SECTION SE-Unsa du PAS DE CALAIS - 1 PLACE DE MARSEILLE - 62000 ARRAS
Tél. 03 21 71 18 97 - 62@se-unsa.org

 
CAPD du mardi 22 novembre 2016
  • Lnk_facebook
  • Lnk_google
  • Lnk_twitter

La CAPD a été réunie le mardi 22 novembre à 8h30 à ARRAS.

L’avancement (promotions) des instituteurs et professeurs des écoles y a été examiné.

Il s’agit vraisemblablement du dernier avancement dans la forme actuelle que nous connaissons : grand choix, choix et ancienneté.

 

Déclaration liminaire du SE-Unsa

Monsieur l’Inspecteur d’académie,

Mesdames et Messieurs les membres de cette CAPD,

Cette commission administrative consacrée à l’avancement des enseignants du 1er degré sera la dernière sous sa forme actuelle, avec les 3 rythmes d’avancement que nous connaissons tous depuis des décennies.

Ainsi en a voulu le versant Ministère de l’Education Nationale du PPCR, le parcours Professionnel, Carrières et Rémunérations. Ce PPCR clôt 5 années de refondation de l’école. 5 années de priorité à l’école primaire. Des années de créations de postes, de remise en place de la formation initiale. Des années avec une certaine vision de l’école. Une vision qu’on peut ou pas approuver. Mais une vision qui ne sera pas faite par le petit bout de la lorgnette, par l’optique réductrice des postes supprimés sous l’autel budgétaire.

A quelques mois d’élections majeures pour notre pays, nous en sommes presque à l’heure des bilans. Si le SE-Unsa n’a pas été d’accord sur toutes les décisions finales, s’il aurait souhaité encore davantage pour les collègues, il nous faut savoir dresser un constat honnête, objectif des mesures de revalorisation de notre profession. Des chantiers métiers se sont déroulés. Des indemnités ont été revalorisées. L’équité 1er-2nd degré a été atteinte pour ce qui concerne le suivi et l’accompagnement des élèves avec une indemnité identique de 100€ mensuels. Et le PPCR qui se met en place va permettre aux professeurs des écoles français de remonter progressivement dans la moyenne européenne des salaires enseignants après des années de perte de pouvoir d’achat.

Ce que notre organisation syndicale a également apprécié, c’est la méthode. Car au SE-Unsa, discuter, négocier, proposer, obtenir font partie de notre ADN réformiste et progressiste.  Autant dire qu’à tous les niveaux de notre institution nous avons apprécié les portes ouvertes et les négociations qui s’en sont suivies.

 

 

Le tableau n’est pas non plus tout rose. Des dents continuent à grincer. Ainsi les CPC demandent que leur indemnité, suite à la revalorisation de l’ISAE dont ils sont exclus, soit remise à flots. Qui plus est, ils sont exclus de manière incompréhensible du prorata de l’indemnité Education Prioritaire même si leur territoire d’intervention est concerné par les REP ou REP+ et même s’ils sont en charge de ce dossier.

Il en est de même pour les enseignants référents. Se voir exclus d’une indemnité d’accompagnement et de suivi des élèves alors que c’est là le cœur de leur  métier est plus qu’équivoque.

Aussi, le SE-Unsa a initié deux pétitions en ligne pour les collègues concernés par ces missions ainsi qu’un blocage de l’enquête DGESCO pour les ERSH. Nous revendiquons qu’aucun collègue ne soit oublié à l’issue des chantiers métiers.

Après la rémunération des collègues, le second point de mon intervention concernera le LSU, le livret scolaire unique numérique. Cette année scolaire est celle de sa mise en œuvre. Que cet outil soit imposé dans sa forme, pourquoi pas ? Si ça permet de mieux cadrer, de fournir des indicateurs de performance de maîtrise du socle, d’éviter selon les écoles des livrets qui pouvaient aller jusqu’à une centaine de pages, pourquoi pas ?...

Ce livret numérique est éloigné des évaluations par compétence, il est davantage la photographie d’un positionnement global par rapport aux grands domaines d’apprentissage. D’ailleurs, l’enseignant ne peut cocher qu’une case, reflétant un positionnement global qui englobe plusieurs compétences.

Pour le SE-Unsa, l’intérêt pour les collègues c’est de ne pas encore leur rajouter du travail.  C’est malheureusement ce qui se passe. D’une bonne idée on en arrive à rejeter l’outil parce que sa mise en place est problématique. D’abord une expérimentation grandeur nature à tous les enseignants ne s’appelle plus une expérimentation.

Et, le Ministère n’a pas compris comment fonctionnaient les collègues. Découvrir les outils au fur et à mesure des besoins n’est pas un bon mode de fonctionnement. A ce jour, il n'est toujours pas complètement opérationnel et testable sur les accès professionnels des enseignants.

Nous avons interpellé la ministre en lui demandant une mise en œuvre progressive du LSU. Son directeur de cabinet nous a répondu en disant sans ambiguité qu’il n’y avait pas d’obligation à remplir les bulletins sous forme numérique ce trimestre.

Il précise que le seul élément “incontournable” est le positionnement de fin de cycle sur la maîtrise des domaines du socle, et les bulletins périodiques "pouvant dans un premier temps ne pas être complétés sous forme numérique", il est donc tout à fait possible de produire un livret du 1er trimestre avec un outil habituel, sous forme numérique ou non.

 

Pour ce qui concerne notre département, le SE-Unsa souhaite que la mise en œuvre de ce nouvel outil ne se fasse pas dans la précipitation et sous la contrainte. C’est pourquoi nous vous demandons Monsieur l’Inspecteur d’Académie de délivrer un message clair aux enseignants et aux IEN d’un déploiement progressif, tenant compte de la nécessité d’accompagner les personnels dans leur appropriation du nouvel outil. En attendant, l’utilisation des outils habituels doit rester possible.

Merci de votre attention.

 

Concernant le LSUN (Livret Scolaire Unique), le SE-Unsa a fait remonter les nombreux problèmes rencontrés par nos collègues, notamment  l’outil informatique défaillant : impossibilité d’enregistrer le travail effectué, site non accessible au moins la moitié des vacances d’automne, le week-end, …

 

Réponses de l’IA :

Mr Bessol a pris note des problèmes signalés et va en faire part au service informatique de l’inspection académique.

Même s’il n’est pas opposé à un double système (papier/numérique), l’IA rappelle toutefois que les enseignants devront avoir renseigné les LSUN au terme de l’année scolaire en cours.

Concernant la transition système actuel/PPCR, l’IA attend des précisions.

Le CTM (comité technique ministériel) du 7 décembre devrait être l’occasion de les obtenir.

Les représentants nationaux du SE-Unsa qui y siègent nous informeront rapidement.

Une CAPD sur ce thème sera également réunie.

L’IA a voulu lever certaines inquiétudes à propos des futures modalités de remplacements. Il y aura bien encore un pilotage par la circonscription.

Quelques informations concernant les allègements de service, les maîtres d’accueil temporaires, le recrutement de coordonnateurs de réseau ont été données. 

 
 
 
 
Cliquez pour agrandir