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Éducation prioritaire : changements en vue
Article publié le mardi 9 octobre 2018.
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Alors qu’une circulaire de 2014 prévoyait la révision de la carte de l’éducation prioritaire pour la rentrée 2019, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé qu’elle serait maintenue jusqu’en septembre 2020.
 
En attendant, il a chargĂ© Ariane AzĂ©ma (IGAENR) et Pierre Mathiot (Professeur des UniversitĂ©s) d’une mission visant Ă  « redĂ©finir la territorialisation des politiques Ă©ducatives, ainsi que les politiques dĂ©diĂ©es Ă  l'Ă©ducation prioritaire et au monde rural dans toute sa diversitĂ© Â»
 
Cette mission devra mener une rĂ©flexion sur une « vision globale de ce que doit ĂŞtre la politique territoriale de l’Éducation nationale » et d’imaginer de nouvelles modalitĂ©s pour un pilotage de proximitĂ©, de rĂ©flĂ©chir Ă  l’attractivitĂ© des postes et de proposer « un cadrage national capable de s'adapter Ă  des situations locales très diverses  Â».
Le ministre a affirmé vouloir éviter les effets de seuil, qui se cristallisent sur les incompréhensions liées à la sortie de l’éducation prioritaire, mais aussi mettre fin à l’opposition entre le rural et l’urbain.
 
Le SE-Unsa observe que la loi de refondation de 2013 a posĂ© les jalons d’une prĂ©occupation accrue de la politique d’éducation prioritaire, qui a Ă©tĂ© opĂ©rationnelle Ă  partir de la rentrĂ©e 2015. Des dispositifs nouveaux ont Ă©tĂ© mis en place pour rĂ©pondre aux objectifs Ă©ducatifs ou pĂ©dagogiques du rĂ©fĂ©rentiel de l’éducation prioritaire, comme notamment, le « plus de maĂ®tres que de classes Â» ou la pondĂ©ration en REP+. Toutefois, chaque rĂ©seau a ses spĂ©cificitĂ©s et l’adaptation d’une politique nationale Ă  des rĂ©alitĂ©s locales, ne peut s’inscrire que dans un temps long, au risque de fragiliser ces Ă©quilibres.
 
Pour le SE-Unsa, une politique affirmĂ©e d’ « Ă©ducation prioritaire » doit ĂŞtre maintenue dans les territoires les plus en difficultĂ© et ne pas ĂŞtre diluĂ©e, au risque de voir s’effilocher une expertise prĂ©cieuse en termes de pratiques pĂ©dagogiques, de formation des personnels et de relations avec les parents : des Ă©lĂ©ments importants pour la prise en compte des besoins des Ă©lèves des milieux populaires. 
 
Il reste cependant Ă  accorder aux Ă©coles dites orphelines, parce qu’elles prĂ©sentent exactement les mĂŞmes caractĂ©ristiques que les zones d’éducation prioritaires en termes de difficultĂ©s sociales et scolaires tout en ne bĂ©nĂ©ficiant pas du label « EP Â», les mĂŞmes moyens humains et financiers que les Ă©coles et Ă©tablissements de l’éducation prioritaire.  De mĂŞme, certains lycĂ©es, qu’ils soient gĂ©nĂ©raux, technologiques, professionnels ou polyvalents, doivent ĂŞtre Ă©galement labellisĂ©s « Ă©ducation prioritaire Â» au vu des publics qu’ils scolarisent. 
 
La mission Azéma-Mathiot commencera ses travaux au mois de novembre. Le SE-Unsa prendra toute sa part dans la consultation qui s’annonce.
 
 
 
 
ALC