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20 NOVEMBRE 2008 : grève
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20 NOVEMBRE 2008

Les enseignants massivement en grève et dans la rue.

 

 Dans la Nièvre, 70% des enseignants des écoles et près de 50 % des professeurs des lycées-collèges ont répondu à l’appel intersyndical (FSU, SDEN-CGT, SGEN-CFDT, SNFOLC et UNSA Education) et 700 ont manifesté à Nevers.

Après la manifestation à paris du 19 novembre, c’est la deuxième interpellation forte du Ministre qui serait bien avisé d’en tenir compte !

 

 Les écoles, durement attaquées par le SMA (service minimum d’accueil), la suppression des RASED s’ajoutant aux réformes faussement novatrices, ont répondu par une grève très suivie. Nombre d’écoles étaient fermées, citons entre-autres :

 

Alligny en Morvan, Billy Chevanne (mat), Champvoux, Chantenay St Imbert, Château-Chinon (élem et mat), Chevenon, Chaulgnes (mat), Clamecy (élem), Corbigny (élem), Dornes, Fourchambault (mat), Gimouille, Guérigny (mat), Imphy (Jean Jaures, Beuche, Bourg), La Marche, Lucenay les Aix, Nevers (Brossolette, Blaise Pascal (mat et élem), Claude Tillier), Planchez, Saincaize Meauce, St Parize le Chatel, St Pierre le Moutier (mat), Toury Lurcy, Toury sur Jour, Varennes-Vauzelles (Romain Rolland)…

 

Nous avons pu vérifier grâce aux éléments fournis par nos militants un taux de grève à hauteur de 81%.

 

 La manifestation de l’après-midi a rassemblé très certainement près de 700 participants dans une ambiance à la fois sérieuse et grave, de l’Inspection Académique à la Préfecture, avec des pauses pour des prises de paroles aux différents ronds-points du parcours. Les associations complémentaires de l’enseignement public, FOL, Francas, JPA, PEP, dans le collimateur du ministre d’une part et les parents d’élèves FCPE d’autre part ont amplifié le mouvement enseignants.

 

 La réunion-débat, qui avait précédé, a montré la combativité dans la défense de l’école et du système éducatif en général. Des pistes d’actions évoquées devront maintenant être explorées surtout si le ministre persiste dans son autisme.

 

 Ce 20 novembre, les RASED ont réagi collectivement avec force et vigueur, les enseignants de maternelle ont montré leur pugnacité. Cette vivacité est de bonne augure quant à la poursuite des actions.

 

Le SE-UNSA remercie les militants qui lui ont permis d’appréhender le niveau de mobilisation et qui ont contribué à la réussite de cette journée.

 

Céline BARGE, Bruno GUEHO, Sonia SAILLARD,

 

 

 

Communiqué nationale du SE-UNSA

 

 

 

GREVE DU 20 NOVEMBRE : LE TOURNANT

 

Le ministre de l’Education nationale avait jusqu’à présent argué de ses origines professionnelles pour justifier le bien-fondé de la politique éducative du gouvernement. Cet argumentaire a vécu.

 

Lorsque 70 % des enseignants du 1er degré et près de 50 % dans le second degré cessent le travail, c’est bien qu’une faille s’est clairement creusée entre le ministre et ses enseignants. En ce sens, la grève du 20 novembre constitue un tournant.

 

Y voir le résultat d’on ne sait quel complot ou manipulation, est une explication simpliste qui ne convainc plus personne. Si toute une profession conteste la politique du ministre, c’est tout simplement que son contenu et ses méthodes la heurtent et ne lui paraissent pas adaptées à la réalité et aux besoins de leurs élèves.

 

Le dialogue social et la négociation sont désormais les seules réponses possibles. Pour le SE-UNSA, l’Ecole publique ne peut fonctionner dans un esprit d’opposition et de division. C’est le rôle d’un politique que de savoir analyser les situations et d’en tirer les conséquences. C’est le rôle d’un ministre de l’Education nationale que d’écouter ses personnels et de comprendre qu’il ne peut avoir toujours raison contre eux.

 

 Paris, le 20 novembre 2008

Luc Bérille

Secrétaire Général

Communiqué nationale intersyndical

 

SE-UNSA - SGEN-CFDT - SNUIPP-FSU

 

OUVREZ DES NEGOCIATIONS MONSIEUR LE MINISTRE !

 

 

Au cœur de la mobilisation du 20 novembre, la grève des enseignants du 1er degré s’inscrit comme l’une des plus massives de ces dernières années.

 

Près de 70 % d’entre eux ont cessé le travail et manifesté pour :

 

 que cessent le mépris, les mesures unilatérales imposées dans la précipitation et sans aucun dialogue social : EPEP, IUFM, SMA, ...

 exiger un autre budget qui permette de faire face à la hausse des effectifs et de transformer l’école pour favoriser la réussite de tous les élèves

 le maintien des RASED

- que soit reconnue et respectée l’école maternelle

- un véritable dialogue social, le respect du paritarisme et des droits syndicaux,.

 

 

Le message transmis par toute une profession aujourd’hui , est massif, net et déterminé.

 

A l’issue de cette journée, l’urgence est désormais au dialogue social et à l’ouverture de négociations.

 

Le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et le SNUIPP-FSU décident d’innover en adressant au ministre un « préavis de négociations » lui donnant, à l’image des préavis de grève, 5 jours pour ouvrir ces négociations. Pour leur part, nos trois syndicats affirment solennellement qu’ils sont disponibles à tout moment pour négocier sur les sujets au cœur du conflit.

 

Ils pressent le ministre d’entendre ce que des centaines de milliers d’enseignants lui disent ce 20 novembre.

 

Sans réponse de sa part, l’intersyndicale SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNUIPP-FSU, en tirera toutes les conséquences et proposera aux personnels de nouvelles actions pour contraindre le ministre à prendre en compte leurs revendications.

 
 
 
 
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