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LE SE-UNSA mobilisĂ© contre l’ouverture d’une Ă©cole HORS CONTRAT ESPERANCE BANLIEUES Ă  REIMS
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LE SE-UNSA MOBILISÉ CONTRE L’IMPLANTATION D’UNE ECOLE PRIVEÉ HORS CONTRAT « ESPÉRANCE BANLIEUES Â» A REIMS

 

Le SE-UNSA, Syndicat des Enseignants de l’UNSA, exprime sa plus vive inquiĂ©tude quant Ă  l’implantation Ă  Reims d’une Ă©cole privĂ©e Hors-Contrat « EspĂ©rance Banlieues Â».

Les circonstances de cette implantation nous interpellent Ă  plusieurs titres :

Par la mise Ă  disposition (mĂŞme avec un loyer) d’un bâtiment contigu Ă  l’école Publique Barthou : le choix de la mise Ă  disposition d’ex-locaux scolaires, toujours accolĂ©s Ă  une Ă©cole publique en activitĂ© interroge, d’autant que pour la prĂ©sidente de l’association RĂ©moise « EspĂ©rance Banlieues Â» Alix PELLETREAU, la proximitĂ© des 2 Ă©coles publiques est un atout. C’est dire !

Les enseignants, les concitoyens rémois seraient bien légitimes à vérifier ou faire vérifier la procédure (délibérations) qui a présidé à la mise à disposition de ces locaux publics à des fins privées. Dans quelle mesure, a-t-on la garantie qu’aucun financement public de la Ville de Reims ne vient subventionner cette école. Arnaud Robinet dénie le subventionnement direct de la Ville mais parle d’accompagnement, mais nous savons tous, que l’accompagnement a un coût.

Arnaud Robinet est « conscient que l’éducation nationale n’est pas en mesure de rĂ©pondre aux besoins de l’ensemble de nos jeunes Â», Â« il a la certitude qu’il faut innover Â» : le SE-Unsa lui rĂ©pond « Chiche ! Monsieur Robinet, donnez donc plus de moyens aux enseignants des quartiers d’éducation prioritaire et / ou dĂ©favorisĂ©s pour leur permettre de mener Ă  bien leurs projets innovants ! Pourquoi orienter de l’argent public vers des structures privĂ©es qui s’affranchissent des cadres et des contrĂ´les.

En outre, Monsieur Robinet, avez-vous vĂ©rifiĂ© que les Ă©coles publiques ou les partenaires de l’école Publique n’ont pas besoin des locaux que vous allez attribuer Ă  cette Ă©cole Hors contrat ?  

Mme Pelletreau, s’est exprimĂ©e directement au micro de la station France Bleu. Ainsi, sans filtre journalistique, nous pouvons prendre connaissance de ses intentions. Derrière les Ă©lĂ©ments de langage « sĂ©duisants Â», il faut dĂ©busquer ce qui se cache : le SE-UNSA dĂ©nonce le double langage.

« Mme Pelletreau entend travailler en collaboration avec l’école publique Â» : après avoir montrĂ© du doigt l’école publique produisant des dĂ©crocheurs, son Ă©cole prenant sous son aile bienfaitrice les pauvres Ă©lèves dĂ©sespĂ©rĂ©s, va les remettre dans le droit chemin, Ă  coup d’uniformes, de lever des drapeaux, d’amour du pays et les rendre ensuite au service public, pour leur poursuite d’études. « Notre but sera de leur donner leur chance pour qu'ils puissent rĂ©intĂ©grer un jour, les Ă©coles de l'Education Nationale" prĂ©cise-t-elle. Comment pourraient-ils le faire alors que toutes les matières ne sont pas enseignĂ©es ?

En effet, Mme Pelletreau entend viser le socle commun, mais elle ne fera dispenser que du français, des maths, de l’histoire … et l’amour du pays. OĂą sont les compĂ©tences ? Au bout du bout, le but n’est-il pas que les Ă©lèves aient des savoir-faire dans tous les domaines qui leur seront nĂ©cessaires dans leur vie sociale ?

Quand on lui parle d’apprentissage de l’outil informatique, elle s’en affranchit en disant que les Ă©lèves savent l’utiliser. Ce n’est pas faux ! mais justement ces Ă©lèves dĂ©crocheurs n’ont-ils pas besoin d’apprendre Ă  utiliser intelligemment, Ă  bon escient, les outils numĂ©riques, Ă  trier les informations, Ă  avoir l’esprit critique ? Elle veut les prĂ©parer Ă  l’avenir sans les doter de ces outils indispensables ?

