SECTION SE-Unsa du GARD - 4 RUE JEAN BOUIN - 30000 NIMES
Tél. 04 66 70 67 67 - Fax. 04 66 29 91 10 - Por. 06 23 66 14 92 - 30@se-unsa.org

 
Évaluations CP phase 2 : le ministre rĂ©pond, nous nous tournerons vers le DASEN
Article publié le jeudi 24 janvier 2019.
  • Lnk_facebook
  • Lnk_google
  • Lnk_twitter
Le protocole d’évaluation nationale prĂ©voit de soumettre les Ă©lèves de CP Ă  une 2e session en janvier. Le ministre vient de rĂ©pondre aux organisations syndicales, qui l’avaient interpellĂ© (CLIQUEZ ICI), en maintenant la 2ème phase et en renvoyant le bilan du protocole Ă  une rĂ©union en fĂ©vrier (cf courriers en pièces jointes).
 
La réponse du ministre
 
Le ministre maintient la 2ème partie du protocole. Pour le SE-Unsa, le dĂ©saccord demeure sur la pertinence de certains exercices et l’utilisation mĂ©diatique des rĂ©sultats. L’action syndicale aura contraint le ministre Ă  reconnaĂ®tre la nĂ©cessitĂ© d’évolutions : mĂŞme s’il dit avoir pris en compte des remontĂ©es et simplifier le protocole, il annonce ainsi une rĂ©union au mois de fĂ©vrier en vue de nouvelles Ă©volutions.
 
 
Les demandes du SE-Unsa
 
Le SE-Unsa demande d'ores et déjà :
Le SE-Unsa suivra cette 2ème phase, aux cĂ´tĂ©s des collègues tant dans la passation comme dans la saisie, en les soutenant dans leur choix pĂ©dagogique.

1. Du fait des dĂ©saccords entre le ministre et les professeurs par l’intermĂ©diaire de leurs organisations syndicales, une rĂ©union a finalement Ă©tĂ© organisĂ©e dès ce mardi 22 janvier (pour tout savoir)

2. Le Se-UNSA du Gard se tourne vers le DASEN

Compte tenu des conditions de passation et de saisie de la première vague*, les équipes peuvent compter sur l'appui du Se-Unsa s'ils décident de modalités propres.

Nous avons d'ores et déjà décidé de nous adresser au DASEN en CAPD le 7 février.

Pour la première session, suite à une demande du SE-Unsa, cinq heures d’activités pédagogiques complémentaires ont été dégagées pour permettre aux enseignants de saisir les réponses de leurs élèves.

Pour la session de janvier, le SE-Unsa souhaite qu’une compensation horaire soit également accordée.

Les modalités pourraient être laissées au choix de nos collègues : sur les activités pédagogiques complémentaires, la journée de solidarité, voire sur les animations pédagogiques, ou pourquoi pas une compensation financière en heures supplémentaires.

Il s’agit pour le SE-Unsa d’une décision de reconnaissance du temps de travail supplémentaire.

Suivez notre compte-rendu de CAPD le 8 février pour connaître la réponse du DASEN.

* A l'occasion de la première salve d’évaluations, les enseignants ont fait le constat de nombreux dysfonctionnements qu’il s’agisse des finalitĂ©s, du contenu, de la passation, de la saisie, de la remontĂ©e des rĂ©sultats, comme de la communication aux familles et des remĂ©diations proposĂ©es sur Eduscol. 

Très majoritairement, ils remettent en cause leur pertinence et leur utilité. Enquêtes et témoignages montrent que ces évaluations sont inadaptées aux jeunes élèves de CP et sont facteur de stress.

Les consignes officielles de passation, source de confusion et de difficultés, ont dû être adaptées le plus souvent par les personnels.

De fait, les résultats ne peuvent être considérés comme fiables et ne sont donc d’aucune aide aux enseignants sur les acquis des élèves.

La saisie extrêmement chronophage ainsi que la dépossession de l'analyse des résultats n'ont fait qu'accentuer le malaise ressenti par les enseignants, réduits à de simples exécutants de tâches subalternes.

De surcroit, l'annonce des premiers résultats par voie de presse, alors que la phase de saisie n'était pas clôturée, a montré que ces évaluations ne servent pas l’intérêt des élèves et des enseignants, mais sont au service d’une justification de la politique mise en œuvre.

La phase deux des évaluations de CP, dans la continuité de la phase initiale, s'avère tout aussi inadaptée et présentera les mêmes travers.

Dans sa réponse, Monsieur le ministre Blanquer n’a pas accédé à notre demande d’abandon de la 2nde phase des évaluations, mais convient qu’il y a nécessité de faire évoluer le protocole.

 
 
 
 
ALC