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Pourquoi boycotter une instance est irresponsable…
Article publié le jeudi 26 mars 2020.
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Depuis maintenant deux ans, l’ensemble des organisations syndicales s’est mobilisé et a communiqué sur le projet de loi sur la fonction publique (votée en juillet 2019) dont un des plus emblématique impact est la perte du champ de compétences des représentants des personnels dans les instances (CAP et CT) de la fonction publique, laissant les personnels seuls face à leur employeur.

Cet état de fait, dénoncé par tous, se traduit concrètement par la suppression de certains CT ou CAP avec autant d’espace de dialogue en moins pour les organisations syndicales.

Mais voilà que depuis quelques jours, d’aucuns nous expliquent qu’ils boycotteront les instances (les empêchant donc de se tenir par absence de quorum et empêchant les échanges) pour en dénoncer leur suppression…

On a beau chercher, au SE-Unsa on ne comprend toujours pas la logique.

Refuser d’occuper un siège pour lequel on a pourtant Ă©tĂ© Ă©lu est dĂ©jĂ  en soi problĂ©matique. Que dirions-nous en tant que citoyen si le/la dĂ©putĂ©.e pour lequel on a votĂ© ne se dĂ©plaçait jamais Ă  l’assemblĂ©e nationale et ne portait pas notre parole et nos problèmes de terrain ?

Se priver d’un espace de dialogue et d’échange pour faire remonter les données du terrain et les situations individuelles alors qu’ils sont désormais réduits à peau de chagrin, là aussi on a du mal.

Mais quand ces postures impactent l’ensemble des organisations syndicales, empêchant aussi les autres (et donc le SE-Unsa) de défendre les situations des collègues, là l’incompréhension se mue en profond agacement.

Chaque organisation syndicale est libre de ses choix et de ses stratégies. Le SE-Unsa, lui, ne sacrifiera pas les équipes de terrain sur l’autel d’une sacro-sainte posture, laissant ainsi, sans combattre, l’administration décider seule. On aura beau jeu après de réclamer plus de dialogue social et de crier au musellement des représentants du personnel.

Dans la pĂ©riode anxiogène que traverse le pays, et ses enseignants en première ligne, il ne paraĂ®t vraiment pas utile d’ajouter du stress en repoussant les opĂ©rations du mouvement et des mutations Ă  une date que personne aujourd’hui n’est capable d’envisager. Les collègues sont-ils prĂŞts Ă  une annĂ©e sans possibilitĂ© de changer de poste ?  Pour le SE-Unsa, la rĂ©ponse est claire : les instances doivent pouvoir se tenir en visio-confĂ©rence et les reprĂ©sentants du personnel doivent pouvoir dĂ©fendre les collègues.

 

 
 
 
 
ALC