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compte-rendu CDEN du 24 10 2008
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Compte rendu CDEN
Du Jeudi 24 novembre 2008
 
Peu de nouveautés par rapport au CTP de la semaine dernière mais d’autres problématiques ont été abordées. Rappelons que cette réunion est présidée par le préfet et que les élus (maires, conseillers généraux...) y sont représentés.
À l’Unsa - Education nous nous félicitons de la volonté de dialogue tant de la part du Préfet que de l’Inspecteur d’ Académie. Malgré tout, sur le fond, pas de surprise, ils restent bien dans leurs rôles et essayent de promouvoir, au mieux, la politique actuelle du gouvernement à savoir le désengagement de l’Etat chaque fois qu’il le peut.
L’UNSA Education a d’ailleurs rappelé que si nous sommes ouverts au dialogue, nous dénonçons des négociations qui de toute façon vont aboutir à moins de fonctionnaires ou d’argent de la part de la nation pour assumer ses missions et notamment la première d’entre elles : l’éducation.
La réunion a commencé par la lecture de la déclaration préalable commune à toutes les organisations syndicales présentes appuyées par les associations d’éducation populaire FOL, PEP, OCCE et Francas. (pièce jointe). Du fait des débats ouverts, l’ordre du jour a été un peu chaotique.
Un temps a été réservé à l’examen de la réalité de l’AREC du Morvan. M. Bazin demandant que le dispositif aille au-delà d’une simple prime octroyée aux enseignants du secteur concerné.
L’UNSA Education interpelle l’administration afin de connaître le nombre de directeurs d’école n’ayant pas bénéficié d’EVS. Il nous est répondu que 138 EVS sont en poste et que tous les directeurs ayant formulé une demande ont été satisfaits. Pourtant nous savons qu’ici ou là ce n’est pas le cas, si vous êtes directeur d’école et que vous n’avez pas pu bénéficier de l’aide d’un emploi EVS n’hésitez pas à nous contacter.
La scolarisation des 2 ans a également fait débat. L’Unsa éducation a rappelé que cette scolarisation précoce était un correcteur d’inégalité sociale.
La réponse de l’administration a de quoi inquiéter : une réflexion doit être menée sur l’accueil des tout-petits (jusqu’à 3 ans ?) en y associant les crèches et haltes garderies. En clair : l’école maternelle est-elle la meilleure solution ?
À l’UNSA Education nous sommes sûrs que oui.
Interpellé par une mairesse sur son refus d’ouverture de poste dans une maternelle, refus qui a entraîné l’inscription de 6 enfants dans l’école privée de la ville voisine, l’I.A. a rappelé que ses services ajustaient au mieux les moyens qui leur étaient donnés, et qu’ils mettaient les enseignants là où étaient les élèves.
Les suppressions de poste ont un prix : la carte scolaire.
L’I.A. a rappelé aussi que pour lui les petites structures sont improductives, préparant ainsi le terrain à de nouveaux regroupements pédagogiques. L’ UNSA Education n’est pas par principe hostile à ces aménagements, du moment qu’ils se font sereinement. Mme Mongiat a rappelé à cette occasion les 11 400 000 € dépensés chaque année par le conseil général pour le transport scolaire.
L’ UNSA Education interpelle l’I.A. sur l’aide personnalisée dans le primaire qui, du fait des transports scolaires justement, de la non-possibilité d’utiliser le mercredi et d’autres blocages, impose aux équipes des solutions qui interrogent. Des pauses méridiennes expresses, des journées à rallonge, tant pour les élèves que pour leurs maîtres(-esses). L’I.A. ne répond pas vraiment et rappelle que le redoublement est contre-productif, que le niveau de qualification atteint par les élèves nivernais est trop bas, enfin que le soutien est une nécessité. Son descriptif évite soigneusement de mentionner les RASED.
L’ UNSA Education demande à nouveau la parole et par la voix d’André DUMARET, psychologue scolaire, s’alarme de la fin programmée des RASED , il n’y aura plus ni de maître E ni de maître G. Aucune alternative à l’aide personnalisée ne pourra dès lors être proposée dans les écoles. Il faudra sortir de l’école pour aller vers des structures du type CMP, CMPP qui sont déjà submergées et qui se trouvent toutes en ville, ou bien faire appel à des officines privées. L’I.A. répond que pour l’instant aucun texte officiel n’est paru...
Les statistiques départementales sont alors présentées ; aucun changement / CTP.
L’assouplissement de la carte scolaire fait à nouveau l’objet d’un débat, le nombre de dérogations n’est pas négligeable (plus de 100) et en constante augmentation. Des établissements, surtout à cause de leur situation géographique, commencent à saturer. Mme Mongiat informe qu’aucun agrandissement de collège n’est à l’ordre du jour. L’I.A. rappelle les critères d’octroi de la dérogation. Il est vérifié que le choix des parents se fait principalement à partir d’une représentation plus ou moins fondée des établissements.

La réduction du nombre d’agences comptables (de 10 à 5 ) alarme également. Il est dit que ce serait à moyens constants et que cette mesure est purement technique. À l’UNSA Education nous sommes très sceptiques.
Nous interpellons l’administration pour demander que dans les statistiques collège la colonne E/D (élèves/division) figure non seulement de façon globale comme maintenant, mais aussi par niveau de classe, afin de mieux appréhender les variations d’effectifs et de pouvoir faire une lecture prévisionnelle. (97 élèves de 5 ème, c’est peu parlant si on ne connaît pas le nombre de classes.)
La nomination de 2 DDEN est approuvée par l’assemblée.
Viennent alors les questions diverses :
 
Le CDDP de Château Chinon : il serait transféré vers le collège et un poste d’animatrice école aurait été créé. L’administration rappelle que ce problème relève surtout de la compétence du CDDP.
Fusion des Lycées du Banlay à Nevers : une lettre intersyndicale de refus du dispositif a été envoyée au Recteur. L’UNSA Education est associée à cette démarche. L’I.A. rappelle que c’est de la compétence du CTP académique.

L’UNSA Education interpelle l’administration sur le SMA. Il est tout d’abord demandé à Mme Chevalot de préciser, de nouveau, en présence des élus concernés, que ce dispositif ne concerne que les absences pour fait de grève.
Ensuite, nous avons fait part de la grogne des collègues non-grévistes concernant la « déclaration non-gréviste  » à faire parvenir dans les 48 heures qui suivent un mouvement. Nous nous sommes alarmés de l’énorme quantité de papier à gérer à l’heure du Grenelle de l’environnement ; de la surcharge de travail pour les services, des erreurs possibles, des recours inévitables en cas de retrait injustifié. Mme Chevalot nous signifie que c’est un dispositif réglementaire et que dès lors, il s’applique à tous.


Nous sommes avant tout des fonctionnaires. Si certains avaient la prétention de se prendre pour des éducateurs, les temps difficiles que nous traversons sont là pour leur rappeler le contraire !


   dĂ©claration prĂ©alable   
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