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Avenir des IUFM et de la formation
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Avenir des IUFM et de la formation
 
Durant l’été un protocole de discussion a été soumis aux organisations syndicales.
Des actions diverses sont en cours : nuit des IUFM et Etats généraux de la Formation
 
Après l’annonce faite par Sarkozy du recrutement au niveau du master, les choses commencent à se mettre en place dans les deux ministères concernés.
Nous avons rencontré les deux cabinets courant juillet, ainsi que la CPU (Conférence des Professeurs d’Université).
 
Le projet de mastérisation masque une forte régression en matière de formation des enseignants. Les IUFM, qui avaient fait de la professionnalisation le pivot de la formation par alternance sont appelé à disparaître au profit des universités et d’une formation très majoritairement disciplinaire.
 
Protocole de discussion
C’est désormais une méthode éprouvée par le MEN. A la mi-juillet, il a proposé aux organisations syndicales un projet de protocole à signer pour pouvoir entrer en discussion sur la question de « la réforme du recrutement et de la formation des enseignants ». Nous avons proposé de nombreux amendements à un projet de texte qui nous posait problème tant sur la forme que sur le fond. A ce jour, nous attendons une nouvelle mouture de ce texte, prenant en compte tout ou partie de nos propositions ou de celle des autres organisations syndicales concernées. C’est sur la base de ces propositions que nous déciderons de notre participation ou non à ces discussions.
 
Les axes saillants du projet de réforme et notre analyse
• Les IUFM n’ont plus l’exclusivité de la formation initiale des enseignants. Leur disparition est programmée. Toute université peut proposer un cursus de formation. On entre dans un contexte de concurrence entre universités. Tout master ouvre droit à passer les concours de l’Education nationale. L’espace qui reste aux IUFM est extrêmement réduit. Faute d’étudiants ils pourraient disparaitre et avec eux leur savoir faire en matière de professionnalisation et d’alternance théorie-pratique
Pour le SE-UNSA, c’est la disparition annoncée des IUFM et de leurs antennes départementales. Il s’agit d’une mesure budgétaire et idéologique. Pour nous, l’ensemble des sites départementaux des IUFM doit être maintenu. Ils constituent un maillage du territoire important, notamment pour le suivi des stagiaires dans les établissements. Ce sont aussi des lieux importants pour la formation continue.
• De la nature des épreuves des concours dépend désormais les contenus de formation à l’université. 
Si les concours sont fortement professionnalisés, les universités devront proposer des modules à forte coloration professionnelle, dans le cas contraire, la formation sera de nature purement disciplinaire. Quid dans ce cadre, de la formation des PE, des CPE, des PLP par exemple… ?
Pour le SE-UNSA, il est nécessaire que les concours soient fortement professionnalisés pour contraindre l’université à entrer dans des processus de professionnalisation dès la licence. Rien n’est moins sûr pour des raisons budgétaires notamment.
• Le concours aurait lieu en fin de premier semestre du M2.
Le projet envisage de placer le concours en fin de premier semestre de M2. Il ne précise pas quels serait les contenus de formation durant les semestres suivant le concours. Pour devenir stagiaire, les étudiants lauréats du concours devront obtenir leur M2.
Beaucoup d’inconnues demeurent sur la place réelle du concours et si ce schéma devait se mettre en place sur le contenu de la formation (professionnelle ? Disciplinaire ? Stages ? ) et de la place éventuelle des IUFM durant cette période.
Ø L’année de stage serait entièrement consacrée à la pratique de la classe.
Le projet ministériel prévoit après l’obtention du concours et du master que les stagiaires soient affectés à temps complet dans une classe. A noter que lors de sa conférence de presse de rentrée Xavier Darcos n’a pas exclu que cette année de stage puisse se faire à temps partiel sur le terrain. A suivre donc….
Pour le SE-UNSA, le choc professionnel risque d’être violent pour de nombreux jeunes enseignants qui vont se retrouver ainsi dans une classe sans réelle préparation si ce n’est des stages d’observation ou au mieux de pratique accompagnéeCe projet ignore ce qu’est la réalité d’une classe.
Ø La formation des stagiaires sera suivie par des enseignants « expérimentés d’au moins dix ans d’ancienneté ».
Le ministère considère que l’exemple des pairs suffit pour apprendre un métier complexe où les situations sont multiformes. Quand le stagiaire trouvera-t-il le temps d’analyser les situations classes avec son référent s’il doit assurer un temps d’enseignement complet ? Quid des EMF du premier degré dans ce nouveau dispositif ?
Pour le SE-UNSA, l’expérience ne suffit pas. La formation professionnelle ne peut être un catalogue de recettes. Elle doit s’inscrire dans un processus d’alternance théorie/pratique et d’analyse de pratique.
Pour le SE-UNSA, on ne s’improvise pas formateur. Tous les formateurs de terrain du premier et du second degré doivent être formés et titulaires d’une certification reconnue par l’université. L’ensemble des formateurs liés à l’IUFM doit pouvoir bénéficier d’une formation continue ambitieuse.
 
 
Les actions en cours
Hormis l’IUFM de Toulouse et quelques autres centres, qui en juin et juillet se sont mobilisés contre cette réforme, dans de nombreux centres IUFM la mobilisation a été pour le moins discrète. Les choses risquent fort d’évoluer maintenant que le projet gouvernemental se dessine avec plus de précision et que ses conséquences concrètes sur la formation, les personnels et la survie même des IUFM apparaissent.
 
On peut donc penser que dans les prochains jours la mobilisation pourrait s’amplifier. D’ores et déjà certains IUFM ont prévu d’organiser des AG.
 
Au plan national deux actions sont d’ores et déjà programmées
Ø le 4 septembre, « la nuit des IUFM ».
Ø Le 4 octobre, « Les états généraux de la formation ». Ils se dérouleront à la Sorbonne et devraient attirer des représentants de la plupart des IUFM. Il s’agit d’une initiative large qui regroupe des organisations syndicales (UNSA-Education, FSU, SGEN, UNEF, UNL.) mais aussi des mouvements pédagogiques (CRAP, JPA…). Nous participons à leur organisation.
 
Notre information
- Vous trouverez en PJ une affichette

   avenir formation   
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