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Evaluations CE1-CM2 : les propositions de SE-UNSA au ministre.
Article publié le vendredi 18 juin 2010.
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Pour le SE-Unsa, s’il doit y avoir des évaluations nationales à l’école primaire, elles doivent être au service des élèves. C’est le sens de l’avis qu’il a formulé par écrit au ministère en vue d’un prochain groupe de travail le 23 juin.
Des évaluations pour tous les élèves de France doivent être utiles à chacun d’entre eux et viser l’objectif fondamental de l’école primaire, la maîtrise progressive du socle commun de connaissances et de compétences.
Le moment de l’année et le codage doivent permettre la construction de remédiations. Pour cela, ces évaluations doivent se situer en début d’année scolaire et avoir un codage « fin » qui reflète le niveau d’acquisition de chacun.
Le choix du CE2 et du CM2 est jugé le plus pertinent par le SE-Unsa. En effet, il est essentiel de ne pas accroître la pression qui repose sur le cycle 2 et tout particulièrement sur le CP. Au début du CE2, les évaluations permettraient de confirmer l’acquisition des compétences du palier 1 et d’envisager les éventuelles remédiations nécessaires. Au début du CM2, elles pourraient permettre de valider une part des compétences du palier 2 et cibler celles qui resteraient à consolider dans cette dernière année de l’école élémentaire.
Ces évaluations doivent être un objet de travail d’équipe des trois cycles de l’école primaire. L’indemnité réservée aux enseignants des seules classes concernées est un frein. Pour le SE-Unsa, il est nécessaire que ce type de « prime » soit remplacé et que les enseignants du premier degré perçoivent, comme leurs collègues du second degré, l’Indemnité de Suivi et d’Orientation de Élèves (ISOE).

Les propositions du SE-UNSA

Le SE-UNSA n’a jamais été demandeur d’évaluations bilans passées par tous les élèves dans toutes les écoles. En revanche, il perçoit l’intérêt pour le pilotage du système éducatif et pour le rendu-compte de ses performances à la Nation d’évaluations bilans sur échantillon telles que la DEPP les conduit depuis plusieurs années. Elle a acquis des compétences scientifiques incontestables et une réputation d’indépendance avérée que nous n’avons pas retrouvés dans le dispositif CE1-CM2 mis en œuvre depuis 2 ans. D’autre part, nous regrettons le dispositif d’évaluations nationales « diagnostiques » CE2 et 6ème qui apportait une réelle plus-value pédagogique et permettait un pilotage pédagogique fin au niveau des circonscriptions.
En organisation syndicale responsable, nous prenons acte de la volonté du ministère de maintenir un dispositif d’évaluations nationales, comme cela a été réaffirmé lors de la dernière réunion, le 2 juin. C’est donc dans ce cadre là que se situera la proposition exprimée ci-dessous.
1) Donner une véritable dimension diagnostique à ces évaluations
La première des questions, dans l’attente d’un éclaircissement du ministère, est celle de l’objectif assigné à ces évaluations.
Pour le SE-UNSA, si l’ensemble des élèves de France doit être soumis à un protocole national, celui-ci doit alors être au service de la réussite de chacun d’entre-eux. Il doit donc :
. viser l’objectif fondamental de la scolarité obligatoire, à savoir la maîtrise du socle commun de connaissances et de compétences,
. permettre de construire, en équipe, les remédiations nécessaires à chacun.
C’est de ces deux points que découlent le choix :
. des dates de passation : parce que des évaluations nationales doivent s’inscrire dans la logique du socle et la soutenir, elles doivent s’articuler autour des paliers 1 et 2 à atteindre respectivement en fin de CE1 et de CM2. Pour le SE-UNSA, il est essentiel par ailleurs de ne pas accroître la pression qui repose sur le cycle 2 et tout particulièrement sur le CP. Pour cette raison, des évaluations nationales doivent se placer en début de CE2 et CM2. Au début du CE2, elles permettraient de confirmer l’acquisition des compétences du palier 1 et envisager les éventuelles remédiations. Au début du CM2, elles pourraient permettre de valider une part des compétences du palier 2 et cibler celles qui resteraient à consolider dans cette dernière année de l’école élémentaire.
. des contenus : ils doivent obligatoirement être revus et adaptés en fonction des inadéquations constatées en 2009 et en 2010 et en fonction du changement de la date de passation pour les élèves de CM2.
. du codage : parce que des évaluations nationales doivent permettre la construction de remédiations, elles doivent être placées en début d’année scolaire et avoir un codage « fin » reflétant la maîtrise des compétences du socle par chaque élève et permettant l’identification des « erreurs ». Le codage binaire actuel ne le permet pas.

2) Reconnaître et valoriser le travail des équipes enseignantes
Nous rappelons notre opposition à l’utilisation des résultats d’évaluations nationales à des fins de comparaison voire de classement des écoles et des équipes. Elles doivent être au contraire, un outil au service du dialogue avec les familles et de la dynamique du travail d’équipe.
Le SE-UNSA demande la substitution de l’indemnité versée aux enseignants participant au protocole par l’Indemnité de Suivi et d’Orientation des Elèves (ISOE) pour les enseignants des trois cycles de l’école primaire.
 
 
 
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