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Etats GĂ©nĂ©raux de la sĂ©curitĂ© Ă  l’Ă©cole
Article publié le vendredi 9 avril 2010.
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Des débats sérieux et un ministre prisonnier des choix budgétaires et idéologiques
Pour le SE-UNSA, il était temps de sortir de l’omerta et que l’institution pose enfin sur la table ce dossier complexe. Lors de ces Etats généraux les experts invités, comme les participants, se sont exprimés en toute indépendance.
Les débats ont été sérieux. Eloignés du sensationnel et de l’émotionnel, ils ont permis de passer du concept étroit de la sécurité à celui, plus ambitieux, du « vivre ensemble » et de l’Education.
Nous regrettons que dans sa conclusion, Luc Chatel n’ait pu sortir des figures imposées du sarkozysme : menaces sur les allocations familiales, vouvoiement des élèves, vidéo-protection …
S’il semble entendre le besoin de formation des enseignants exprimé unanimement lors de ces Etats Généraux, le ministre reste prisonnier de la catastrophique « mastérisation ». De la même manière, le contexte budgétaire rend peu crédible certaines bonnes intentions affichées.
Il annonce la création d’un nouveau dispositif expérimental baptisé CLAIR, implanté dans les zones sensibles. Pour le SE-UNSA, cette expérimentation doit se faire de façon négociée avec les représentants des personnels et en toute transparence.
Cependant, en sortant des caricatures faciles mais aussi en évacuant les sujets qui fâchent (présence adulte renforcée dans les établissements, moyens pour le travail en équipe…), le ministre semble vouloir prendre le temps de poursuivre ce travail. Il s’est engagé à le faire dans la concertation avec notamment un bilan d’étape prévu en octobre. Le conseil scientifique présidé par Eric Debarbieux, doit garder y garder une place centrale.
Le SE-UNSA participera à tous ces rendez-vous. Il y exigera un changement de cap politique. Réinvestir dans l’éducation est une urgence. Le gouvernement ne peut s’exonérer de cette responsabilité.

 Paris, le 8 avril 2010  Christian Chevalier Secrétaire Général SE-UNSA

 
 
 
 
ALC