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Samedi matin : consultez les rĂ©sultats de notre enquĂŞte !
Article publié le mardi 5 février 2008.
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Suppression du samedi matin :
quelles conséquences sur l’exercice du métier ?

 

Donnez votre avis sur les « 108 heures » !

 

Les résultats !

 

Réponses traitées jusqu’au 1er février 2008.

En tout, 6.782 retours.

 

1. Etes-vous d’accord avec les différents types de missions décrites dans les 108 heures ? Sinon, que manque-t-il à votre avis ou qu’est-ce qui ne devrait pas y figurer ?

- pas du tout d’accord sur ces 108 heures 19%

- tout à fait d’accord sur ces 108 heures 16%

- d’accord sur les missions mais pas sur la répartition horaire 63%

- NSP 2%

 

 

2. Que pensez-vous de la répartition horaire proposée par le Ministère : 20h pour les travaux au sein des équipes et relations avec les parents + 14h de formation + 6h de conseils d’école + 68h pour des actions directes auprès des élèves en difficulté ?

 

  • Les heures pour travaux en équipe sont largement sous-évaluées, pour 92% des sondés.

Les collègues évoquent pêle-mêle : la mise en place des projets + PPS + rencontres assistantes sociales, médecins, orthophonistes, CLAE …+ le travail d’équipe autour des évaluations + les réunions avec les différentes associations : USEP …+ l’accueil du PE2 en stage filé + les relations maternelle/élémentaire, élémentaire/collège …

Ce qui ressort le plus c’est :

 les PPRE (programmes personnalisés de réussite éducative) pour lesquels 25,6% des collègues mettent en avant le temps important de concertation, de mise en œuvre et de suivi en plus des temps institutionnels (27ème heure).

 les PPS (projets personnalisés de scolarisation pour les enfants en situation de handicap) qui nécessitent, en plus, des concertations avec des partenaires extérieurs de l’école : 33% le signalent.

 

  • 2h seulement pour les parents, c’est très insuffisant, pour 87% des sondés.

11% ajoutent qu’il est important que les réunions de parents soient clairement inscrites dans nos obligations de service mais à un niveau « décent » : les propositions horaires vont de 6h à 12h par an.

 

  • Pas de remarques faites sur les 6h de conseils d’école (volume maintenu).

 

  • Concernant les 14h, 82% des collègues ne voient pas l’intérêt d’augmenter ce temps si cela reste en l’état (conférences pédagogiques). C’est quasiment le même chiffre (79%) si on le transforme en formation car, alors, ce temps paraît très nettement en dessous des besoins et des attentes en la matière. (Voir aussi question 3.)

 

  • Concernant les 68 heures consacrées aux élèves en difficulté :

73% contestent que seul le temps de présence devant élèves soit pris en compte.

Les collègues font état de temps nécessaire pour l’amont et l’aval de ce dispositif de soutien : temps d’évaluation diagnostique, d’analyse, de réflexion de l’équipe, de rencontre avec les membres du RASED, de rencontre de la famille, de préparation, de mise en place, de réajustement au fil des séances, de liaisons avec les collègues du cycle …

55% de ces collègues mettent en avant l’importance des réunions de synthèse RASED et des équipes éducatives qui ont lieu mais pour lesquelles aucun temps institutionnel n’est prévu. Cela peut devenir exponentiel notamment pour les directeurs qui font partie de chacune de ces « instances » : 29% des collègues nous le signalent explicitement.

 

3. Que pensez-vous du passage des conférences pédagogiques en formation ? Pensez-vous qu’elles doivent être maintenues spécifiquement ?

Les avis sont mitigés :

- Pour 42%, cela ne serait pas un mal qu’elles disparaissent complètement au profit de temps réels de formation.

 Ce qui leur est reproché : cours trop magistraux, peu d’éléments pour améliorer sa pratique, peu de lien avec le concret de la classe

- Pour 43%, il faut conserver les conférences pédagogiques telles qu’elles existent :

 Danger de déconnecter les IEN des écoles

 Refus de voir de la formation s’installer uniquement hors temps présence des élèves

- Ce qui est clair par contre, c’est la nécessité de bénéficier de plus de formation : 58% demandent que le volume horaire consacré soit plus important et notamment :

  • par rapport à la prise en charge des élèves en difficulté

  • par rapport à la scolarisation des élèves en situation de handicap

 

 

4. Que pensez-vous du traitement particulier des enseignants de maternelle ? Quelle(s) autre(s) proposition(s) pour l’utilisation de ces deux heures ?

- 61% des sondés estiment qu’il y a, au sein de l’école maternelle, des difficultés à traiter sans avoir besoin d’être affectés en élémentaire, d’office.

Sont cités :

  • le travail sur le langage qu’on peut ainsi mener en petit groupe, en dehors du temps de classe 

  • les projets personnalisés de scolarisation pour les élèves en situation de handicap (première scolarité de ces enfants donc plus de travail d’analyse, de concertation avec les familles et les partenaires extérieurs de l’école) 

  • la préparation, le suivi et le bilan des activités menées par les ATSEM 

- 28% expriment leur désaccord total à intervenir en élémentaire si cela leur est imposé.

- 19% sont favorables à cette intervention, mettant en avant la nécessité de la continuité éducative et l’importance du lien entre la GS et le reste du cycle 2.

- 8% jugent que les enseignants de maternelle doivent intervenir en élémentaire, pour une question de « justice » entre enseignants du 1er degré.

 

 

5. Quelles seraient vos autres demandes concernant le fonctionnement de ces 108 heures ?

L’essentiel des demandes recoupe la demande d’un temps de concertation abondé pour ce qui concerne les travaux au sein des équipes pédagogiques (voir 1er alinéa de la question 2.).

Au-delà de cette demande, apparaissent :

  • la demande d’un retour aux cours du samedi matin pour 5%

  • une demande de décharge supplémentaire pour les directeurs : 46%. Parmi ces collègues, 35% réclament du temps de décharge pour les directeurs actuellement non déchargés (1 à 3 classes) et 65% du temps de décharge pour organiser ce dispositif (souhaitent que le temps libéré ne le soit pas directement auprès des élèves mais pour assurer le travail de coordination que cela va demander).

  • 4% réclament un service à 24h sans récupération des 108 heures dégagées

 

 

Quelques phrases qui témoignent de la demande du capital-temps aux équipes :

« Nous ne sommes pas fumistes, il n’est pas nécessaire de nous infantiliser ».

 

« Donnez-nous le temps d’approfondir nos missions plutôt que de les alourdir ! ».

 

« Un peu de souplesse pour que chaque école puisse aménager au moins une partie de ces heures en fonction de son public d’élèves ».

 

 
 
 
 
ALC