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RĂ©union d’information syndicale : avenir de l’IUFM du 3 fĂ©vrier 2010
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Malgré l’enjeu du sujet, peu de participants, hormis une dizaine de délégués syndicaux, seuls quelques PE 1 s’étaient déplacés. Notons la présence de 2 représentants des services techniques de l’IUFM de Nevers, les autres agents étant au travail.
La réunion a commencé par un point de situation détaillé d’Henri Valès, actuel responsable de l’IUFM de Nevers. Nous en reprenons les points essentiels, certains points ont été développés à l’occasion de remarques. Le débat a été ouvert, consensuel, mais avouons-le, un peu résigné.
 
Second degré
Les maquettes des futurs Masters professionnalisants ne sont toujours pas finalisées. Il serait question d’un « parcours » (environ 80 heures pour l’année) consacré à la découverte du métier d’enseignant et venant s’ajouter aux masters existants.
Cette « micro-formation » serait un tronc commun pour tous les masters orientés vers le second degré, ce qui permettrait un co-pilotage par les IUFM.
 
Admis au concours : la formation des jeunes enseignants du second degré se ferait en plus de leur service « allégé » l’année de la titularisation, ramené de 18 à 15 heures (si pas d’heures sup imposées…).
Premier degré
Le master orientant vers le professorat des écoles comportera dans sa dénomination les termes orientation, formation. En effet, il doit permettre (en théorie…) d’ouvrir sur d’autres débouchés que l’enseignement.
Les années de Master 1 et 2 seront préparées sur l’ensemble des sites IUFM. L’antenne de Nevers sera donc pérennisée pour la rentrée 2010 : il lui faudra trouver une soixantaine d’étudiants.
Comment seront répartis les étudiants entre les différents sites ? La question reste en suspend. Une seule chose de sûre : il y aura concurrence entre les universités, et à l’intérieur de celles-ci entre les antennes IUFM. Le concours pourra être passé dans n’importe quelle académie.
 
Qui va vouloir venir à Nevers ?
Plusieurs pistes sont travaillées :
  • proposer des options spécifiques : développer une culture scientifique, éducation à la santé.
  • Ouvrir à un public extérieur : cours du soir, télé-enseignement. Cette initiative implique de gros efforts de la part de l’équipe enseignante. Le SE-UNSA salue cette volonté d’ouvrir la profession à d’autres publics que les seuls étudiants, beaucoup de personnes titulaires d’une licence mais déjà dans la vie active s’estimant « prises au piège » par la réforme de la masterisation.
  • Jouer la carte de l’environnement : Nevers est certes un peu isolée mais le coût du logement y est moins important qu’ailleurs. Cette question doit être traitée avec les élus locaux.
    IUFM « discount » ? Rien n’est moins sûr : le Conseil Général cherche plutôt à réduire les frais de fonctionnement de l’IUFM (- 40 000 € mais nous ne disposons pas du chiffre global), alors aider des étudiants à se former à Nevers... Les finances de l’ensemble des collectivités locales sont mises à rude épreuve par tous les bouleversements en cours.
  • Grouper l’avenir de l’IUFM avec les autres pôles universitaires de Nevers : ISAT, faculté de droit. Afin de mutualiser les efforts en termes d’hébergement, de restauration …
 
Quid des admis au concours de juin ?
La seule information réellement parlante c’est le courrier du ministre en réponse à la lettre du SE-UNSA. Son contenu n’est pas très encourageant : il prévoit un accompagnement des lauréats jusqu’aux vacances de Toussaint (IMF + maîtres d’accueil temporaires ?), ensuite le reste du tiers-temps de formation leur restant (environ 5 semaines) sera ventilé sur le reste de l’année.
Sur quels postes seront-ils nommés ?
Quand ? Les IA devaient se réunir pour débattre de la question cette semaine. Les infos données en CTPA restent pour le moment évasives mais il tout de même déjà fait mention d’un référent de proximité. (prochain CTPA en mars)
 
Formation continue
Les organisations syndicales comptaient sur une mobilisation de l’ensemble de la profession sur ce point. En effet, la réforme va remettre en cause la formation continue dans le premier degré : beaucoup moins sur le temps scolaire, perte également en termes de proximité.
Autre souci d’ordre organisationnel : les formations Education Nationale (DAFOP) et universitaire (IUFM) seront dissociées. Les formateurs IUFM ne pourront plus encadrer les collègues aussi facilement que maintenant. Dans le même ordre d’idée : actuellement seule une demi-douzaine de formateurs dépend de l’Université, les autres sont mis à disposition. Le nouveau système saura-t-il s’en accommoder ?
 
Bilan
Pas très réjouissant, les problèmes sont toujours là :
  • Pour les étudiants, 5 années d’études après le bac qu’il va falloir réussir à financer.
  • Seulement 108 heures de stage au cours des années de Master. De jeunes enseignants nommés de suite après le concours sur des postes, accompagnés mais pas vraiment formés.
  • Une remise à plat de la formation continue qui ne mobilise guère la profession.
  • Une antenne IUFM à Nevers, qui doit s’investir dans un projet qu’elle rejette mais apparaît aujourd’hui comme sa seule chance de survie. 
 
Face à la sélection par l’argent, la mise en concurrence des établissements de formation, certains veulent réagir : il est question de bloquer le concours de septembre.
Si vous voulez aussi essayer de faire quelque chose : rejoignez-nous, mercredi 31 mars, dans les locaux de l’IUFM, à 13 h 30, pour une Assemblée Générale intersyndicale où tous ces points seront complétés et mis en débat.
 
B.Guého
 
 
 
 
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