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Primaires de la droite et propositions sur l’Education

 

 

Ce jeudi 3 novembre, les sept candidats à l’investiture de la droite et du centre lors d’un débat télévisé ont avancé leurs propositions en matière d’éducation nationale. Avec leurs prises de position antérieures, nous avons un panel de certaines mesures qui pourraient être décidées si l’un des candidats en question était élu en mai 2017 :

- autoritarisme

- élitisme

- retour des savoirs fondamentaux à l’école primaire (nous devons probablement y enseigner le macramé et la danse de salon en primaire!)

- suppression de dizaines de milliers de postes

- port de l’uniforme

- ministère de l’Education Nationale remplacé par celui de l’instruction publique

- fin du collège unique

- sélection à l’entrée en 6ème (et ils deviennent quoi les « non sélectionnés » ?)

- encore plus de moyens à l’école privée

- augmentation de nos obligations réglementaires de service

- …

 

Pour ne citer que trois exemples précis parmi tant d’autres :

« L’école primaire doit commencer à 5 ans . »  F. Fillon

Nous tenons à signaler à Monsieur Fillon qui a pourtant été ministre de l’Education Nationale – c’est dire s’il devrait savoir de quoi il parle – que l’école primaire commence déjà à 2 ou 3 ans. Il confond primaire (maternelle + élémentaire) et élémentaire.

N. Sarkozy veut payer davantage les enseignants en contrepartie de l’argent récupéré par les suppressions de postes. Ca nous rappelle 2007-2012. Nous avons eu droit à 80000 postes supprimés. Par contre l’augmentation de salaire ...   ???

N. Kosciusko-Morizet estime que certains enseignants n’ont plus à bénéficier du statut de fonctionnaire. Outre que cette précarité existe déjà (le recours aux contractuels dans le 2nd degré), il ne s’agit ni plus ni moins d’un recul de 127 ans en arrière… Les instituteurs sont devenus fonctionnaires d’état en … 1889.

 

Alors, au SE-Unsa 62 nous faisons une proposition. Que chacun de ces candidats aille faire classe ne serait-ce qu’une demi-journée dans un CM2 en éducation prioritaire ou devant des tout petits. Nous risquons de tenir là le scénario d’une comédie qui fera rire 66 millions de nos concitoyens…

 

Pascal BECU

 

NB : En tant qu’organisation syndicale, si nous n’avons pas à nous positionner pour tel candidat ou tel parti politique (sauf à prendre position si la démocratie était menacée), il est de notre devoir d’étudier le programme éducatif de celles et ceux qui visent l’investiture suprême : la présidence de la République française. D'ici avril 2017, nous vous rendrons compte des programmes de tous les candidats quel que soit leur appartenance politique. Quoi qu'il en soit, avec les propositions ci-dessus, nous avons beaucoup beaucoup de craintes pour notre école. Sans parler du recul de l’âge du départ à la retraite et de la remise en question du calcul de cette dernière sur les 6 derniers mois.

 
 
 
 
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