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Mouvement TD et sans-postes : « DĂ©lĂ©guĂ©s des personnels, non grata ! » prĂ©misses de la rĂ©forme de la fonction publique
Article publié le mercredi 3 juillet 2019.
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Le ministre change en profondeur les règles et les outils du mouvement et au niveau local, on indique aux délégués du personnel qu’ils n’ont plus rien à faire dans les différentes phases du mouvement. Le résultat à la veille du départ en congés scolaires...

Plus d’amphigarnison* pour affecter les personnels sans-postes sur les postes restés vacants après le mouvement. Plus de groupe de travail pour composer les couplages et y affecter les TD… *(réunion d'affectation de personnels dans l'ordre de leur barème en présentiel à la DSDEN pour plus de transparence).

Croyez-vous que les syndicats soient vĂ©ritablement les grands perdants de cette situation ? Si ce n’était pas si grave, on pourrait se dire : « Après tout, nous voilĂ  soulagĂ©s d’un gros travail extrĂŞmement compliquĂ© qui consiste Ă  mettre en Ă©quation les complĂ©ments de temps partiel (ou de dĂ©charge) et le service des personnels TD Â». OpĂ©ration que nous menions conjointement avec les services, Ă  une bonne dizaine de personnes, pendant plusieurs semaines.

Ce sont les services désormais qui vont faire ce travail seuls et en quelques jours !!!

Mais le problème est plus global et concerne le rĂ´le des CAPD, la place du dialogue social dans toutes les opĂ©rations qui touchent votre carrière. Ce ne sont lĂ  que les prĂ©misses de la loi de transformation de la fonction publique (lire l'article pour en savoir plus) qui va fusionner les instances et retirer aux CAPD les compĂ©tences de contrĂ´le des opĂ©rations de mouvement inter et intra, avancement d’échelon, promotion Ă  la hors-classe et Ă  la classe exceptionnelle, dĂ©parts en formation, etc.

« MĂ©pris des corps intermĂ©diaires »

Derrière cette formule entendue dans tous les mĂ©dias, se cache une rĂ©alitĂ© qui pĂ©nalise les personnels d'Ă©ducation quotidiennement. Et pas seulement devant les Ă©lèves ! Derrière les bureaux de la DSDEN et des circos aussi, on ne mĂ©nage pas son temps ni les heures supplĂ©mentaires pour mettre en mouvement les rĂ©formes que le ministre a dĂ©cidĂ© d’imposer au pas de charge.

C’est Ă  croire que consigne a Ă©tĂ© donnĂ©e par le prĂ©sident de la rĂ©publique, Ă  tous les Ă©tages, du 1er ministre jusqu’aux DASEN en passant par le ministre de l’Education et les recteurs : « On ne s’encombre plus des organisations syndicales, dont certaines confondent dĂ©claration liminaire et peloton d’exĂ©cution ! Alors on met tout ce petit monde dans un mĂŞme  sac et hop ! Au container le dialogue social ! Après tout, pourquoi continuer Ă  affronter des reprĂ©sentants des personnels qui nous mettent des bâtons dans les roues alors qu’on peut passer outre sans que personne ne s’en Ă©meuve ? Â»

Alors bon ! La fin de l’annĂ©e scolaire est lĂ  et la pause estivale, bien lĂ©gitime, tellement mĂ©ritĂ©e. Mais il faudra selon nous y puiser l’énergie  et la volontĂ© indispensables pour protĂ©ger notre statut et nos droits.

La rentrée devra être active, ré-active et surtout unitaire face aux régressions que voudrait imposer le gouvernement à travers cette réforme et sa déclinaison pour notre ministère. Cela commence par envoyer les enseignants se former sur leurs congés scolaires. Des vacances probablement jugées superflues.

Visiblement, les hautes sphères de notre institution font cette erreur fondamentale qu’une heure de travail dans un bureau du ministère EGALE une heure de travail face à une classe de 28 élèves. (lire notre article sur le temps de travail des enseignants).

Voilà ce qui arrive quand ceux qui décident perdent de vue la réalité du métier d’enseignant.

 

 
 
 
 
ALC