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en bref : Ă©val cm2, rythmes scolaire, remplacement
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Evaluations CM2 : un gri-gri ministériel

Qu’un Ministre de l’Education Nationale cherche à mesurer les acquis des élèves à l’issue de leur scolarité primaire n’est pas condamnable en soi ; c’est même un passage obligé pour définir les axes de la politique éducative nationale. Mais dans le cas de ces évaluations CM2, nous sommes sur un tout autre registre. Annoncées dès novembre 2007 dans le document d’orientation de Xavier DARCOS pour « définir un nouvel horizon pour l’école primaire », elles devaient être construites à partir des connaissances et compétences du socle commun attendues à ce niveau de la scolarité. Or l’intention pédagogique s’est muée en injonction politique dénuée de tout raisonnement éducatif : une évaluation-bilan en milieu d’année, des notions ne correspondant même pas au niveau attendu y compris des nouveaux programmes fraîchement installés. Bref, juste un coup médiatique auprès d’une population à qui on promet, la main sur le cœur, qu’il s’agit tout légitimement de connaître les acquis des élèves français et que l’enseignant de CM2 pourra, en quelques mois à peine, redresser la barre si nécessaire avant l’entrée en sixième. Seulement voilà, la ficelle était un peu grosse. Le SE-UNSA a été l’un des premiers à dénoncer ce simulacre d’évaluation nationale et a convaincu ses partenaires syndicaux (Snuipp et Sgen) de donner une consigne intersyndicale de passation sélective des épreuves et de remontée des résultats via un autre fichier que celui exigé par l’administration. Car nous avons pensé aux enseignants mais aussi aux élèves et à leurs familles qui auraient à gérer l’ineptie des exercices mais surtout les résultats souvent mauvais qui découleraient naturellement d’une évaluation si mal conçue. Les pressions de toutes parts n’ont pas eu raison de notre détermination et de celles des collègues qui ont massivement suivi la consigne du SE-UNSA.

 

Ecole le mercredi matin  ?

 

Les avis sont plus que partagés. Comment pourrait-il en être autrement si l’on considère la liste des partenaires concernés ainsi que la diversité voire l’antagonisme des intérêts respectifs : les enseignants, les parents, les collectivités territoriales, les associations complémentaires de l’école … Mais du point de vue de l’enfant ? C’est là que les choses se compliquent car d’aucuns prétendent être les mieux placés pour savoir ce qui est le mieux pour lui. Il existe sûrement, toutefois, un point sur lequel on peut tous s’accorder : la priorité à l’aménagement de la semaine et surtout à l’allégement de la journée scolaire qui est trop lourde à tous les niveaux et ne favorise pas une vie éducative et des apprentissages de qualité.

La suppression du samedi matin à la rentrée 2008 était l’occasion de repenser les rythmes scolaires. Ainsi le SE-UNSA avait réclamé un bilan des divers modes d’organisation existants pour avoir un aperçu complet, objectif. Le gouvernement a quant à lui choisi une entrée réductrice, décrétée, qui n’a rien réglé (voire même aggravé) la situation.

Pour le SE-UNSA, tout aménagement du temps de l’enfant doit tenir compte de son âge et de ses besoins. Il doit par ailleurs s’inscrire dans un projet global mettant en cohérence le temps scolaire, le temps périscolaire et le temps dans la famille. Ainsi, il doit être recherché des solutions visant à aménager le temps global de l’enfant en nouant des partenariats entre le système éducatif, les collectivités locales et les associations complémentaires de l’école publique.

Ce qui implique de la concertation, la recherche d’un compromis !  Ceux qui pensent que la seule voie possible c’est l’imposition d’en haut feraient bien d’être prudents …

 

agence du remplacement, génération précaire

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Depuis son discours de Nantes en septembre 2007, Nicolas Sarkozy n’a pas modifié d’un iota sa vision de la Fonction publique. Même si elle avance cachée, la politique que le gouvernement met en œuvre répond directement à sa vision libérale des fonctionnaires : trop nombreux, trop chers et…pas assez de place pour le marché. La nouvelle conception du remplacement l’illustre parfaitement.

 

Les rapports annexés au budget font état d’une efficience remarquable des dispositifs de remplacement. Ainsi dans le premier degré est-il noté « Les indicateurs portant sur le remplacement montrent également une situation saine au niveau national comme dans la plupart des académies  ». Dans le second degré « pour couvrir un besoin qui a augmenté depuis juin 2003 de 2 027 ETP, l’efficience des dispositifs de remplacement et de suppléance s’est globalement améliorée : les moyens consacrés au remplacement en cours d’année et à la suppléance ont diminué de 2 725 ETP. Le taux de rendement des personnels a progressé de plus de 10 points en cinq ans ». En résumé le système fonctionne, donc… on va le dynamiter !

 

Dans le premier degré, le remplacement est dans le collimateur de la machine à faire des économies. 25 000 ETP c’est tentant quand on veut diminuer l’emploi public. Trois axes sont mis en œuvre : recours à des non-titulaires, dégradation du temps nécessaire pour avoir un remplaçant, abandon du principe des listes complémentaires.

Un exemple : l’IA des Deux-Sèvres vient de recruter 11 contractuels pour occuper des postes vacants jusqu’à la fin de l’année. Double avantage : on les paie peu, ils ne seront plus là en juillet. Un appel à la liste complémentaire aurait coûté plus cher : un enseignant recruté, payé pendant les vacances et inscrit à l’IUFM l’année suivante… On recule de vingt ans en arrière.

La préparation de la rentrée montre une évolution inquiétante. Pour faire « passer » les retraits, les départements abusent des suppressions de remplaçants. Près d’une dizaine dans le Pas-de-Calais alors que l’an dernier les classes sans maitres se sont multipliées… On rend le recours à l’auxiliariat inévitable.

 

Dans le second degré, la situation est si mauvaise que le ministère retarde l’annonce des suppressions de 3000 TZR. La création d’une agence de remplacement pour la rentrée qui permettrait d’économiser ces postes ne vise qu’à une chose, développer le recours aux non-titulaires.

 

Le SE-UNSA dénonce ces orientations. Le recours à des non-titulaires sous-payés et sans formation professionnelle ne peut servir de réponse. Nous avons besoin d’emplois de titulaires remplaçants. La destruction de l’emploi public renforce les difficultés aujourd’hui. Raison de plus pour agir ensemble le 19 mars.

 

ci-dessous : pour en savoir un peu plus

 

 


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