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Rapport sur la refondation de l’Ecole : de bonnes bases à confirmer et à consolider
Article publié le mercredi 10 octobre 2012.
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Le rapport intégral est consultable ici : http://www.refondonslecole.gouv.fr/wp-content/uploads/2012/10/refondons_l_ecole_de_la_republique_rapport_de_la_concertation1.pdf

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Le rapport sur la refondation de l’école vient d’être rendu public. L’UNSA Education se félicite qu’il fixe des objectifs ambitieux pour rendre notre école plus juste, l’adapter au XXIème siècle et permettre la réussite de tous.
L’UNSA Éducation approuve l’objectif d’un nouveau socle commun ainsi que l’affirmation du continuum de la scolarité obligatoire. La sortie nécessaire du « tout disciplinaire »,  le développement des compétences, l'appel à de nouvelles pratiques pédagogiques et à une évaluation repensée, ainsi que la valorisation de projets éducatifs de territoires associant tous les acteurs de l’éducation, vont également dans le bon sens. Dans cette logique, la formation initiale et continue est, comme l’UNSA Éducation le souhaitait, présentée comme un levier de la transformation.
A l’image même de la concertation, le lycée reste le parent pauvre des propositions. De même, de nombreuses questions restent à préciser comme la signification pour les personnels, des évolutions sur  les rythmes ou sur l’unification d’un service public d’orientation.
Pour L’UNSA Éducation, même s’il demeure moins précis quant aux mesures concrètes, ce rapport est une bonne base. Il faut maintenant passer de l’ambition à l’audace et il appartient au Ministre de fixer ce cap dans le projet de loi.
Avec l’acte II de la refondation qui s’ouvre aujourd’hui vient désormais le temps des personnels.
Un calendrier précis de négociations doit être fixé  avec les organisations syndicales représentatives pour la mise en oeuvre de la loi et pour  travailler sur ses textes d’application. Parallèlement, le ministère devra impliquer et mobiliser tous les professionnels de l’Education qui seront les véritables acteurs du changement.

Ivry-sur-Seine, le 5 octobre 2012
Laurent Escure, Secrétaire général

 

 

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Le rapport de la concertation donne à voir les contours d’une école bienveillante, fondée sur la confiance, soucieuse de la réussite de tous et ouverte sur les territoires. Le SE-Unsa  y retrouve bon nombre de ses analyses et propositions.

 

Ce document tourne résolument la page de l’idéologie méritocratique en faisant un état des lieux lucide des inégalités camouflées derrière la façade de « l’égalité des chances ». Il propose « un nouveau modèle éducatif » en tirant enfin les conséquences de la massification.

Pour le SE-Unsa, l’affirmation de l’unité du bloc de la scolarité obligatoire « école-collège », appuyée sur un socle commun rénové, constitue un élément majeur de cette refondation. La priorité donnée à cette « école fondamentale », assortie de moyens fléchés attribués à l’École primaire, de la revitalisation de la maternelle et d’une réorganisation du collège est l’affirmation d’un choix politique ambitieux et nécessaire.

La loi de 2005 focalisée sur les individus tendait à transformer l’école en un « prestataire de services éducatifs » en gommant ainsi la dimension pédagogique. Le modèle ébauché s’attache, au contraire, à promouvoir des valeurs collectives et pose le principe essentiel que « la refondation sera pédagogique ou ne sera pas ».

Si le renouveau pédagogique est indispensable pour mieux prendre en compte les difficultés d’apprentissage dans la classe, il n’est pas suffisant. Le Se-Unsa regrette vivement l’absence de propositions quant à l’avenir des aides spécialisées et de la psychologie scolaire, ainsi que des SEGPA.

Pour construire le lycée de la réussite, le rapport ne va malheureusement pas au-delà de quelques propositions d’amélioration de la mise en œuvre des réformes récentes et ne trace pas de perspectives pour un véritable « lycée du futur ». La proposition d’une plus grande responsabilité des régions dans la carte des formations professionnelles et dans le service public d’orientation demande à être précisée.
Quant à la formation initiale des enseignants, si le rapport réaffirme le recrutement au niveau master, la formation dans une école liée à l’université, la nécessité des pré-recrutements et le principe  d’une formation simultanée dès la licence, il reste sur des formulations prudentes parlant de formation « professionnalisante » plutôt que professionnelle, se gardant de prendre position sur la place du concours.

Après ce temps indispensable de la réflexion, doit venir celui de l’action. Si l’économie générale du rapport montre une volonté de changer de cap, la mise en œuvre opérationnelle doit démarrer sans tarder.

La tâche est immense. L’attente des personnels aussi. La réussite de cette refondation dépend très largement d’eux. Ils devront y être associés, leur expertise reconnue et valorisée. Il est donc temps de passer le l’habituelle injonction stérile à la construction fructueuse. Le SE-Unsa attend maintenant du ministre qu’il précise les orientations retenues et surtout qu’il élabore un agenda social établissant à la fois l’échéancier de la mise en œuvre et un calendrier de négociations.

Communiqué de presse du SE-UNSA du 8 octobre 2012

 

 

 
 
 
 
ALC