Les scores des Ă©lèves des Ă©coles espĂ©rance banlieue existantes sont plutĂ´t mĂ©diocres, et plus dure sera la chute Ă  l’arrivĂ©e en 2nde ! On a beau chercher sur leurs sites, les bons rĂ©sultats sont plutĂ´t invisibles (sauf au concours « kangourou Â» !).

Parlons maintenant des enseignants qu’elle compte recruter :

« Les enseignants de son Ă©cole seront Ă  l’écoute Â» : parce que les enseignants des Ă©coles publiques n’y sont pas ?  C’est bien mĂ©connaitre l’investissement, l’implication, l’écoute, le dĂ©vouement dont font preuve les enseignants nommĂ©s notamment dans les quartiers d’éducation prioritaire et dans les quartiers dĂ©favorisĂ©s.

Selon elle, ses enseignants veulent renouer avec leur métier d’éducateur … mais ensuite elle ne cesse de parler d’instruction. Ce vocabulaire de spécialistes, n’est pas anodin, c’est un grand débat politique dans l’histoire de l’éducation. Instruire (transmettre des savoirs) n’est pas éduquer (conduire, guider, raisonner)

Quand on lui pose la question du recrutement de ses enseignants, elle botte en touche. Ce sont des enseignants de l’éducation nationale dit-elle … Qu’est-ce que cela signifie ? LĂ  encore, elle cherche une lĂ©gitimitĂ©, car forcĂ©ment, ce ne sont pas des enseignants titulaires. Sans doute des contractuels non rĂ©employĂ©s. Pour elle, il suffit d’être motivĂ© et d’adhĂ©rer Ă  la charte EspĂ©rance Banlieues, nul besoin de formation au mĂ©tier d’enseignant. Qui peut croire qu’enseigner, surtout aux Ă©lèves en grande difficultĂ© ne s’apprendrait pas ? Mais Mme Pelletreau a un argument de choc, … elle sort sa baguette magique ! Oui, pour elle les enseignants sont des magiciens ! Il vaut mieux en rire qu’en pleurer !

Aux entreprises donatrices, aux mĂ©cènes sĂ©duits, le SE-UNSA leur dit : avez-vous fait le pari de soutenir les Ă©coles publiques en quartier dĂ©favorisĂ© ? Pour 350 000 euros, vous prĂ©fĂ©rez subventionner la scolaritĂ© d’une petite cinquantaine d’élèves … alors que vous pourriez en aider plusieurs centaines ? Osez ! Osez donner aux Ă©coles de la RĂ©publique. Il y a toujours de beaux projets Ă©ducatifs Ă  soutenir, projets culturels, Ă©quipements numĂ©riques, projets d’éducation populaire.  Journal L’Union, journalistes, Ă  quand une double page pour la mise en valeur de ces beaux projets de l’Ecole Publique ?

Pour le SE-UNSA, l’arrivĂ©e d’une Ă©cole EspĂ©rance Banlieues Ă  Reims n’est pas ordinaire, car cela va bien au-delĂ  de l’implantation supplĂ©mentaire d’une nouvelle Ă©cole privĂ©e. Et il y a lĂ©gitimement lieu de le dĂ©noncer.  DĂ©noncer le vaste plan de communication, l’entourloupe, la vente de rĂŞve, la magnifique vitrine du magasin vide de richesses, en 3 mots :  Ă©ducation au rabais !

Notre Intervention dans la Presse:

http://www.lunion.fr/75321/article/2018-02-12/reims-l-ecole-esperance-banlieues-desespere-le-monde-enseignant

France Bleu

https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-la-redaction-france-bleu-champagne-ardenne/champagne-ardenne/aline-geeraerts-du-syndicat-se-unsa

Aline GEERAERTS, secrétaire départementale du SE-UNSA Marne

51@se-unsa.org  06 14 25 31 19

Jean-Michel ALAVOINE, secrétaire académique du SE-UNSA académie de Reims

NOTRE PETITION


Sources : interview de Mme Pelletreau sur France Bleu le 1er fĂ©vrier 2018

https://www.francebleu.fr/infos/education/la-premiere-ecole-de-la-fondation-esperance-banlieues-du-grand-est-s-installera-a-reims-1517476814

Articles de l’Union Reims :

http://www.lunion.fr/73748/article/2018-02-03/l-ecole-esperance-banlieues-besoin-de-mecenes-pour-ouvrir-en-septembre

www.lunion.fr/72471/article/2018-01-27/reims-une-ecole-pour-redonner-l-envie-d-apprendre

 


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