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SE-UNSA 43


 Par SE-UNSA 43
 Le  mardi 23 mars 2021

Les écoles de la Haute-Loire au bord de la rupture : des remplaçants et des vaccins en urgence !

 

La fragilité chronique des moyens de remplacement combinée à la dégradation de la situation épidémique conduit à une désorganisation très importante dans les écoles de notre département.

A ce jour, les absences de personnels se multiplient, les transferts de TR en poste sur une classe pour aller dans effectuer un remplacement dans une autre école sont courants, obligeant les écoles à se réorganiser chaque jour et, régulièrement, à répartir les élèves au point de ne plus réussir à assurer ni enseignement ni respect du protocole sanitaire. Les directrices et directeurs d’école, dont la charge est en augmentation constante depuis des années, sont en première ligne pour organiser l’école pendant cette crise et se sentent bien seuls pour tout gérer de front (communication avec les familles, avec la hiérarchie, gestion de cas positifs...).

Pour préserver l’accueil des élèves dans la durée, le SE-Unsa de la Haute-Loire demande d’une part du renfort avec l’embauche de nouveaux collègues et ce jusqu’à la fin de l’année scolaire, et d’autre part, que des fermetures pour une semaine soient décidées rapidement lorsque c’est nécessaire, afin de préserver les écoles dans leur ensemble en luttant contre l’épidémie et en protégeant les équipes de l’épuisement.

Enfin, le SE-Unsa a demandé au gouvernement de réviser sa stratégie de priorisation vaccinale en intégrant les salariés de « la deuxième ligne » dont les personnels des écoles et établissements scolaires (voir la lettre ouverte envoyée ce jour, lien en fin d'article). Le président de la République, en visite dans un centre de vaccination à Valenciennes, a déjà répondu favorablement en précisant «A partir de mi-fin avril, nous allons avoir de plus en plus de vaccins qui vont arriver, cela va nous permettre d’envisager d’avoir des campagnes ciblées sur des professions qui sont exposées, à qui on demande des efforts. Les enseignants en font légitimement partie».

Il faut désormais que cette première annonce soit précisée. Mi-fin avril, c’est loin mais encore faut-il que les vaccins soient bien là et que la procédure pour faire vivre cet accès prioritaire soit établie et communiquée.

 
Le SE-Unsa veut en discuter au plus vite. Il redira notamment :
  • que cet accès prioritaire ne saurait se transformer en usine en gaz administrative,
  • que la confidentialité des choix individuels doit être respectée,
  • que le jour de carence ne doit pas s’appliquer aux arrêts de travail qui feraient suite aux effets du vaccin.

De plus si le Président a cité les enseignants pour des raisons de lisibilité du message, pour nous il s’agit bien de tous les personnels des écoles et établissements.

>> Lire aussi l’adresse au Premier ministre pour la révision de la politique vaccinale