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Loi sur l’enseignement supĂ©rieur : le lycĂ©e concernĂ©
Article publié le jeudi 30 mai 2013.
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La loi Fioraso a Ă©tĂ© adoptĂ©e en première lecture Ă  l'AssemblĂ©e nationale le mardi 28 mai 2013. Elle impacte directement le devenir des lycĂ©ens. Elle a pour ambition de favoriser l'accès aux Ă©tudes supĂ©rieures des lycĂ©ens d'origine populaire (tant vers les BTS, les IUT que les CPGE) et Ă©tablit un lien formel entre les lycĂ©es et le supĂ©rieur dans la perspective de la mise en place d’un cursus bac – 3, bac + 3.                        

Améliorer l’accès des bacs pro ou techno dans l’enseignement supérieur

Dans son Ă©tat actuel - qui n'est pas dĂ©finitif - la loi instaure des quotas d'accès aux sections de techniciens supĂ©rieurs (STS) et aux instituts universitaires technologiques (IUT) pour les lycĂ©ens professionnels et technologiques : "En tenant compte de la spĂ©cialitĂ© du diplĂ´me prĂ©parĂ© et des demandes enregistrĂ©es dans le cadre de la procĂ©dure de prĂ©inscription mentionnĂ©e au deuxième alinĂ©a, le recteur d’acadĂ©mie, chancelier des universitĂ©s, peut prĂ©voir, pour l’accès aux sections de techniciens supĂ©rieurs et aux instituts universitaires de technologie, respectivement un pourcentage minimal de bacheliers professionnels et un pourcentage minimal de bacheliers technologiques, ainsi que des critères appropriĂ©s de vĂ©rification de leurs aptitudes. Les pourcentages sont fixĂ©s en concertation avec les prĂ©sidents d’universitĂ©, les directeurs des instituts universitaires de technologie, les directeurs des centres de formation d’apprentis et les proviseurs des lycĂ©es ayant des sections de techniciens supĂ©rieurs" (article 18).

Le SE-Unsa milite depuis plusieurs années pour l’instauration de quotas dans tous les cursus de BTS et de DUT. A l’heure actuelle, les bacheliers technologiques et professionnels sont accueillis à bras ouverts dans des sections en perte de vitesse mais ne parviennent pas à entrer dans les formations les plus attractives, même si elles s’inscrivent dans la suite logique de leurs études au lycée. Seuls les quotas peuvent leur assurer cet accès.

Améliorer l’accès aux prépas

On sait que sur 2000 lycĂ©es français, 150 Ă©tablissements particulièrement dans les banlieues des grandes villes n'envoient aucun Ă©lève en classe prĂ©paratoire aux grandes Ă©coles (CPGE) qui comptent par ailleurs 4 000 places vides. La loi Fioraso va donc ouvrir ces prĂ©pas aux meilleurs Ă©lèves de tous les lycĂ©es. " Sur la base de leurs rĂ©sultats au baccalaurĂ©at, les meilleurs Ă©lèves de chaque lycĂ©e bĂ©nĂ©ficient d’un droit d’accès dans les formations de l’enseignement supĂ©rieur oĂą une sĂ©lection peut ĂŞtre opĂ©rĂ©e. Le pourcentage des Ă©lèves bĂ©nĂ©ficiant de ce droit d’accès est fixĂ© chaque annĂ©e par dĂ©cret. Le recteur d’acadĂ©mie, chancelier des universitĂ©s, rĂ©serve dans ces formations un contingent minimal de places au bĂ©nĂ©fice de ces bacheliers". La loi devrait ainsi permettre Ă  1 500 Ă  2 000 meilleurs Ă©lèves de ces lycĂ©es d’accĂ©der en classe prĂ©paratoire. Il ne resterait ainsi plus que 2000 places vacantes…

Cette disposition ne peut pas nuire aux lycĂ©ens concernĂ©s mĂŞme si on peut constater que c’est lorsque les CPGE deviennent moins attractives et sont de plus en plus contournĂ©es par les enfants des familles les mieux informĂ©es qu’on pense Ă  les ouvrir aux bacheliers issus des familles populaires ! Pour le SE-Unsa, la loi est passĂ©e Ă  cĂ´tĂ© d’une rĂ©flexion de fond sur l’existence mĂŞme des CPGE et ses effets pervers sur l’ensemble du système Ă©ducatif.

Vers un cursus bac – 3, bac +3

En invitant les lycĂ©es Ă  se rapprocher du supĂ©rieur, la loi amorce enfin l'idĂ©e d'un grand cycle bac - 3 Ă  bac +3. " Chaque lycĂ©e public disposant d’au moins une formation d’enseignement supĂ©rieur conclut une convention avec un ou plusieurs  Ă©tablissements publics Ă  caractère scientifique, culturel et professionnel de son choix dans son acadĂ©mie afin de prĂ©voir des rapprochements dans les domaines pĂ©dagogique et de la recherche et de faciliter les parcours de formation des Ă©tudiants" (article 18). De plus, "L’établissement public Ă  caractère scientifique, culturel et professionnel doit justifier, par un avis motivĂ©, son refus de conclure une convention". Le SE-Unsa qui milite pour la constitution d’un tel cursus, approuve ce dĂ©but de mise en place.

 
 
 
 
ALC