SECTION SE-Unsa de la MANCHE - MAISON DES SYNDICATS - 2BIS RUE LEON DERIES - BP 421 - 50000 SAINT LO CEDEX
Tél. 02 33 57 64 59 - Por. 06 75 88 98 23 - 50@se-unsa.org

 
Un manque d’AESH...
Article publié le jeudi 3 décembre 2020.
  • Lnk_facebook
  • Lnk_google
  • Lnk_twitter

« Dans la Manche, 80 Ă©lèves handicapĂ©s attendent toujours leur accompagnant Â», France Bleu, le 1er octobre 2020

« Manche : encore trop d'enfants en attente d'accompagnants d'Ă©lèves en situation de handicap Â», La Presse de la Manche, le 9 octobre 2020.

« Handicap : dans la Manche, « il manque environ 150 accompagnants scolaires Â» Â», Ouest France, le 20 octobre 2020.

Les chiffres ne sont pas toujours les mĂŞmes, mais le constat est lĂ , nos Ă©lèves manquent d'AESH ! Il est très difficile d'obtenir des chiffres sur le besoin rĂ©el mais, selon François Chenal, conseiller technique sur l'Ă©cole inclusive pour la rectrice, entre 50 et 70 enfants sont toujours en attente de leur AESH Ă  la mi-octobre. Ce chiffre ne prend bien sĂ»r pas en compte le nombre d'AESH qui ont Ă©tĂ© mutualisĂ©s, permettant ainsi Ă  certains Ă©lèves d'obtenir cette aide si prĂ©cieuse  au dĂ©triment d'autres enfants.

Certains diront que cela permet une autonomisation des Ă©lèves... peut-ĂŞtre est-ce vrai, mais Ă©tait-ce rĂ©ellement le projet de dĂ©part ? Comment justifier que certains enfants qui devraient avoir un AESH Ă  temps plein, se trouvent certaines heures seuls, pour permettre Ă  un de leur camarade de bĂ©nĂ©ficier lui aussi de l'accompagnement auquel il a droit ? Les notifications MDA garantissent un nombre d'heures Ă  l'enfant, l’Éducation Nationale s'arrange.

Prenons un exemple très mĂ©diatisĂ©, celui de Tony. Cet enfant a obtenu un AESH après que ses parents se soient battus pour se faire entendre. Bravo Ă  eux, ils ont rĂ©ussi, leur fils a obtenu ce Ă  quoi il avait droit. Mais au final ce sont deux autres enfants de l'Ă©cole ainsi que des Ă©lèves du collège voisin qui ont perdus des heures. C'est finalement Ă  celui qui se plaindra le plus fort ! VoilĂ  ce que l'on peut rĂ©pondre aux parents qui cherchent comment faire valoir les droits de leur enfant, aux enseignants qui veulent aider leur Ă©lève. Reste Ă  voir comment fera l'administration si tout le monde frappe aussi fort ! Le casse-tĂŞte que doivent gĂ©rer les coordonnateurs PIAL n'est pas rĂ©solu !

Pour le Se-Unsa l’État doit garantir le droit à compensation et permettre la mise en œuvre rapide des décisions de la commission des droits et de l’autonomie (CDA) par l’attribution des moyens financiers et humains nécessaires (pédagogiques, éducatifs, thérapeutiques, rééducatifs, aides techniques et humaines) et assurer l’équité de traitement sur l’ensemble du territoire. Bien évidemment, la Manche est loin du compte.

Et dans tout ça, jamais ne sont Ă©voquĂ©es les conditions de travail des AESH.  Mal payĂ©s, peu formĂ©s il leur faut rapidement s'adapter Ă  un nouvel enfant, un nouvel handicap, une nouvelle classe et de nouvelles façons de travailler...

Là encore le Se-UNSA réclame une formation diplômante pour ces personnels, ce qui pourra engendrer une revalorisation de ce métier. D'ailleurs les syndicats ont adressée le 19 novembre un courrier commun au ministre (ici) après ses annonces sur les mesures de revalorisation prévues pour 2021 et dont les AESH sont totalement oubliés.

Que ce soit pour les enfants ou leur accompagnant il y a un manque !

 

 
 
 
 
ALC