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Rythmes scolaires et activitĂ©s pĂ©riscolaires en milieu rural : le rapport Cartron
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La sĂ©natrice Françoise Cartron a remis au premier ministre son rapport sur le bilan des initiatives prises par les Ă©lus en milieu rural pour organiser et dĂ©velopper les activitĂ©s pĂ©riscolaires. Elle dresse globalement un bilan positif de la rĂ©forme en milieu rural tout en traçant des pistes d’amĂ©lioration. 

Les petites communes se sont en effet saisies des activités périscolaires pour offrir des ateliers de qualité, utilisant les richesses locales, pour attirer les familles et ainsi conserver leur école.

Elle pointe la grande diversité dans la déclinaison des contenus, tout en rappelant que toutes les activités ont un intérêt pour l’élève, y compris les plus simples, notamment celles comportant un aspect ludique. La réforme bénéficie ainsi surtout aux enfants de milieux défavorisés qui n’avaient que très peu accès aux activités périscolaires.

Elle met Ă©galement l’accent sur les difficultĂ©s d’organisation concernant l’articulation entre les TAP et l’APC. Par exemple, la question de la prise en charge de l’élève après les APC, alors que l’activitĂ© pĂ©riscolaire est en cours, se pose.  Par ailleurs, les activitĂ©s TAP et APC, par manque de temps institutionnel de concertation, sont parfois redondantes. Cela nĂ©cessite pour le SE-Unsa la mise en place de formations conjointes entre tous les acteurs (lire l'intervention du SE-Unsa sur ce point lors du dernier comitĂ© de suivi). Ces formations permettraient Ă©galement de dĂ©velopper une approche spĂ©cifique pour l’école maternelle.

La sĂ©natrice mentionne Ă©galement que si la grande majoritĂ© des communes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© du fonds d’amorçage de l’État, seulement la moitiĂ© ont eu un financement de la CAF. Certains Ă©lus ont abandonnĂ© la demande d’aide Ă  la CAF Ă  cause de la complexitĂ© du dossier. Pour le SE-Unsa, il faut donc simplifier la procĂ©dure d’attribution de cette aide.  

Un des risques Ă  terme est un essouflement de l’offre d’activitĂ©s. Pour le SE-Unsa, il faut crĂ©er un vrai partage de ce qui est mis en place.  Âľ des Ă©lus ignorent ainsi l’existence des Groupes d’appui dĂ©partementaux (GAD), crĂ©Ă©s pour aider les communes. La mutualisation est une voie Ă  dĂ©velopper pour enrichir les activitĂ©s et les renouveler.

 
 
 
 
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