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IUFM et formation des maĂ®tres : l’UNSA Éducation reçue par le cabinet de ValĂ©rie PĂ©cresse
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IUFM et formation des maîtres : l’UNSA Éducation reçue par le cabinet de Valérie Pécresse
 
La qualité de la formation professionnelle des maîtres est un des engagements historiques de la fédération. L’UNSA Éducation n’entend pas la laisser passer à la trappe. Elle a relevé les problèmes posés par l’annonce du recrutement au niveau du master et s’est dite prête à discuter des propositions portées, le moment venu, par le ministère « tuteur » des universités.
 
Au-delà de la nécessaire valorisation des compétences du réseau de formation que représentent les IUFM, la fédération agira pour accompagner les personnels des IUFM — enseignants-chercheurs, enseignants, personnels Biatoss —, ainsi que les formateurs de terrain qui se sentent, comme leur institution, injustement mis en cause pour des raisons idéologiques.
 
Une délégation de la fédération UNSA Éducation* a été reçue vendredi 6 juin au cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (M. Gillet, directeur de cabinet ; Mme Campion, directrice adjointe ; Mme Marchand, conseillère sociale) pour évoquer la question de la formation des maîtres au niveau master.
 
La délégation fédérale a rappelé sa condamnation de l’annonce présidentielle du recrutement des enseignants au niveau du master. Elle a rappelé les savoir-faire qui sont ceux des IUFM en matière d’ingénierie de la formation des maîtres et souligné que leur intégration au sein des universités aurait été l’occasion propice de développer une réelle certification professionnelle au niveau du master.
La délégation fédérale a notamment souligné les risques réels de voir disparaître toute véritable formation professionnelle des enseignants, dans une association étroite entre formateurs des instituts (universitaires et autres enseignants) et formateurs de terrain. Elle a souligné au passage les nouvelles incertitudes pesant sur les personnels des IUFM, enseignants-chercheurs, autres enseignants ou personnels Biatoss.
Elle a souligné que, dans le contexte actuel qui s’impose à nous, c’est le concours qui serait le « juge de paix déterminant ». La professionnalisation du concours est une nécessité qui impose un travail collaboratif entre le ministère donneur d’ordres (Éducation nationale) et le ministère qui assure la tutelle sur les opérateurs (les universités). Le changement de statut des aspirants-enseignants (fonctionnaires stagiaires en 2e année d’IUFM, simples étudiants demain) pose en effet de multiples problèmes : statut juridique (responsabilité) ; terrains de stage (nombre et variété, compte tenu de la diversité des environnements géographiques ou pédagogiques).
La question du vivier est déterminante pour la fédération qui a souligné les difficultés techniques de procéder à des recrutements au master dans certaines filières spécifiques, mais également évoqué les craintes résultant d’un malthusianisme dans l’accès au M2 (condition sine qua non pour se présenter au concours) ainsi que la question de la démocratisation du recrutement.
Enfin, la délégation fédérale a demandé qu’une politique volontariste d’accès au master soit mise en œuvre au bénéfice des personnels enseignants actuellement en fonction en s’appuyant sur la validation des acquis de l’expérience (VAE) et les possibilités ouvertes par le droit individuel à formation (DIF) dans la fonction publique.
Elle a également évoqué la question cruciale du maillage que permettent aujourd’hui les antennes départementales des IUFM et qui commencent à donner lieu à des réactions de la part de collectivités territoriales qui les ont financées. La délégation fédérale a revendiqué qu’une large concertation s’ouvre avec l’ensemble des acteurs concernés. La question de la formation continue (et de son articulation avec les formateurs en formation initiale) est posée au premier chef.
Au-delà de l’affichage du recrutement au master, il s’agit d’en faire un « plus » pour des enseignants réellement mieux formés, préparés aux réalités d’exercice de leur métier et à la connaissance de leur environnement professionnel.
 
La délégation de l’UNSA Éducation a constaté que, sur le contenu du master et du concours — qui étaient à l’origine de l’échange — les représentants ministériels avaient plus d’interrogations que de réponses. La fédération a indiqué sa volonté de discuter sur les propositions ministérielles, qu’elles s’effectuent spécifiquement (relativement aux responsabilités propres au ministère de l’Enseignement supérieur) ou conjointement avec l’Éducation nationale.
S’agissant des personnels enseignants-chercheurs, enseignants ou Biatoss des IUFM, elle souhaite qu’une fois fixée l’architecture de la nouvelle formation (avec les répercussions qu’on peut attendre pour les universités qui, actuellement, sont « hors IUFM »), des discussions s’ouvrent pour traiter d’éventuels problèmes, étant entendu que, pour l’UNSA Éducation, il serait aberrant de se priver des compétences en matière d’ingénierie de formation des maîtres que les IUFM ont su développer depuis près de vingt ans. La fédération a d’ores et déjà souhaité un échange spécifique sur la situation de ces personnels dès que l’on sera plus au clair sur la nature des nouveaux concours, l’architecture de la formation et les conditions de la certification.
 
* La délégation fédérale était conduite par Luc Bentz, secrétaire national chargé de l’éducation, de la recherche et de la culture. Elle comprenait Christian Chevalier (SE-UNSA), Denis Abécassis (Sup’Recherche) et Évelyne Roques (conseillère fédérale, secteur éducation-recherche-culture).
 
 
Communiqué de presse de l’UNSA Education
Formation des enseignants : combattre toute régression
Le 6 juin, une délégation de la fédération UNSA Éducation a rencontré le cabinet de Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, sur le dossier de la formation des enseignants.
La fédération UNSA Éducation a exprimé son désaccord avec la remise en cause des IUFM. Elle a insisté sur la nécessité de préserver les compétences qu’ont développées les personnels, à tous les niveaux, les enseignants-chercheurs, enseignants et Biatoss des IUFM. 
Avancée ou recul ?
La question du recrutement des enseignants au master ne doit pas entraîner de régression professionnelle. La fédération UNSA Education a insisté sur la nécessité de mettre en place une formation réellement professionnelle qui aura des conséquences sur une redéfinition du contenu des concours.
 
La fédération UNSA Éducation s’engagera dans la concertation pour élever le niveau de compétence académique et professionnelle des enseignants, pour ouvrir des perspectives réelles d’emploi aux candidats non admis aux concours, pour permettre aux enseignants en fonction d’obtenir le master par la validation des acquis de l’expérience ou en fonction de leurs titres professionnels. Elle agira pour que soit développé le vivier de recrutements et pour démocratiser l’accès au métier. L’UNSA Education exigera la prise en compte en compte des compétences des personnels, formateurs comme Biatoss, exerçant dans les IUFM actuels.
 
La fédération UNSA Éducation considère qu’on ne peut artificiellement répartir les rôles entre un ministère donneur d’ordres (Éducation nationale) et un ministère fédérant des opérateurs (ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche). La cohérence doit être la règle. Il faut préserver et développer les synergies entre les universités et l’Éducation nationale aussi bien s’agissant de la présence de formateurs de terrain que du développement, par exemple, de la formation continue.
 
 
 
 
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