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CDEN et CT-SD des 11 et 12 mai 2017
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Déclaration de l’UNSA – Education

 

Monsieur l’Inspecteur d’académie,

Mesdames et Messieurs,

Ce CDEN se tient dans le contexte d’un après élections présidentielles et d’un avant élections législatives. Période floue où, si nous connaissons le futur locataire quinquennal élyséen, nous ignorons encore quelles orientations politiques seront mises en œuvre après les 11 et 18 juin prochains.

18 juin. C’est une date qui nous fait commémorer d’un certain appel. Appel qui finalement n’est pas sans lien avec celui que notre Fédération, l’UNSA-Education, a formulé pour faire barrage à l’élection d’une candidate dont nous rejetons les idées et les soi-disant valeurs. Nous avons toujours combattu ce parti nauséabond, dont les membres fondateurs, personnages douteux et dangereux, ont toujours été opposés à notre devise républicaine de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

Alors certes, le pire a Ă©tĂ© Ă©vitĂ©. Mais les Ă©ducateurs - que nous sommes - ne peuvent se satisfaire « que Â» d’un score de près de 34%. Quand 10,6 millions de nos concitoyens font le choix du communautarisme, de la xĂ©nophobie, du repli haineux sur soi, de la violence verbale, du rejet de la libertĂ© de la presse, … alors les femmes et hommes politiques qui ont conduit et conduiront aux destinĂ©es de ce pays doivent se poser non pas les bonnes mais la seule question valable : comment gouverner pour que « plus jamais ça Â» ? D’ailleurs cette remise en cause, cette introspection doivent aussi concerner tous les pans de la sociĂ©tĂ©.

Ce CDEN se déroule donc dans ce contexte particulier de déshérence rue de Grenelle. Il n’y aura pas d’autres CTM avec Madame la Ministre actuelle toujours aux commandes. Nous restons de ce fait dans l’attente, dans l’inquiétude de voir produits plusieurs textes essentiels.

Nos inquiĂ©tudes sont Ă©galement de mise pour ce qui concerne le programme Ă©ducatif du futur prĂ©sident. Avoir appelĂ© Ă  voter pour lui ne signifie pas pour autant lui donner un blanc-seing. L’essentiel est sauf : les valeurs rĂ©publicaines et la paix sociales ont Ă©tĂ© prĂ©servĂ©es. Pour autant, l’UNSA-Education restera vigilante quant Ă  :

 

- L’autonomie des établissements. Si nous souhaitons que l’autonomie – pédagogique par exemple -demeure, nous n’avons pas la même interprétation quant à la supposée autonomie d’établissement où les règles de recrutement d’affectation seraient laissées à la seule initiative du supérieur hiérarchique

- Vigilante quant à la réforme du bac avec 3 – 4 épreuves et le reste en contrôle continu. Nous ne pourrions accepter l’utilisation de ces épreuves pour une éventuelle sélection à l’entrée à l’université.

- Vigilante quant à l’éventuel abandon de la réforme du collège.

- Vigilante quant à l’utilisation des maîtres surnuméraires pour satisfaire une mesure phare, celle des classes de CP et CE1 à 12 en éducation prioritaire. Ce dispositif PDMQDC plébiscité par l’ensemble de la communauté éducative ne doit pas être remis en cause. Aussi bien pour les élèves que pour les collègues qui se sont impliqués fortement dans ces dispositifs.

Le temps éducatif est un temps long. L’école a besoin de stabilité. Elle ne peut plus être l’enjeu et une variable d’ajustement à chaque nouveau gouvernement, à chaque changement de majorité politique. Maintenant qu’elle vient de finir de se mettre en place, laissons la refondation mener à bien son objectif de bienveillance pour la réussite d’un maximum d’élèves. La remettre en cause, ce qui pourrait être la direction suivie, serait préjudiciable à notre système éducatif.

C’est sur un point Ă  l’ordre du jour de ce CDEN, l’examen des demandes de modification des organisations du temps scolaires dans les Ă©coles publiques, que notre inquiĂ©tude est la plus vive. Plusieurs annĂ©es de concertations, de rĂ©flexion, de mise en place progressive et d’appropriation par tous de la semaine de 4 jours et demi pourraient ĂŞtre rayĂ©es d’un seul trait de plume, très rapidement. Si son programme est appliquĂ© Ă  la lettre, le futur PrĂ©sident laisserait le choix aux collectivitĂ©s locales de garder ou pas les nouveaux rythmes scolaires. Mais imagine-t-on un seul instant notre Ă©cole primaire sur un fonctionnement Ă  deux vitesses. Le dĂ©cret Hamon a permis de garder les 5 matinĂ©es de classe. Mais lĂ , quid de l’intĂ©rĂŞt portĂ© aux Ă©lèves dont on sait que ce sont les plus fragiles qui peinent dans les journĂ©es scolaires trop longues ?... Imagine-t-on les consĂ©quences pour les familles ? Imagine-t-on les consĂ©quences en terme de GRH ? En terme de mutations ?... Si le futur PrĂ©sident souhaite le retour Ă  la semaine de 4 jours, qu’il ait le courage de le dire. Mais qu’il ne laisse pas aux Ă©lus locaux le choix d’un amĂ©nagement qui perdrait de vue l’intĂ©rĂŞt de tous.

Cet intérêt collectif qui justement guide les choix de notre Fédération.

Merci pour votre Ă©coute.

Pascal BECU

 

 

Rythmes : modifications d'horaires

 

123 demandes instruites - 6 non recevables ; 117 recevables qui concernent 51 communes.

 

 

Cadre général :

22 demandes

- 18 avis favorables avec modifications d'horaires,

- 4 avis défavorables avec maintien des horaires actuels.

 

 

DĂ©rogation :

- Décret Peillon (alternance journées courtes et longues ou classe le samedi matin) : 10 communes concernées par des modifications d'horaires.

- Décret Hamon (sur 8 demi-journées dont 5 matinées) : nouvelles demandes : 4 non recevables, 1 défavorable, 3 favorables.

 

 

Comparatif

 

2014

2017
 

715 communes avec Ă©cole(s),                                                                                             

408 communes étaient dans le cadre général en 2017,

706 aujourd'hui

386 aujourd'hui

DĂ©rogation (dĂ©cret Peillon) 

160 communes concernées,

16 communes travaillent le samedi matin 

146 aujourd'hui

12 aujourd'hui

DĂ©rogation (dĂ©cret Hamon)  147 communes concernĂ©es         

174 aujourd'hui

 

Rentrée 2017

63 % des écoles feront la rentrée dans le cadre général

soit 68.2% des élèves

16% des écoles feront la rentrée sous le décret Peillon

soit 13.5% des élèves

21% des écoles feront la rentrée sous décret Hamon

soit 18.3% des élèves

 

 

PEDT

-626 communes en ont un (dont 111 qui arrivent Ă  terme)

-83 n'en ont plus

 

Fond de soutien : versement à 595 communes en décembre, solde versé en mai.

 
 
 
 
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