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CTSD du 2 février 2018
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Après une dernière rentrée où nous bénéficions encore des effets positifs d’un temps où l’Education Nationale était la priorité de la politique gouvernementale, nous avons aujourd’hui et dans le cadre de cette préparation de rentrée un tout autre paysage.

La réorientation de la politique éducative se décline au rythme d’annonces plus médiatiques qu’effectives, et en soignant les conservatismes. Pour notre département, cela sonne le glas d’une école qui travaille à la réduction des inégalités sociales et scolaires.

L’UNSA-Education analyse la carte scolaire au regard du contexte actuel. Les lignes ont bien bougé depuis 10 ans. La suppression de 18 000 postes par an sous le quinquennat Sarkozy a laissé place à la création de 12 000 postes en moyenne chaque année sous le quinquennat Hollande.

Mais après ces deux périodes aux antipodes l’une de l’autre, un simple constat : l’éducation méprisée d’un côté ou choyée de l’autre ne sont plus. Voici le temps de l’éducation un peu prioritaire. Si nous employons cette expression, ce n’est certainement pas pour remettre en cause les classes allégées. Qui pourrait refuser de donner davantage à ceux qui ont le moins ? Mais de là à faire croire comme veut le faire Monsieur le Ministre que jamais un ministère de l’éducation n’aura été si social, il y a quand même un écart pour le moins considérable. Parce qu’au regard de « ce social », le moins qu’on puisse dire c’est que cette carte scolaire n’est pas à la hauteur des ambitions que le ministre veut afficher. Nous rappelons ici que 75% des élèves en difficulté scolaire ne sont pas scolarisés en éducation prioritaire (rapport Delaubier-Saurat de novembre 2013). Il y a, certes, de nombreux collèges en éducation prioritaire mais le Pas-de-Calais, département qui compte le plus de communes de moins de 500 habitants possède aussi d’immenses secteurs ruraux. Il aurait fallu le double de postes pour appliquer la consigne ministérielle des classes allégées sans toucher au tissu des plus petites écoles, de la ruralité, de la maternelle, du secteur dit ordinaire.

Vous l’aurez compris, Mesdames, Messieurs, cette carte scolaire ne nous satisfait pas. Nous ne vous reprochons pas Monsieur l’Inspecteur d’académie les CP et CE1 à 12 , 13 ou 14. Nous apprécions même que vous n’ayez pas fait disparaître le dispositif plus de maîtres que de classes. Mais les moyens alloués à notre département sont insuffisants au regard des ambitions de la Rue de Grenelle et de sa politique éducative.

Qui plus est, nous savons que le revenu fiscal médian, qui doit être considéré comme un indicateur de carte scolaire, parmi d’autres, n’est pas forcément le reflet exact de la population scolaire de l’école concernée. De plus, il n’y aura qu’un maintien des moyens consacrés au remplacement et à la formation continue des enseignants, alors qu’il faudrait abonder ces moyens, qui ne permettent pas encore, même s’ils sont en augmentation, d’offrir une formation continue digne de ce nom aux enseignants du 1er degré.

 

Vous trouverez ci-dessous les décisions prises lors du CTSD Carte scolaire de ce 2 février 2018.


   Mesures et postes divers   
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