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Enseignement supĂ©rieur : inquiĂ©tudes pour Parcours sup’
Article publié le lundi 22 janvier 2018.
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La nouvelle procédure d’orientation et d’affectation dans l’enseignement supérieur, via la plateforme Parcours sup’, a été lancée cette semaine dans une certaine précipitation. Au vu des délais très serrés, les attendus nationaux et surtout leurs déclinaisons locales ont été souvent rédigés à la va-vite sans impliquer les enseignants concernés, qu’ils soient professeurs de lycée ou en licence.

 
Ces attendus vont pourtant être déterminants pour l’accès des bacheliers aux formations post­-bac et pour les réorientations des étudiants en cours de licence.
 
De plus, la mise en place de capacités d’accueil insuffisantes et la croissance du nombre de bacheliers risquent de transformer des filières ouvertes en filières sélectives, ce qui n’était pas l’objectif affiché de la réforme.
 
Il ne faudrait pas que de nombreux bacheliers restent sans affectation jusqu’à la dernière phase, celle où le rectorat leur fera une proposition d’affectation dans une filière dans laquelle il reste des places vacantes sur le périmètre géographique académique et, possiblement, en dehors de leurs dix vœux.
 
Le CNESER(1) rĂ©uni le 16 janvier 2018 a examinĂ© une motion dĂ©nonçant ces conditions de mise en Ĺ“uvre prĂ©cipitĂ©e de « parcours sup’ Â» et exigeant des crĂ©ations en urgence d’emplois dans les universitĂ©s. Ce texte, co-rĂ©digĂ© par l’UNSA-Education, la CFDT et la FAGE(2) a de manière surprenante finalement recueilli un vote nĂ©gatif : 11 pour (dont UNSA, CFDT, FAGE) ; 13 contre (dont SNESUP-FSU) ; 5 abst. ; 2 refus de vote.
 
Pourtant, il semble Ă©vident que « (…) la mise en place des parcours d’accompagnement personnalisĂ© est largement remise en cause pour cette rentrĂ©e 2018, puisqu’ils ne sont toujours pas organisĂ©s et que les moyens matĂ©riels, humains et financiers ne sont pas suffisants pour permettre aux universitĂ©s de se les approprier Â».
 
De mĂŞme, il semble impĂ©ratif de rappeler « La nĂ©cessitĂ© d’un plan d’urgence de crĂ©ation d'emplois statutaires Â» pour mieux accompagner l’accompagnement des futurs Ă©tudiants.
 
Le SE-Unsa soutient les exigences portées par les syndicats de l’Unsa-Éducation présents au CNESER (Unsa-ITRF-BiO et SUP’Recherche-Unsa). Il continuera à travailler avec eux, sous l’égide de sa fédération, pour exiger les moyens nécessaires à la réussite de l’ensemble des bacheliers accueillis dans l’enseignement supérieur.
 
 
(1) Conseil national de l’Enseignement SupĂ©rieur et de la Recherche
(2) Fédération des associations générales étudiantes (1ère organisation étudiante)

 

 
 
 
 
ALC