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GRIPPE A : scepticisme du SE-UNSA
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Plan « pandémie grippale »
Scepticisme et interrogations
du SE-UNSA
 
 
Le 18 août, Luc Chatel a présenté à la presse, son plan « pandémie grippale » pour la rentrée scolaire.
 
Le SE-UNSA entend bien l’enjeu d’une telle communication à destination de l’opinion publique et des familles, de nature à favoriser une prise de conscience et une vigilance collectives. Mais c’est avec scepticisme que le SE-UNSA a accueilli cette campagne qui oublie curieusement les personnels de l’Education, pourtant principaux acteurs de terrain.
 
Ce dossier, le SE-UNSA le suit avec attention depuis le début. Il n’acceptera pas que la confusion qui a régné dans les écoles de Paris et Toulouse avant l’été se reproduise.
 
Cette question de santé publique doit évidemment être traitée avec sérieux et efficacité. C’est le sens de nos interventions auprès du ministère. En effet, hormis la campagne de prévention sur les « gestes barrières », de nombreux sujets demandent absolument à être précisés pour éviter que la confusion s’installe.
 
Les enseignants ont le droit d’avoir des informations claires sur la pandémie et des consignes lisibles et applicables.
 
 
Le SE-UNSA a demandé :
  • des informations au plan national ;
  • une réunion rapide du Comité d’Hygiène et de Sécurité ministériel et des CHS locaux.
 
Il a obtenu :
  • une réunion des organisations syndicales le 28 août au matin ;
  • un CHS ministériel le 31 août.
 
Le SE-UNSA abordera les questions liées à la protection des personnels. Il est déjà très sollicité, notamment par nos collègues enceintes.
 
Il posera également toutes les questions qui restent en suspens après la communication du ministre :
 
 
- Quelles conditions de prise en charge des élèves présentant des symptômes grippaux ?
Le SE-UNSA demande au ministère de donner des consignes réalistes qui tiennent compte des différences notables entre les écoles et les établissements du second degré :
  • des locaux pour isoler des élèves ou personnels présentant des symptômes grippaux seront difficiles à trouver dans les écoles ;
  • les personnels pour prendre en charge les élèves isolés n’existent pas dans le premier degré ;
  • les directeurs d’école en charge de classe seront peu disponibles pour effectuer les tâches de signalement qui leur incombent. L’exemple d’écoles ayant plus de 20 cas à signaler à la Réunion, a montré les difficultés de l’exercice, qui s’est révélé souvent vain : nos collègues n’avaient aucun interlocuteur en capacité de leur donner des consignes face à cette situation.
 
- Quid du matériel de protection mis à disposition des enseignants et des élèves ?
Des directives interministérielles prévoient du matériel pour une meilleure prévention de la contagion de la grippe. Les établissements du second degré ont leur budget propre, mais pour les écoles, les collectivités locales ont–elles été informées pour :
effectuer ces achats pour la rentrée (serviettes et mouchoirs en papier, poubelles couvertes, solution hydro alcoolique, affiches de l’INPES, ….) ?
mettre en œuvre des consignes de nettoyage des locaux (poignées de porte, rampes d’escalier…..) ?
 
- Y aura-t-il une procédure de vaccination ? Dans quelles conditions ? Pour qui ?
 
- En cas de fermeture nationale des écoles et établissements du second degré :
* Quid de la continuité administrative (permanences, ligne téléphonique …)
*Quelles modalités et quelles exigences pour la « continuité pédagogique » ?
 
En cas de fermeture nationale des écoles et des établissements scolaires, le ministère annonce que « certains enseignements pourront être assurés via le téléphone, Internet, la télévision ou la radio (BO spécial N°8 du 18/12/08).
 
Le SE-UNSA ne conteste pas la nécessité de préserver un lien pédagogique dans une telle situation, mais il ne peut s’agir d’une véritable « continuité pédagogique ». L’expression est trompeuse car la progression des apprentissages ne pourra être respectée dans tous les niveaux et toutes les disciplines. Les émissions ou diffusions sur internet ne sont pas des séquences d’enseignement.
 
Dans le second degré, le « plan de continuité pédagogique » qui doit être élaboré à la rentrée complète les émissions ou cours par internet dont les contenus ne sont pas connus. Un ou deux enseignants référents seront de permanence dans leur établissement pour « assurer un lien entre les élèves et leurs enseignants pour le suivi et l’aide aux devoirs ». Leur mission sera exclusivement relationnelle.
 
Il ne suffit pas de décréter, via les médias, la mobilisation, la vigilance et l’efficacité de l’ensemble de la communauté éducative. Encore faut-il ne pas omettre d’informer, de former et aussi d’accompagner les personnels des écoles, collèges et lycées.
Le SE-UNSA y veillera.
 
 
 
 
 
 
ALC