'Ă©ducation prioritaire Ă  l'automne 2013. Fin juin-dĂ©but juillet Ă©galement, selon l'OZP, le ministère de la Ville publiera la liste resserrĂ©e des 1000 territoires retenus dans le cadre de la nouvelle politique.

Géographie de l’éducation prioritaire

 La rĂ©union du 19 avril Ă  la DGESCO a Ă©tĂ© consacrĂ©e aux questions de repĂ©rage des Ă©coles et EPLE relevant d’une politique prioritaire. Les rĂ©flexions engagĂ©es posent donc des questions prĂ©cises sur l'affectation des moyens (par zone ou par Ă©tablissements, par le MEN ou par un fond interministĂ©riel), sur les critères nouveaux d'affectation des moyens, sur la place des lycĂ©es dans cette politique (ne vaut-il pas mieux y favoriser la mixitĂ© ?), sur l'intĂ©gration des zones rurales isolĂ©es et de l'outre-mer. Ces questions sont très complexes. La situation actuelle n’est pas satisfaisante. Par exemple, la proportion d’élèves issus de PCS dĂ©favorisĂ©s oscille de 40 Ă  95% en ECLAIR et de 20 Ă  90% en RRS.

L’objectif de la DGESCO est de dĂ©finir des critères de labellisation « partagĂ©s et nationaux, facilement actualisables et pertinents pour la rĂ©ussite scolaire Â». En matière de critères liĂ©s Ă  la rĂ©ussite scolaire, nous ne disposons d’aucun indicateur Ă  l’école primaire. Le critère du retard Ă  l’entrĂ©e en 6ème n’est plus pertinent au vu de la politique de rĂ©duction du redoublement. Le seul critère « objectif Â» est la rĂ©ussite au DNB, ce qui conduit Ă  piloter l’éducation prioritaire uniquement Ă  partir des collèges. Les critères retenus pour la politique de la ville ne concernent que des communes de plus de 8000 habitants. La proportion de PCS dĂ©favorisĂ©s resterait le meilleur indicateur disponible d’après le ministère.

Devant la complexitĂ© des questions posĂ©es, le SE-Unsa a revendiquĂ© une dĂ©marche « modeste Â». Il n’y aura pas de « critères miracles Â» qui pourraient s’appliquer partout sur le territoire et assureraient un ciblage parfait. Des ajustements locaux seront toujours indispensables. Contrairement Ă  d’autres organisations qui rĂ©clament un programme unique, nous avons dĂ©fendu une approche diffĂ©renciĂ©e qui correspond Ă  des prioritĂ©s politiques fortes :

  • Un programme national (type RAR) sur les futurs 1000 territoires de la politique de la ville : l’Education Nationale doit prendre toute sa place dans l’action interministĂ©rielle en faveur de ces territoires urbains en dĂ©shĂ©rence qui attendent depuis trop longtemps une action dĂ©terminĂ©e et coordonnĂ©e de la RĂ©publique.
  • Un programme spĂ©cifique intensif pour l’outremer, en particulier la Guyane et Mayotte.
  • Pour les Ă©tablissements et les Ă©coles qui ne relèvent pas du programme national, les acadĂ©mies doivent mettre en place, Ă  partir d’un cadre gĂ©nĂ©ral national, de nouveaux critères de rĂ©partition des moyens, permettant de mieux aider ceux qui connaissent le plus de difficultĂ©s scolaires et sociales, qu’ils soient situĂ©s en milieu urbain ou rural, notamment les territoires ruraux et de montagne reconnus comme territoires de revitalisation. Une attention particulière doit ĂŞtre apportĂ©e aux Ă©coles en difficultĂ©, dont le collège de secteur n’est pas classĂ© en Ă©ducation prioritaire.

 

 

 
 
 
 
ALC