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SE-UNSA 54


 Par SE-UNSA 54

Poursuivre le combat avec le Cnal

 

Le Comité National d’Action Laïque a été récemment reçu par les cabinets du Premier Ministre et du ministre de l’EN.
Si les premiers temps d’installation du président et de sa majorité, les hommages à J. Ferry et la priorité consacrée à la refondation de l’Ecole de la République sont de bonnes choses, les déclarations d’intention ne suffisent pas.

Les créations de postes d’enseignants et le budget 2013
Le Cnal a réaffirmé sa volonté que les dotations de postes se fassent exclusivement en direction de l’Enseignement Public. C’est ainsi une façon de compenser 5 ans de largesses et de cadeaux envers l’enseignement privé, en particulier les suppressions de postes notoirement plus faibles, en proportion, que dans l’EN. Au delà des principes, en période de crise et à l’heure où les moyens de la puissance publique ne sont pas extensibles, consacrer à l’Ecole de tous les financements publics semblent une évidence.
Nos interlocuteurs ne souhaitent pas aller jusque là. Pour eux, le financement des établissements privés est « obligatoire », ce que nous contestons fermement.
Le gouvernement, cependant, ne pratiquera pas le « 80/20 » pour les prochains budgets. Une « habitude », en période fastes, consacrait aux écoles privées 20 % des créations de postes dans l’Education. Dans la période précédente, quand tombèrent les multiples suppressions, ces dernières furent bien plus douces au privé qu’au public et l’enseignement privé fut particulièrement préservé.
Le gouvernement s’acheminerait donc vers des dotations à l’enseignement catholique à la seule hauteur des suppressions de postes des années précédentes.
Le Cnal continuera à exiger des dotations exclusives pour l’enseignement public et se battra, au minimum, pour que la part consacrée à l’enseignement privé soit la plus faible.

La loi Carle
Nous avons demandé l’abrogation des articles 1 et 2 de la loi Carle. En effet, cette loi impose un financement public des écoles privées sans que les municipalités puissent s’y opposer. Le Cnal n’a pas obtenu de réponse affirmative. Pour autant, une issue qui soit favorable peut être envisagée dans le cadre du prochain débat autour de la refondation de l’Ecole. Nous n’avons  reçu aucune assurance. A suivre de très près donc…

Ne pas en rester là
Ces audiences, si le climat était serein, montrent la nécessité de poursuivre et d’amplifier nos actions. Cela passera, pour le Cnal, par de multiples audiences auprès des parlementaires et des associations de maires.