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Langues vivantes : nouveau prĂ©texte pour saper le statut des enseignants
Article publié le lundi 6 février 2012.
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De nombreuses propositions du rapport du ComitĂ© StratĂ©gique des Langues qui traitent aussi bien de la formation initiale et continue des enseignants, de la continuitĂ© pĂ©dagogique et de la pluralitĂ© linguistique, le ministre met en exergue deux points :

 

  • - D’une part, il annonce, sans plus de prĂ©cisions dans sa mise en Ĺ“uvre, la « globalisation Â» des horaires de langue au collège. La souplesse de cette approche servirait, sans dĂ©bourser un euro, Ă  assurer l’enseignement d’une deuxième langue vivante en sixième. Pour autant, les Ă©lèves ne bĂ©nĂ©ficieront pas de plus d’heures de langue au collège. C’est donc une mesure structurelle d’affichage qui est proposĂ©e…ignorant la complexitĂ© gĂ©nĂ©rĂ©e pour les emplois du temps et les rythmes scolaires des collĂ©giens.
  • - D’autre part, le ministre profite de cette occasion pour annoncer une possible annualisation du temps de travail des enseignants de langues, ballon d’essai pour une gĂ©nĂ©ralisation Ă  terme. Habile dĂ©tour pour remettre en avant cette vieille lune qui consiste Ă  pointer le statut des enseignants comme responsable des maux de notre système Ă©ducatif.

Pour le SE-Unsa, il est temps de sortir de la caricature et d’une vision idéologique du métier d’enseignant. L’atout majeur d’un statut est sa définition claire des missions et des obligations de services. En cela, il est protecteur des salariés. Pour autant, le métier d’enseignant est en mutation. Si sa définition doit être améliorée, cela ne peut relever ni du diktat, ni de la propagande électorale, mais d’une véritable politique contractuelle.

 
 
 
 
ALC