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Budget 2020 : DĂ©calage entre les ambitions et les actes
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Dévoilé ce vendredi 27 septembre, le projet de budget 2020 de l’enseignement scolaire connaît une augmentation de plus d’un milliard (53,3Mds contre 51,7 l’an dernier). Une bonne nouvelle donc ? Pas vraiment.

Comme le SE-Unsa l’avait prédit, les priorités de limitation des effectifs dans le premier degré voulue par le président de la République ne sont pas financées. Plus exactement, c’est la logique du redéploiement du 2d degré vers le 1er degré qui est mobilisée par le Gouvernement. Quelle démonstration plus éloquente qu’un bilan reprenant d’un côté +440 postes dans le 1er degré, de l’autre –440 postes dans le 2d degré ?

Pour le SE-Unsa, ce redéploiement va encore reposer sur le second degré malgré la poursuite de la hausse démographique globale et un contexte de réformes du lycée général et technologique, de la voie professionnelle qui ont besoin d’être accompagnées. Le retrait de 440 postes va encore dégrader les conditions de travail et d’enseignement avec une nouvelle augmentation des effectifs par classe dès le collège.

L’absence de créations d’emploi de PsyEN-EDA et de PysEN-EDO est également un mauvais signal alors que les besoins sont criants.

L’abaissement de la scolarisation obligatoire, la limitation des effectifs en GS, CP, CE1 hors éducation priritaire à 24, le progressif dédoublement des GS en éducation prioritaire sont des mesures positives qui doivent s’accompagner d’un véritable effort budgétaire et pas d’un redéploiement.

La création de 4000 postes d’AESH, l’installation de nouvelles Ulis et la mobilisation de 200 enseignants dans le cadre du plan autisme 2018-2022 sont également des efforts importants dont on espère que la concrétisation sera effective.

Enfin, du point de vue de l’attractivité du métier d’enseignant et de la revalorisation, le projet de budget confirme que ce ne sera pas pour 2020 en dehors des mesures déjà prévues avec l’augmentation des primes REP + (59 millions d’euros) et la poursuite de l’application du Parcours professionnel, carrières et rémunération (PPCR) (300 millions d’euros).

Enfin, si on peut se féliciter de la hausse des moyens (+25 millions d’euros) pour l’Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) au titre de la mission « Action extérieure de l’État », la « préservation des emplois » se traduit par la perte de 42 postes opérateurs supportés par le réseau Canopé.

Pour le SE-Unsa, ce projet de budget 2020 dévoile le décalage entre les ambitions affichées et les actes. Les mesures présidentielles ne doivent pas se financer par redéploiement et la perspective de revalorisation s’inscrit dans un calendrier bien trop distendu au regard des fortes attentes de la profession.

 
 
 
 
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